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L'antisèche: L'Australie est bien la seule équipe qui peut renverser la Nouvelle-Zélande

L'antisèche: L'Australie est bien la seule équipe qui peut renverser la Nouvelle-Zélande

Le 25/10/2015 à 21:57Mis à jour Le 25/10/2015 à 21:58

COUPE DU MONDE - L'Australie s'est qualifiée pour la finale du Mondial en dominant les Argentins (29-15), au terme d'une rencontre magnifique. En affichant une solidité défensive (aucun essai concédé), et un réalisme offensif (quatre essais inscrits), les Wallabies ont de réelles chances de devenir champions du monde, même si tout n'a pas été parfait.

Le jeu : Les Argentins pouvaient y croire

Quelle rencontre ! Une demi-finale absolument spectaculaire, où les Argentins ont joué tous les coups à fond. Peut-être même trop. Mais quel délice d'assister à ce genre de duel. L'enjeu n'a inhibé absolument personne. Le genre de rencontre qui réconcilie avec le rugby ceux qui ne jurent que par la puissance et l'affrontement. N'oublions pas que le rugby est avant-tout un sport d'évitements, et les acteurs de ce match en étaient de formidables ambassadeurs. Parce que les prises d'intervalles et les feintes de passes ont été légions, parce que les relances depuis les 22 mètres n'ont effrayé personne, soit autant de raison qui ont fait de cette rencontre l'une des plus spectaculaires du Mondial.

Les joueurs : Folau porté disparu, Cordero révélation du Mondial

Jeronimo de la Fuente (Argentine) face à Kurtley Beale (Australie) en demi-finale de Coupe du monde - le 25 octobre 2015

Jeronimo de la Fuente (Argentine) face à Kurtley Beale (Australie) en demi-finale de Coupe du monde - le 25 octobre 2015AFP

Scott Fardy a été impeccable dans son registre. Avec 16 plaquages en 71 minutes, son activité, associée à celle de ses deux compères de troisième ligne, Pocock et Hooper, il a une nouvelle fois fait gagner son équipe. Simmons, dans la lignée de ses prestations précédentes, s'est offert un essai tout en ruse, en lisant parfaitement le jeu adverse pour intercepter la passe de Sanchez. En revanche, Israel Folau est toujours en dedans. Il a souvent opté pour les mauvais choix durant cette rencontre et jusqu'à présent, il n'a jamais été capable d'afficher son niveau de jeu habituel. Certains rappelleront une blessure qui l'a certainement gêné...

Scott Fardy (Australie) face à l'Argentine - le 25 octobre 2015

Scott Fardy (Australie) face à l'Argentine - le 25 octobre 2015AFP

Mis à part sa passe interceptée par Simmons, l'ouvreur argentin Nicolas Sanchez a été irréprochable, avec un 100 % au pied (15 points), et en animant toujours à merveille le jeu. Santiago Cordero a été intenable sur son aile, et a parfois semblé aller trop loin, oubliant ses coéquipiers. Mais son coeur et son envie ont souvent gommé ses défauts. Le capitaine courage Agustin Creevy, n'aurait certainement pas dû prendre part à cette rencontre. Le talonneur, qui ne s'était pas entraîné de la semaine, est sorti en première période, à nouveau blessé.

Ce qui aurait pu tout changer : Si les Argentins n'avaient pas joué à tout va en début de rencontre

Trois essais en trente minutes, le match semblait plié à la mi-temps. Mais les Argentins n'ont rien lâché et y ont pourtant cru. Et si les Pumas avaient eu ne serait-ce qu'un semblant de lucidité durant le début de match, que ce serait-il passé ? S'ils avaient favorisé le jeu au pied plutôt que les relances à la main ? Les joueurs de Daniel Hourcade n'ont jamais paniqué, mais ils ont manqué d'un leader expérimenté, capable de calmer la fougue des jeunes loups, capable de tempérer les ardeurs, ce qui leur aurait certainement évité de prendre un deuxième, puis un troisième essai rapidement. Si les Argentins avaient varié leur jeu, cette demie n'en aurait pas été plus belle, mais aurait certainement pu offrir un autre vainqueur.

Santiago Cordero (Argentine) face à l'Australie - 25 octobre 2015

Santiago Cordero (Argentine) face à l'Australie - 25 octobre 2015AFP

Le tweet qui nous fend le coeur

Daniel Hourcade, l'entraîneur argentin n'a pu contenir son émotion. S'il fallait encore une preuve que ces Pumas jouaient avec le coeur...

La stat : 12

Les Australiens ont été indisciplinés. Douze pénalités contre les Wallabies, cela commence à être conséquent à ce niveau de la compétition, surtout pour décrocher le titre suprême. Heureusement pour eux, cela ne leur a pas coûté la victoire, mais avec quatre essais à zéro, le score aurait dû prendre plus d'ampleur. Ces fautes ont permis à l'Argentine de se maintenir à flot, grâce à l'efficacité de son buteur, Nicolas Sanchez.

La décla : Stephen Moore (talonneur et capitaine de l'Australie)

Les Wallabies ont perdu deux mêlées sur leur propre introduction (4/6), alors que l'Argentine a maîtrisé les siennes. Un secteur où l'Argentin Mario Ledesma avait pourtant réalisé des miracles chez les Australiens.

" Nous avons connu quelques difficultés en mêlée fermée. C'est un secteur sur lequel nous allons travailler comme nous le faisons toutes les semaines."
James Slipper, Michael Hooper et Rob Simmons (Australie) après leur victoire face à l'Argentine - le 25 octobre 2015

James Slipper, Michael Hooper et Rob Simmons (Australie) après leur victoire face à l'Argentine - le 25 octobre 2015AFP

La question : Est-ce que l'Australie sera la première équipe triple championne du monde ?

L'Australie est donc en finale. Les Wallabies, sensation du premier tour, ont su se défaire du piège argentin, et ils affronteront ainsi la Nouvelle-Zélande en finale. Avec deux titres des deux côtés, cette affiche a de quoi faire rêver. C'est certainement celle la plus attendue par la planète rugby. Tout d'abord parce qu'historiquement, ces deux équipes font tout simplement partie du gratin mondial. Elles connaitront toutes les deux leur quatrième finale de Coupe du monde, en huit éditions. Les All Blacks, favoris depuis le début de la compétition, n'ont finalement jamais déçu, et dégagent une force collective impressionnante. Aucune situation ne semble pouvoir les contrarier.

Mais il ne faut pas oublier que c'est l'Australie qui a remporté le dernier Rugby Championship. Depuis un an, le travail effectué par le staff, et en particulier par Michael Cheika et Mario Ledesma, est colossal. L'Australie est en mission. Les changements d'entraîneurs il y a de cela moins d'un an, ainsi que l'évolutions des règles de sélection des joueurs le prouvent. Elle est l'équipe qui a le plus perturbé les plans des champions du monde ces 4 dernières années, avec une victoire et deux matches nuls (en 11 rencontres tout de même...). Enfin, les deux titres des Wallabies ont été conquis sur le sol anglais...

Quoi qu'il arrive, l'équipe qui soulèvera le trophée Webb Ellis samedi prochain, le fera pour la troisième fois de son histoire, un record. Et rien que pour ça, tous les Australiens en rêvent...

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