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Finale Australie-Nouvelle-Zélande - Michael Hooper: "Les All Blacks ne sont pas imbattables"

Hooper: "Les All Blacks ne sont pas imbattables"

Le 29/10/2015 à 22:10Mis à jour Le 29/10/2015 à 22:12

COUPE DU MONDE - À tout juste 24 ans et déjà cinquante sélections au compteur, Michael Hooper est un rouage essentiel du système Michael Cheika. Son approche du choc face aux All Blacks, son rôle avec les Wallabies... le vice-capitaine australien se confie juste avant la finale de la Coupe du monde, en exclusivité pour rugbyrama.fr.

Pouviez-vous rêver d'une plus belle affiche qu'Australie-Nouvelle-Zélande en finale de Coupe du monde ?

Michael HOOPER: Je pense qu'après la compétition, quand j'aurais le temps nécessaire pour réfléchir à tout cela, ce sera quelque chose que j'apprécierais à sa juste valeur. Pour l'instant, nous sommes dans le présent et nous ne pouvons pas nous disperser. Nous voulons rester dans le moment présent et savourer chaque moment car, comme vous le dites, ce sont des instants vraiment très spéciaux dans une vie.

Lorsque vous défendez, vous vous placez dans la zone de l'ouvreur. Quel regard portez-vous sur ce rôle très spécifique pour un flanker, qui permet de protéger Bernard Foley ?

M.H: Je ne sais pas si je suis le protecteur de Bernard (rire). Je pense qu'il aime avoir ce poids sur ses propres épaules. Après, il peut devenir nerveux quand il prend des tampons. On doit le protéger et le laisser se focaliser sur les tirs au but. Pour ma part, c'est vraiment un rôle que j'aime, avec ce numéro 7 dans le dos. Michael Cheika me demande de jouer mon propre jeu, celui que moi-même et beaucoup d'autres récitons depuis que nous avons six ans. Il attend simplement de nous que nous donnions chaque jour tout ce que nous avons, sur et en dehors du terrain. C'est ce que j'essaie de faire avec les qualités qui sont les miennes.

Michael Hooper (Australie) - 25 octobre 2015

Michael Hooper (Australie) - 25 octobre 2015AFP

" Le brassard ? Cela ne m'a jamais traversé l'esprit"

Autre spécificité australienne, chaque joueur prend son élan depuis sa ligne des quarante mètres sur les renvois, au lieu de la ligne médiane habituellement. Pourquoi ?

M.H: Demandez plutôt cela à Michael Cheika, c'est lui le coach ! Les stratégies, c'est son rayon (rire). Plus sérieusement, c'est pour que nous arrivions à pleine vitesse au moment de percuter les mecs qui réceptionnent le ballon. Nous avons ainsi plus de chances de les mettre sur le reculoir et de gagner de précieux mètres.

Vous étiez capitaine de l'Australie lors du match contre la France en novembre dernier. Regrettez-vous parfois de ne pas avoir gardé le brassard durant ce Mondial ?

M.H: Cela ne m'a jamais traversé l'esprit. Et cela ne le doit pas. Cette semaine est particulière et nous devons chacun nous focaliser sur ce que nous pouvons apporter à l'équipe, en tant que joueur et en tant qu'homme. J'ai toujours su quel serait mon rôle, je l'ai toujours accepté et m'y suis impliqué à fond. On essaie tous de contribuer à cet esprit de groupe qui nous a permis de vivre des moments indescriptibles et c'est d'autant plus le cas à l'approche de cette finale.

Le troisième ligne australien Michael Hooper plaqué par un joueur all black - 8 août 2015

Le troisième ligne australien Michael Hooper plaqué par un joueur all black - 8 août 2015Icon Sport

La Nouvelle-Zélande est dite imbattable. Quelle sera votre stratégie pour gagner ?

M.H. : Elle n'est pas imbattable ! Aucune équipe est imbattable ! Les All Blacks aussi ont leurs faiblesses. Il faudra s'assurer d'être au bon endroit au bon moment et je suis sûr que ce sera un match incroyable.

Propos recueillis par notre envoyé spécial à Londres, Anthony TALLIEU

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