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Coupe du monde - Le moment où on n'a rien compris : Où étaient les ailiers français ?

Le moment où on n'a rien compris : Où étaient les ailiers français ?

Le 16/08/2015 à 00:14Mis à jour Le 16/08/2015 à 00:37

Si Philippe Saint-André ne manquera pas de tirer du positif de la défaite des Bleus à Twickenham ce samedi soir (19-14), il aura du mal à le faire en ce qui concerne les ailes du XV de France. Brice Dulin et Sofiane Guitoune n'ont pas existé dans ce Crunch. Pire, ils ont reçu une leçon de leurs homologues anglais.

En titularisant l'arrière Brice Dulin sur une aile, Philippe Saint-André a pris sciemment un risque. Celui de la grande inspiration ou du cadeau empoisonné pour le Racingman. Les faits de matchs font plutôt pencher la balance pour la deuxième affirmation. L'ancien Castrais aurait pourtant pu faire taire les détracteurs d'entrée de jeu (2e) mais il fut trop court pour bonifier la passe au pied de son partenaire de club Alexandre Dumoulin (la seule fois où on a entendu parler de ce dernier dans ce Crunch).

Le début de vingt minutes terribles pour l'arrière du Racing, tourné en ridicule sur le premier essai foudroyant d'Anthony Watson (16e), et en train de se faire soigner pour saignement lors du doublé de l'ailier anglais. Au final, une prestation à oublier mais comment réellement en vouloir à un joueur qui n'avait plus évolué sur un côté depuis ses toutes premières années professionnelles à Agen? "Cela fait longtemps que je n'ai pas évolué à ce poste", nous rappelait l'intéressé lors du second stage à Marcoussis. "À la limite pour dépanner, surtout sur des fins de match, je peux le faire s'il y a des difficultés avec des joueurs". Dulin était bien l'option numéro 1 de Saint-André au coup d'envoi, et, après coup, on ne parlera pas de réussite.

Guitoune hors du coup

Se focaliser sur les difficultés de Dulin ne serait pas juste. D'autant plus que l'autre ailier français, Sofiane Guitoune, n'a pas brillé, loin s'en faut. L'a t-on vu en phase offensive? Pas vraiment. Ses dix-huit petits mètres parcourus balle en main en attestent. Le Bordelais a surtout semblé perdu dans un système de jeu qui, disons-le clairement, ne privilégiait pas les ballons au large. Quel contraste avec l'activité et le volume de jeu de son vis-à-vis Jonny May, bien seul lorsqu'il conclut le troisième essai anglais (46e). Comme Dulin, Guitoune ne gardera pas un souvenir agréable de ce premier test-match estival, surtout pas de sa passe en-avant dans ses 22 mètres, qui a à la fois tué un bon ballon de contre et mis son équipe en danger (65e).

En titularisant deux arrières et demi dans son triangle de derrière, Philippe Saint-André a fait un choix qui s'est avéré peu concluant. Certains se demanderont pourquoi le staff tricolore n'a pas sélectionné Maxime Médard s'il souhaitait tant que cela installer ce profil d'arrière/ailier polyvalent sur les ailes. Toujours est-il que, ce samedi soir, la copie n'est vraiment pas terrible dans ce secteur.

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