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L'antisèche : les Anglais en promenade

L'antisèche : les Anglais en promenade
Par Rugbyrama

Le 26/09/2019 à 16:43Mis à jour Le 26/09/2019 à 18:05

COUPE DU MONDE 2019 - Les Anglais, avec une équipe majoritairement remaniée, continuent d’impressionner de maîtrise avec cette large victoire (45-7) sur les Américains. Puissance, talent et sérieux, Ford et les siens ont inscrit sept essais. Pour cette deuxième rencontre, le XV de la Rose ne s’est pas reposé sur ses lauriers.

Le match

A la veille de la rencontre, le manager américain Gary Gold prévenait en conférence de presse que les adversaires des siens en auront pour leur argent”. C’est pourtant les Eagles ont eu droit à une addition salé ce mercredi. Par George Ford (6’), d’abord. Il voit la défense américaine s’ouvrir devant lui et s’y engouffre pour ouvrir le score. Devant, les Américains souffrent, la perte de leur jeune talent Ainuu n'arrangeant rien. Sur les ballons portés initiés par les Britanniques, deux se sont conclus dans l’en-but. Billy Vunipola, premièrement, puis Luke Cowan-Dickie ensuite.

L’Angleterre n’a pas eu à forcer son talent pour arriver à la pause avec un 19-0. Les joueurs d’Outre-manche ont scoré toutes les dix minutes de la seconde période (48’, 58’, 67’, 77’). Les deux ailiers titulaires en ont donc profité pour peaufiner leurs statistiques d’essais notamment avec le doublé du phénomène Cokanasinga. Déjà en difficulté, les USA se compliquent le match avec un carton rouge pour John Quill à la 70e minute après un mauvais geste sur Owen Farrell. Les Américains ont donc profiter du manque de fair-play anglais pour clore le match avec un essai de Bryce Campbell (80+2). Les futurs adversaires des Bleus démarrent mal leur entrée dans la compétition.

Le geste du match

La roulette de Jonathan Joseph qui amène le quatrième essai. Attaque anglaise aux 22 mètres américain. Heinz libère, mais la ligne arrière est quasiment à plat. Ford trouve Curry qui, plutôt que fixer une nouvelle fois la défense, préfère donner à Joseph. Le centre de Bath se retrouve donc en duel rapproché avec Marcel Brache et dispose de peu d’espace pour s’en défaire. Il effectue alors une toupie où il revient intérieur et se crée de l’espace. Par sa vitesse, il efface deux défenseurs avant d’être rattrapé à quelques centimètres de la ligne d’en-but.

Ford en relayeur donne à Cokanasiga qui n’a plus qu’à faire parler sa puissance pour inscrire son premier essai. Sur ce fait de jeu, Joseph réalise un geste difficile d’autant plus lorsque le joueur en question prend le ballon arrêté.

Le joueur

Auteur du premier essai du match, il a été le dynamiteur de cette démonstration anglaise. Faute de pression américaine, Ford a pu montrer toute l’étendue de son talent. Précis dans le jeu au pied d’occupation et de pression, il a aussi assuré face aux poteaux. Il était dans un fauteuil pour animer le jeu, distiller les ballons et a montré sa facilité d’adaptation à jouer avec Heinz comme avec Youngs. Quand Farrell est rentré, Ford a pu se reposer sur le deuxième ouvreur anglais. Il est élu homme du match assez logiquement.

La statistique

78% d’occupation par le XV de la Rose. Les joueurs anglais, grandement supérieurs, se sont facilité la tâche en jouant énormément dans le camp américain. 66% d’occupation en première mi-temps, ils ont assis leur domination en seconde période (80%) avec des joueurs frais. Parmi les trois joueur qui ont le plus gagnés de mètres durant la rencontre, deux remplaçants : Ben Youngs et le pilier Ellis Genge accompagnent Joe Cokanasiga. Une domination à mettre en perspective avec la discipline anglaise. Avec seulement 4 petites pénalités concédés, les hommes du capitaine Ford n’ont pas laissés aux Etats-Unis l’occasion de se dégager.

Le sondage

En alternant chandelle de pression, occupation en touche et dans le dos de la défense, Ford a montré sa gestion intelligente dans le jeu au pied. A la distribution aussi, sur les phases offensives, il a parfaitement joué dans le dos pour ses trois-quarts mais n’a pas hésité à franchir la ligne quand il y a vu l’espace. Rude concurrence dans ce mondial au poste d’ouvreur, Pollard, Mo’unga, Sexton ou encore Foley, pour vous, Ford est-il le meilleur d’entre eux ?

Ford est-il le meilleur ouvreur de cette Coupe du Monde ?

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Par Tristan Failler

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