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Huget : "On sort la tête haute"

Huget : "On sort la tête haute"

Le 21/10/2019 à 07:55Mis à jour Le 21/10/2019 à 11:38

COUPE DU MONDE 2019 - Malgré une prestation aboutie et beaucoup d’efforts pour compenser l’infériorité numérique en seconde période, Yoann Huget n’a pu éviter la défaite des Bleus ce demanche contre le pays de Galles (20-19). L’ailier toulousain demeure malgré tout fier du visage affiché par les siens lors de ce quart de finale.

Rugbyrama : Quel sentiment vous habite après cet échec ?

Yoann Huget : C’est une défaite cruelle pour tout le monde. On est Français et on aurait évidemment espéré une issue favorable, un peu comme dans les contes de fées. Mais la fin est tragique. On tenait le match et c’est dommage de finir comme ça. On s’était donné les moyens de gagner. Peu de gens pensait qu’on aurait pu livrer un match comme celui-là et on l’a fait. On aurait peut-être pu tuer le match à certains moments, on touche deux fois le poteau…mais on a livré une belle bataille et on sort malgré tout la tête haute. On avait vu la veille des équipes prendre quarante points dans les deux premiers quarts. Cela nous a motivé pour montrer que nous, Français, étions fiers.

Lors du dernier Tournoi des 6 Nations, le XV de France avait aussi effectué une belle première période avant de se faire renverser…

Y.H. : Le pays de Galles n’est pas deuxième nation mondiale et vainqueur du Grand Chelem pour rien. C’est l’équipe européenne la plus régulière depuis 4 ans. Ils sont arrivés plein de confiance dans cette compétition. On les a remis en question sur leur secteur fort, à savoir la défense, en les breakant plusieurs fois. Mais ce sont eux qui gagnent à la fin. Bravo à eux, ils n’ont rien lâché et ont su trouver les ressources nécessaires pour aller chercher ce match.

À titre personnel, vous avez donné de votre personne et retardé l’échéance, notamment lors d’un duel avec George North…

Y.H. : Dans ces moments, on fait ce qu’on peut pour essayer de sauver la patrie. J’avais aussi à cœur qu’il ne marque pas car je n’ai pas oublié le match de février et cette petite claque derrière la tête qu’il m’avait donné après avoir marqué. Je suis un peu comme ça, un Ariégeois n’oublie pas !

" Je souhaite à Warren Gatland d’avoir un peu plus d’humilité"

Warren Gatland a dit après le match que la meilleure équipe avait perdu ce quart de finale. Qu’en pensez-vous ?

Y.H. : Je souhaite surtout à Warren Gatland d’avoir un peu plus d’humilité. C’est un grand entraîneur, félicitations à lui. Maintenant, je pense que, dans le sport, il faut être humble. On a bien lu ce qu’il avait dit dans la semaine, que son meilleur souvenir d’un France – Galles serait ce dimanche. Cela a été un levier de motivation pour nous, de ne pas lui donner ce plaisir. Après, c’est normal que les Gallois se soient sentis sûrs de leurs forces, ils nous battent régulièrement depuis huit ans.

Voyez-vous des motifs d’espoir pour l’avenir ?

Y.H. : Oui ! Une nouvelle génération arrive et le relais est en train de se faire. Il faut redoubler d’efforts pour remettre cette nation au rang qui doit être le sien. Il y a encore un gros travail à faire avec la LNR et le Top 14 pour essayer de fonctionner ensemble car on voit bien que, quand les joueurs se sont préparés pendant quatre mois, ce n’est plus du tout la même équipe à l’arrivée. Essayons de travailler ensemble pour 2023, pour tous ces jeunes qui vont arriver.

Coupe du monde 2019 - Guilhem Guirado (France) après la défaite des Bleus en quart de finale contre le Pays de Galles

Coupe du monde 2019 - Guilhem Guirado (France) après la défaite des Bleus en quart de finale contre le Pays de GallesIcon Sport

" Si le nouveau staff estime qu’il faut repartir avec une nouvelle génération, ce sera le moment pour moi de tirer le rideau"

C’est-à-dire ?

Y.H. : On en revient toujours aux mêmes choses. Dès que l’équipe de France est mise dans de bonnes conditions, elle retrouve de sa splendeur. Il faut donc protéger les jeunes. Il faut que la FFR et la Ligue travaillent ensemble pour le faire. On ne peut pas attendre tous les quatre ans d’avoir le temps de bien se préparer comme il faut pour essayer de rivaliser avec les meilleurs. Dès demain, il faut mettre ces jeunes qui ont beaucoup de talent, comme Antoine (Dupont) ou Romain (Ntamack), dans les meilleures conditions. Il faut les protéger, ils ne peuvent pas jouer trente matchs par saison.

Souhaitez-vous continuez avec les Bleus après cette Coupe du monde ?

Y.H. : C’est encore trop tôt pour le dire. Un nouveau staff va être mis en place et on va discuter ensemble de ce que les entraîneurs attendent. S’ils estiment qu’il faut repartir avec une nouvelle génération, ce sera le moment de tirer le rideau.

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