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Ollivon : "C’était d’une violence rare !"

Ollivon : "C’était d’une violence rare !"

Le 06/10/2019 à 15:06Mis à jour Le 06/10/2019 à 17:44

COUPE DU MONDE 2019 - Le XV de France a obtenu sa qualification dans la douleur pour les quarts de finale de la Coupe du monde, grâce à sa victoire étriquée face aux Tonga (23-21). Crédité d’une belle prestation, le troisième ligne Charles Ollivon a souligné la dureté du combat imposé par les Iliens.

Rugbyrama : On vous sent soulagé…

Charles Ollivon : Je ne vais pas vous mentir, on est qualifié, c’est fait ! Il y a quelques mois, personne ne croyait en nous, mais on est sur trois victoires en trois matchs de Coupe du monde. Oui, elles ne sont pas abouties, oui nous avons des passages à vide, oui il y a des choses à travailler…Mais ce soir, j’ai envie de retenir qu’on est qualifié, qu’on restera au moins une semaine de plus au Japon et franchement, ce n’est pas rien !

Qu’est-ce qui vous a manqué pour avoir plus de marge ?

C.O. : Cela ne s’est pas joué à grand-chose. Nous avons deux essais refusés et un des leurs est un peu limite. Dans tous les cas, il ne faut sous-estimer cette équipe des Tonga. C’était un gros combat, très dur, et on ne nous a rien donné. On aurait pu tuer le match un peu plus tôt mais la qualité de l’adversaire et nos fautes de mains ont fait qu’ils sont restés dans le match. J’ai envie d’être positif et de voir qu’on n’a pas lâché dans ce bras de fer, comme contre l’Argentine et les États-Unis. Ce n’est pas suffisant mais je veux être positif.

Sans surprise, les Tongiens vous ont défié physiquement…

C.O. : Ils sont plus costauds que nous et que les trois-quarts des équipes de la compétition ! Quand ils ont commencé à faire des petits tas, on a reculé et on a pris un essai. On a axé toute notre préparation physique sur la course et le déplacement, eux n’ont certainement pas fait ça. Ce sont des machines ! On est tous mâché et c’est clair qu’il ne fallait pas entrer sur le terrain sans être préparé car sinon, cela pouvait être dangereux.

" Je ne suis pas fan de laisser tout faire dans les rucks car cela n’amènera rien au rugby"

Avez-vous été toujours d’accord avec Nic Berry, l’arbitre de la rencontre, notamment concernant les zones de ruck ?

C.O. : Des fois, c’était un peu n’importe quoi ! L’arbitre a fait son boulot, il a jugé les actions comme le voulait et on n’est pas là pour en discuter. Mais c’était d’une violence rare ! Je n’avais pas joué un match aussi violent depuis bien longtemps ! Vous avez tout vu comme nous, c’était des fois très limite. Je ne suis pas fan de laisser tout faire dans les rucks car cela n’amènera rien au rugby.

Votre essai refusé aurait pu faire basculer le match plus largement en votre faveur…

C.O. : Je le ressens comme ça. À ce moment du match, s’il est validé, cela aurait, je pense, quand même changé les choses. Il ne l’a pas été, ce n’est pas grave. J’espère qu’il le sera en quart de finale, où ce sera plus important.

Coupe du monde 2019 - Charles Ollivon (France) en conférence de presse

Coupe du monde 2019 - Charles Ollivon (France) en conférence de presseIcon Sport

Avez-vous eu peur sur la fin ?

C.O. : Honnêtement, pas moi. Peut-être que j’aurais dû mais je n’ai pas eu peur de perdre. J’ai l’impression qu’on a plus souffert physiquement qu’on a tremblé, car c’était dur, violent dans le combat et des impacts.

Dans quel état d’esprit aborderez-vous le dernier match de la phase de poules contre l’Angleterre ?

C.O. : On est qualifié donc on pourra déjà s’enlever cette pression. Maintenant, ce sera un match de Coupe du monde et de surcroît contre les Anglais. Je crois que la motivation viendra donc juste de ça. Le match du Tournoi des Six Nations, qui ne s’est pas bien passé pour nous, est encore dans toutes les têtes. Il n’y aura pas besoin de grands discours ni de grandes phrases.

Par rapport à ce que produit l’équipe de France depuis le début de cette Coupe du monde, quels sont les motifs d’espoir pour aller au-delà des quarts de finale ?

C.O. : Je me répète mais on a eu trois bras de fer et on les a remportés les trois. On ne doit pas fermer les yeux sur ce qui n’a pas été, c’est sûr, mais sur un quart de finale de quatre-vingts minutes, il y a beaucoup plus de mental qu’on le croit. Je suis persuadé qu’il y a des motifs d’espoir. Cela va piquer, on ne sera certainement pas favori…on sait tout ça ! Mais tant qu’il y aura cet espoir, on va jouer notre carte à fond.

Charles Ollivon lors du match France - Tonga

Charles Ollivon lors du match France - TongaGetty Images

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