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France-Italie - Le moment où on n'a rien compris: pourquoi M. Joubert n'a pas sanctionné Furno ?

Le moment où on n'a rien compris: Pourquoi M. Joubert n'a pas sanctionné Furno ?

Le 19/09/2015 à 23:58Mis à jour Le 20/09/2015 à 01:02

COUPE DU MONDE - Les arbitres ont reçu pour consigne d'être intransigeants avec le jeu déloyal et les gestes d'humeur pendant le Mondial en Angleterre. Alors que son arbitre de touche lui a indiqué une faute grossière de l'Italien Furno, Craig Joubert n'en a pas tenu compte. Pour le moins surprenant...

On joue la cinquante-huitième minute du match lorsque Craig Joubert accorde une pénalité à l'Italie sur ses quarante mètres. Sèchement déblayé par un adversaire, Morgan Parra n'apprécie pas. Juste à côté, Joshua Furno se rend coupable d'une belle poussette sur Thierry Dusautoir. Appelé par son juge de touche qui lui signale le geste d'humeur du deuxième ligne italien, l'arbitre ne retourne finalement pas la pénalité. Peut-être que le capitaine français en a (trop) rajouté en tombant au sol... Toujours est-il que la faute était bien réelle. Grossière, même. Et la décision de Craig Joubert particulièrement étrange. D'autant plus que le World Rugby a demandé aux arbitres d'être intransigeants avec le jeu déloyal et les gestes d'humeur...

36 pénalités sifflées par Joubert !

Pourtant, le directeur de jeu sud-africain n'a pas laissé passer grand chose aux deux équipes durant le reste du match. Beaucoup se souvenaient de sa permissivité lors de la dernière finale de Coupe du monde remportée par les All Blacks (8-7) face à la France en 2011. Cette fois-ci, on en a eu pour notre argent. Si l'adage veut qu'un bon arbitre est un arbitre qui ne se voit pas, ce n'est pas vraiment ce qu'il s'est passé ce samedi soir à Twickenham: trente-six (!) pénalités sifflées, soit presque une toutes les deux minutes, la plupart du temps pour des hors-jeux. Le paradoxe, c'est qu'aucun carton jaune n'a été sorti malgré ces "fautes" répétées.

Au petit jeu de l'indiscipline, les Italiens ont beaucoup perdu (19 pénalités contre 17 pour les Bleus) puisqu'ils se sont fait décrocher en première période à cause de cette indiscipline, sanctionnée par cinq pénalités de Frédéric Michalak et une de Scott Spedding (15-3 à la pause). M. Joubert n'a pas faibli par la suite, maintenant un rythme de coups de sifflet qui n'a pas permis à la rencontre de s'emballer alors que les intentions étaient plutôt bonnes des deux côtés. Tant pis pour le jeu. Tant pis pour le spectacle.

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