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Finale - L’antisèche: Ce doublé, c'est la récompense méritée d'une génération exceptionnelle

L’antisèche: Ce doublé, c'est la récompense méritée d'une génération exceptionnelle

Le 31/10/2015 à 21:13Mis à jour Le 01/11/2015 à 08:03

COUPE DU MONDE - Les All Blacks sont devenus les premiers à remporter deux titres de champion du monde d’affilée. La récompense ultime pour une génération dorée qui va quitter la scène internationale au sommet. Chapeau aux Carter, Nonu, McCaw and co... Notre antisèche.

Le jeu : On a frôlé la perfection

Quelle finale ! La plus belle depuis la création de la Coupe du monde. Avouons-le : nous avons pris notre pied pendant 80 minutes. Des actions de grande classe, des gestes tout aussi somptueux, une intensité hallucinante... bref, on a frôlé la perfection. On a même été gâté car jamais cinq essais n’avaient été inscrits en finale. Unique. Et puis, il ne faut pas oublier le scénario invraisemblable : dans les cordes (21-3 à la 42e), l’Australie est revenue de nulle part pour faire rentrer cette rencontre dans une tout autre dimension. Au terme d’un tel match, il ne pouvait y avoir qu’un beau vainqueur. Et les All Blacks le sont. Leur récital dans le premier acte en est une preuve parfaite.

Le centre Ma'a Nonu (Nouvelle-Zélande) s'échappe et file à l'essai contre l'Australie - 31 octobre 2015

Le centre Ma'a Nonu (Nouvelle-Zélande) s'échappe et file à l'essai contre l'Australie - 31 octobre 2015AFP

Les joueurs : Carter superstar, Kepu trop agressif

Dan Carter n’est pas le plus grand buteur de l’Histoire pour rien. A Twickenham, il a éclaboussé la partie de son talent. Inscrivant 19 points et notamment un drop (70e) et une pénalité (75e) qui ont assommé les Wallabies. L’homme de la finale. Match XXL aussi de la part de Nonu, A. Smith, Kaino, McCaw et Milner-Skudder. Les piliers Moody et Franks ont eux plus souffert.

Côté Australie, la 3e ligne Fardy-Pocock-Hooper a surnagé. Dans la guerre des rucks, ils ont tous les trois régné avant de connaître une légère baisse, Hooper ratant notamment 4 plaquages. Tellement inhabituel. Entré très tôt, le deuxième ligne Mumm a excellé en défense. Pour les déceptions, on peut souligner le pilier droit Kepu, qui a fait preuve d’une trop grosse agressivité. Il s’en est très bien sorti sur un plaquage sans ballon sur Carter (21e) et un autre au cou sur... Carter (25e).

L'Australien Michael Hooper - Finale Coupe du monde 2015

L'Australien Michael Hooper - Finale Coupe du monde 2015Icon Sport

Ce qui aurait pu tout changer : Que Carter ne sorte pas de sa boite

Revenu à 4 petites longueurs après l’essai de Kuridrani, l’Australie était en mesure de créer l’impensable. A savoir renverser une situation bien mal embarquée à la 42e (21-3 pour les All Blacks). Oui, mais voilà, elle n’a pas au sein de sa ligne d’attaque un joueur aussi précieux que Dan Carter. L’ouvreur des All Blacks, d’une sérénité étonnante, a douché les ardeurs des Aussies avec deux coups de pied capitaux. C’est ce qu’on appelle la classe. Les All Blacks ont la chance de posséder de tels talents. Et nul doute que la fin de match aurait été tout autre si Carter n’était pas sorti de sa boîte...

Le tweet qui laisse rêveur

Et dire que la relève est là....

La stat : 14

Soit le nombre de Néo-Zélandais qui ont contribué aux deux titres de champions du monde en 2011 et 2015 : Richie McCaw, Kieran Read, Jerome Kaino, Tony Woodcock, Ben Franks, Kevin Mealamu, Owen Franks, Sam Whitelock, Victor Vito, Colin Slade, Ma’a Nonu, Dan Carter, Conrad Smith, Sonny Bill Williams.

La décla : Read (n°8 des All Blacks)

" La gagner, une fois, c’est dingue, la gagner deux fois, c’est tout bonnement incroyable"

La question : Est-ce la plus belle génération des All Blacks ?

Être totalement affirmatif à cette question rangerait au placard des bandes de joueurs au talent incroyable. A commencer par celle championne du monde en 1987 avec les Kirwan, Fitzpatrick, Shelford, Whetton, Jones, Fox ou Kirk. Il y aussi celle des années 90 symbolisée par les Lomu, Umaga, Merhtens, Kronfeld, Cullen... N’oublions pas non plus "les invincibles" qui, entre 1924 et 1925, ont remporté les 32 matches d’une tournée en Grande-Bretagne, France et Amérique du Nord. Que du beau linge.

Mais là, cette génération emmenée par Richie McCaw (111 capitanats !) va rester dans les livres d’histoire. Les titres, on ne les efface jamais. Et c’est ce qui compte le plus. Être deux fois champions du monde d’affilée n’avait jamais été réalisé. Une performance hallucinante. Bref, cette équipe est à ranger au Panthéon de notre sport. Avant la finale, seulement 6 joueurs comptaient deux trophées Webb-Ellis dans leur vitrine. Ils sont désormais... 20.

Richie McCaw, Kieran Read, Jerome Kaino et Dan Carter - 31 octobre 2015

Richie McCaw, Kieran Read, Jerome Kaino et Dan Carter - 31 octobre 2015AFP

Pendant plus d’une décennie, les All Blacks nous ont fait rêver. De par leur qualité de jeu. Et cela, c’est en grande partie dû à des joueurs d’exception. McCaw bien sûr mais aussi les Nonu, C. Smith, Kaino ou Mealamu. Et Dan Carter, le plus grand buteur de l’Histoire (1598 pts marqués !). Tous ces joueurs-là vont laisser un grand vide. Mais personne n’est prêt de les oublier.

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