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Pascal Papé: "On garde en tête cet objectif commun qu’on s’est fixé: être champion du monde"

Papé: "On garde en tête cet objectif commun qu’on s’est fixé: être champion du monde"

Le 06/09/2015 à 09:53Mis à jour Le 06/09/2015 à 10:49

COUPE DU MONDE - Dans moins de deux semaines, le 19 septembre, le XV de France débutera sa Coupe du monde face à l’Italie. Où en est la formation la Philippe Saint-André ? L’espoir de soulever la coupe Webb-Ellis est-il permis ? Au lendemain du succès laborieux face à l’Ecosse (19-16), le deuxième-ligne Pascal Papé dresse un constat plutôt optimiste.

Pascal, on imagine que ce court succès contre l’Ecosse vous fera aborder la Coupe du monde avec pas mal d’humilité ?

Pascal PAPE: (sourire) L’humilité, on en a puisque ça fait trois ans qu’on en chie. Là, ce n’est pas parce qu’on a gagné deux matches qu’on va s’enflammer, au contraire. On est latins et on sait très bien ce qu’on a à faire. On a un match hyper important dans quinze jours (face à l’Italie à Twickenham, ndlr). On a pas mal de gros boulot. Il n’y a que ça qui compte. Personne ne se plaint. On va continuer à bosser. On a encore quinze jours pour régler ces petits détails qui font qu’on n’arrive pas forcément à faire ce que l’on veut.

Pascal Papé capte un ballon en touche - France Ecosse - 7 février 2015

Pascal Papé capte un ballon en touche - France Ecosse - 7 février 2015Icon Sport

Mais quel était l’état d’esprit de l’équipe dans le vestiaire ?

P.P: On n'est pas satisfait du contenu mais le plus important était de gagner. A voir la tête des gars, personne n'avait envie d'être joyeux car on voulait proposer autre chose. On a été un peu trop sanctionné mais il y a eu de bonnes choses: on avait peut-être le meilleur alignement du monde en face et on s'en est sorti. Mais la mêlée a été moins bonne que contre les Anglais (25-20 le 22 août, ndlr). On a voulu mettre de l’intensité en début de match. L’entame n’est pas trop mauvaise. Après, il y a eu un faux rythme. Sur le terrain, on n’a pas pris notre pied. C’était assez saccadé. On est tombé dedans.

" Je crois vraiment en notre potentiel. Je suis persuadé qu’on peut faire quelque chose de bien."

Quelle est votre principale satisfaction ? D’avoir trouvé la solution pour l’emporter ?

P.P: La satisfaction, c’est d’avoir gagné. Il n’y a pas si longtemps, on perdait ce genre de match. On a encore besoin de confiance. Même si ce match n’est pas formidable, il nous en met un peu plus. Comme je le disais, on va bosser avec la banane parce qu’il faut se rappeler qu’on est des privilégiés. On va avoir la chance de faire un énorme match d’ouverture contre l’Italie.

Pascal Papé (France) - février 2015

Pascal Papé (France) - février 2015Icon Sport

Vous allez enfin partir en Angleterre. On imagine votre impatience…

P.P: Surtout pour moi (sourire). Ce seront mes derniers jours à Marcoussis. On va encore charger physiquement. Ce sera la dernière fois où on pourra être dans le dur. On va penser à cette compétition, à cet objectif qu’on s’est fixés. On a envie de croquer dedans. Vivement que ça arrive. On sent les mecs impatients. Dans le vestiaire, c’est parti. On parle déjà de l’Italie. Neuf semaines de préparation, on va pouvoir aller faire ce qu’on veut et jouer ces matches qui vous laissent des souvenirs toute la vie. Je crois vraiment en notre potentiel. Je suis persuadé qu’on peut faire quelque chose de bien. On va croire en nous et on y arrivera.

" Je ne sais pas si on est dans les temps mais on prend beaucoup de plaisir. On vit bien ensemble. On sent que c’est un club."

Vous estimez être dans les temps ?

P.P: Je ne sais pas si on est dans les temps mais on prend beaucoup de plaisirs. On vit bien ensemble. On sent que c’est un club. Il y a vraiment des automatismes de clubs. On commence à tous se connaître sur le bout des doigts. Je ne sais pas si on sera prêt contre l’Italie mais on s’en donne les moyens. En terme de physique pur, la préparation a été vraiment dure. On en a chié avec des séances de courses et de wattbike interminables où les mecs ont fini à ne plus pouvoir marcher. On se regardait, on était tous blancs, transparents, avec certains qui ont gerbé (sic). Je suis persuadé que tous ces efforts paieront à un moment donné.

C’est ce qui explique votre confiance pour cette Coupe du monde ?

P.P: On sent qu’à un moment donné, on sera mieux que les autres. On l’espère en tout cas. On garde en tête cet objectif commun qu’on s’est fixé: être champion du monde. Il y a pas mal de choses à bosser mais on est dans le vrai. On est sur la bonne voie.

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