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O'Connor : "J’ai merdé, voilà tout..."

O'Connor : "J’ai merdé, voilà tout..."
Par Marc Duzan via Midi Olympique

Le 22/09/2019 à 20:47

COUPE DU MONDE 2019 - Odawara est une superbe station balnéaire, nichée à l’abri du monde, postée à 80 km de Tokyo. C’est ici, que l’on a rencontré James O’Connor de retour chez les Wallabies et titulaire d’entrée contre les Fidji après avoir vécu un enfer. L’ancien Toulonnais est revenu sur la dépression qu’il a traversée, affronté les démons qui le hantent, évoqué l’affaire de la cocaïne.

Vous êtes revenu de nulle part pour arracher votre sélection et une place dans le groupe australien. Comment avez-vous fait ?

C’est une longue histoire… Le 3 juin dernier, je me suis levé avec en tête une drôle d’idée : je ne pouvais me résigner à voir cette Coupe du monde à la télé. C’était impossible.

Que dites-vous dans vos rêves ? "Merci Mourad" ?

(il éclate de rire) Non, non. Mais j’ai toujours apprécié le fait qu’à Toulon, personne ne me juge sur mes erreurs passées. Le Var, c’était bien… On buvait le café à Carqueiranne, on chassait dans les montagnes de Calabre, on visitait des châteaux… Pfff, Toulon et Mayol, c’était dingue quand j’y repense…

En tant qu’ancien Toulonnais, comprenez-vous que Mathieu Bastareaud n’ait pas été retenu en équipe de France ?

J’ai joué deux ans avec "Basta" et, franchement, le choix des Français m’a surpris. Au RCT, dès qu’on était emmerdé, on donnait le ballon à Mathieu pour qu’il avance ! Ou alors, on le laissait mettre un gros tampon pour détruire un adversaire et renverser le rapport de force psychologique ! Si j’avais été sélectionneur, j’aurais pris Mathieu Bastareaud.

En 2017, vous étiez arrêté avec Ali Williams à Paris en possession de cocaïne. Pourquoi avoir parlé d’un "appel au secours" à ce sujet ?

(il soupire) J’étais déchiré entre des volontés disparates. D’un côté, je voulais redevenir un grand joueur. De l’autre, je me refusais à abandonner ce rôle de noceur, de "party boy". Mais au fond de moi, je savais que les deux ne pourraient jamais cohabiter. […] Le rugby ne me comblait pas, la vie non plus. Je n’étais pas heureux, je n’avais personne à qui parler et j’ai merdé, voilà tout. Mais on a tous droit à une seconde chance, non ?

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