Icon Sport

L’antisèche : le plan d’Eddie Jones était parfait

L’antisèche : le plan d’Eddie Jones était parfait
Par Midi Olympique

Le 26/10/2019 à 14:18Mis à jour Le 26/10/2019 à 14:38

COUPE DU MONDE 2019 - Que dire, sinon que les Anglais étaient au-dessus, et ce, sur toute la ligne. En sortant le double tenant du titre, les coéquipiers d’Owen Farrell ont retourné la planète rugby. À l’origine de ce commando parfaitement réalisée ? Eddie Jones, le cerveau, qui a su trouver la faille dans le système néo-zélandais.

Le match : Rien ne pouvait leur arriver

Avant même que la partie ne commence, le XV de la Rose est entré dans la tête de son adversaire. Des jeux de regards, des têtes hautes, fières, et une envie démesurée. Surtout, un haka défié comme rarement il l’a été depuis une certaine finale en 2011. Un grand V avec à son origine, Owen Farrell, sourire narquois en coin, l’air de dire : "Nous sommes prêts !"

Et le début de match l’a confirmé. Agressifs dans les rucks, dominants à l’impact, les hommes d’Eddie Jones savaient où il fallait appuyer. Alors ils l’ont fait et bien fait. Manu Tuilagi dès la 2e minute de jeu a lancé les hostilités.

Après cette ouverture du score, le match se résume à une maîtrise exceptionnelle de la part des Anglais. Déjà devant, où Sinckler, Vunipola, Itoje et consorts ont outrageusement dominé leurs homologues. Derrière ensuite, où la charnière a pesé, où Farrell et Tuilagi ont mis les barbelés et où le jeu au pied a été déterminant. Malgré une avance de dix points à la mi-temps, l’Angleterre ne s’est jamais enflammée. Cet essai de Savea, sur la seule erreur britannique du match, n’a rien changé à la tournure de la rencontre. La confiance était du côté de la Rose, le talent avec, et les Blacks n’ont pas existé.

Le fait du match : l’impuissance néo-zélandaise

Comme nous aimons le rappeler depuis le début de cette antisèche, Eddie Jones avait parfaitement calculé son coup. Son équipe a tout simplement privé de munitions la supposée meilleure équipe du monde. Une formation qui manie le jeu de mouvement comme personne et qui n’en a pas eu l’occasion ce samedi. Dans les rucks, en touche, dans les mauls, les Blacks ont été pris.

Coupe du monde 2019 - Tom Curry (Angleterre) échappe aux plaquages de la Nouvelle-Zélande

Coupe du monde 2019 - Tom Curry (Angleterre) échappe aux plaquages de la Nouvelle-ZélandeIcon Sport

En montant très fort sur les centres, l’Angleterre a empêché les flèches maoris de se lancer. Hormis deux voire trois fois, la défense britannique n’a jamais cédé et avait parfaitement analysé les différentes alternatives proposées par Mo’Unga et Beauden Barrett. Sans les inspirations de ses maîtres à jouer, la Nouvelle-Zélande est apparue en manque de solutions et terriblement impuissante. Un triste constat pour l’équipe qui a régné sur le monde depuis plus de dix ans.

Le joueur : Sam Underhill

Il est bien entendu terriblement difficile de sortir un Anglais du lot ce samedi. Mais pour l’ensemble de son œuvre, le troisième-ligne de Bath mérite amplement cet honneur. Quatorze plaquages complétés, une omniprésence dans toutes les zones de rucks et une belle activité offensive. Underhill a livré un match de grande classe mondiale. Largement à la hauteur de l’évènement, il s’est montré décisif en assénant de sacrés timbres aux Savea, Barrett et autres Lienert-Brown.

Sam Underhill - Angleterre

Sam Underhill - AngleterreIcon Sport

Aux côtés de Vunipola et de Curry, les trois compères ont concassé leurs vis-à-vis. À tel point que Scott Barrett a du sortir à la pause, dominé physiquement et techniquement. On notera aussi, les grandes performances de Maro Itoje, Kyle Sinckler et Mako Vunipola, vaillants en défense, embêtants dans les mauls et surtout supérieurs à l’impact. La leadership d’Owen Farrell est aussi à souligner, lui qui n’a jamais vraiment douté et parfaitement organisé le jeu de son équipe. Si elle continue sur cette lancée, cette formation ultra-complète ne sera pas loin de décrocher le précieux sésame.

La statistique : 18 minutes avant la première mêlée

C’est bien rare, alors il fallait le souligner. Le début de match a été d’une telle intensité, d’une telle maîtrise, qu’aucun ballon n’a été tombé avant la 18e minute. D’ailleurs, dans ce secteur, les débats ont été plutôt équilibrés. Un 100 % des deux côtés et pas vraiment d’ascendant pris.

En revanche, dans les mauls, les Anglais ont réussi à voler deux ballons précieux à la Nouvelle-Zélande. Un domaine que les Blacks maîtrisent pourtant à la perfection d’habitude. Enfin, en touche, les hommes de Steve Hansen ont là-aussi été défaillants, perdant trois ballons au combien importants. En revanche, les 20 lancers anglais ont quasiment été tous captés à une exception près. Une efficacité chirurgicale et surtout nécessaire dans ce genre d’évènement.

La question : L’Angleterre est-elle devenue la meilleure nation mondiale ?

Depuis 2011, les Anglais se reconstruisent. En amenant des joueurs valeureux, déterminés et au service du collectif, déjà. Puis en rajoutant quelques cadres, expérimentés et capables de tenir de gros résultats. Chaque année, cette formation ne cesse de progresser, d’étonner et d’inspirer. Désormais, elle n’est plus qu’à une marche du trône. Et partie comme elle l’est, il sera forcément difficile de les arrêter.

L’Angleterre est-elle devenue la meilleure nation mondiale ?

Sondage
27517 vote(s)
Oui
Non

Par Mathieu Vich

Pariez sur le Rugby avec Winamax
1
N
2
Jouer comporte des risques : endettement, isolement, dépendance. Pour être aidé, appelez le 0974751313
Contenus sponsorisés