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Entre les lignes #9 : Le jour après l'exploit

Entre les lignes #9 : Le jour après l'exploit
Par Simon Valzer via Midi Olympique

Le 29/09/2019 à 07:20Mis à jour Le 29/09/2019 à 07:23

COUPE DU MONDE 2019 - Chaque jour, nous vous proposons une revue de presse des médias japonais, histoire de vous faire vivre au plus près cet événement majeur de notre sport.

Quel match ! Quel spectacle, et quel panache ! Ce matin le Japon s'est réveillé avec un sentiment de fierté inouï après cette fabuleuse et première victoire historique acquise face à l'Irlande. Incapables de mettre les Japonais sous pression, les Celtes ont inlassablement subi les assauts des Brave Blossoms, et fini par craquer sur une interception du trois-quarts aile Kenki Fukuoka sur une passe de Jordan Larmour. Une course de 60 mètres qui fit lever tout un pays, et un essai qui fait aujourd'hui la une des journaux. Car l'histoire de Kenki Fukuoka, c'est la belle histoire de ce match. Absent lors du match inaugural face à la Russie à cause d'une déchirure au mollet, celui que l'on présente comme l'un des trois-quarts les plus doués de sa génération devait revenir contre l'Irlande. Sauf que Jamie Joseph lui préféra son homologue Tupou pour répondre au défi physique des Irlandais. Mais l'ailier d'origine tonguienne se blessa la veille, et Fukuoka pu se glisser sur le banc : "J'étais très déçu d'avoir manqué le premier match, raconte ce matin le héros de la soirée au Nikkan Sports, mais après cela, je n'ai pensé qu'à une seule chose : me remettre sur pied et passer à autre chose pour saisir ma chance. J'ai bien préparé ce match, et c'est essai n'est pas un miracle."

L'autre fait marquant de ce match sont les larmes de joie du talonneur Shota Horie, désigné homme du match. Celui qui fut l'un des porteurs de balle les plus actifs de la rencontre a cédé à l'émotion au coup de sifflet final :" Au coup de sifflet final, j'ai regardé le ciel et les larmes me sont montées. J'ai pensé à mon père, Shinichi, qui est parti en mars dernier des suites d'un cancer du colon. J'espérais qu'il tienne le coup jusqu'à la Coupe du monde mais la maladie a été plus forte..."

Les Brave Blossoms ont donc fait une grand pas vers la qualification. Et la presse japonaise se projette aujourd'hui vers leur adversaire probable, les Springboks : "Je n'ai pas pu m'empêcher de regarder le match jusqu'à la fin", a reconnu le sélectionneur sud-africain Rassie Erasmus, "je suis même arrivé plus tard à notre avant-match. Un quart de finale contre le pays hôte est désormais une option envisageable si nous battons l'Italie. Mais c'est aussi une option qui fait peur, je dois l'avouer..."

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