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XV de France - Coupe du monde - Rémy Grosso: "Ma vie a changé... C’est immense, énorme, inespéré"

Grosso: "Ma vie a changé... C’est immense, énorme, inespéré"

Le 21/09/2015 à 16:57Mis à jour Le 22/09/2015 à 07:33

COUPE DU MONDE - Appelé par Philippe Saint-André pour remplacer Yoann Huget blessé au genou droit, Rémy Grosso (26 ans, 1,89m, 103 kg, 0 sélection) est arrivé dimanche soir à Croydon. Le trois-quarts aile du Castres olympique s’est exprimé pour la première fois dans une ambiance très joviale. Mais il ne souhaite pas être un spectateur au sein du XV de France.

Rémy, vous n’êtes pas prêt d’oublier ces dernières heures…

Rémy GROSSO: Depuis dimanche matin, tout s’est chamboulé. Quand je vois le nombre de journalistes, ça bouscule les habitudes. Ma vie a changé. Il y a forcément énormément de joie. Être convoqué pour la première fois en équipe de France, lors d’une Coupe du monde, c’est immense, énorme, inespéré. Je n’oublierais pas ces moments. Il y a deux jours, je regardais la Coupe du monde à la télé. C’est un rêve d’enfant.

Mais aviez-vous la Coupe du monde dans un coin de votre tête cet été ?

R.G: Un petit peu. Je savais que j’étais dans la liste des 50 référencée par la World Rugby. Mais je me disais que le groupe évoluait bien. J’y pensais mais sans y penser. Je me disais que ça n’arriverait pas. J’étais déjà honoré d’être sur la liste cachée. De la pression, j’en ai quoi qu’il arrive.

" J’en prends plein les yeux"

Vous dites être comme un petit garçon mais vous ne souhaitez pas être spectateur…

R.G: Je débarque dans un univers qui est nouveau. J’en prends plein les yeux. Je découvre de nouveaux mecs, des joueurs emblématiques que je regardais étant plus jeune à la télévision. Mais je suis acteur du projet. Il ne faut pas que je reste spectateur. A trop regarder, on peut s’oublier et se rater. Je vais essayer de basculer de l’euphorie de la convocation à travailler au sein de l’effectif.

Rémy Grosso (France 7) - juin 2015

Rémy Grosso (France 7) - juin 2015Eurosport

Depuis vos débuts au LOU, tout semble être allé très vite ?

R.G: Je n’ai pas eu un parcours très simple. J’ai connu pas mal de blessures, quelques soucis. Je sais d’où je viens. J’arrive sur la pointe des pieds. Je m’étais dit qu’en bossant, ça marcherait. Être rugbyman professionnel, c’était déjà une satisfaction. Et de jouer régulièrement avec le CO en Top 14, c’était merveilleux. Alors valider tout ça par une convocation en Coupe du monde, c’est grandiose. Avec le recul, je me dirais que ce n’est pas trop mal et que j’ai vécu de très belle chose (sourire).

" Il ne faut que je reste spectateur. A trop regarder, on peut s’oublier et se rater"

Est-ce que vous reconnaissez dans ce portrait dressé par Philippe Saint-André d’ailier puncher ?

R.G: J’essaye de peser sur le premier rideau défensif. Avec mon gabarit, c’est ce qu’on me demande depuis quelques temps. On me dit de venir agresser les défenses. Mais je ne vais pas me cantonner dans un rôle très précis et ne faire que ça. J’espère pouvoir proposer autre chose mais le but du rugby, ça reste d’avancer.

Remy Grosso, l'ailier de Castres

Remy Grosso, l'ailier de CastresIcon Sport

Avec la blessure de Yoann Huget, espérez-vous devenir un titulaire de ce XV de France ?

R.G: Honnêtement, pour l’instant, mon ambition n’est pas de m’imposer comme titulaire indiscutable comme l’était Yoann. J’ai des ambitions comme tout le monde mais il faut déjà que je m’intègre dans ce groupe. Il faut mettre les choses à leur place avec le premier entraînement ce lundi après-midi.

Vous n’aviez rien prévu pour le 31 octobre ?

R.G: Non, c’est bon (rire). J’espère être pris.

Propos recueillis par notre envoyé spécial à Croydon, Vincent PERE-LAHAILLE

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