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Coupe du monde - Accessibles, détendus, les All Blacks sont tout le contraire des Anglais

Accessibles, détendus, les All Blacks sont tout le contraire des Anglais

Le 15/09/2015 à 18:17

COUPE DU MONDE - Favoris désignés pour cette Coupe du monde, les Neo-Zélandais dégagent une relative sérénité à l'aube de débuter la compétition dimanche face à l'Argentine. Une impression d'imperméabilité à la pression qui tranche avec la bulle hermétique dans laquelle s'est enfermée le XV de la Rose.

La Coupe du monde débute vendredi, et avec elle, son lot de pression pour les nations phares de la compétition. C'est d'autant plus le cas pour l'Angleterre, le pays hôte, et la Nouvelle-Zélande, détentrice du trophée. Si la première s'est repliée sur elle-même pour mieux s'en protéger, l'autre vraiment pas. À l'image du cadre paisible offert par le Lensbury Hotel, leur lieu de vie situé à Teddington, dans la proche banlieue londonienne, les All Blacks sont zen. En y voyant Richie McCaw, Kieran Read ou encore Brodie Retallick déambuler en serviette de bain dans les couloirs peu après leur entraînement matinal de ce mardi, on en oublierait presque l'imminence de la compétition.

Colin Slade et Waisake Naholo (Nouvelle Zélande) le 11 septembre 2015

Colin Slade et Waisake Naholo (Nouvelle Zélande) le 11 septembre 2015Icon Sport

Elle débute pourtant dimanche pour la Nouvelle-Zélande. Par l'Argentine, l'adversaire le plus redoutable de sa poule. Mais pas question pour elle de s'affoler. La pression, elle connaît et elle sait s'en accommoder, comme l'explique le futur palois Colin Slade: "Chez nous, la pression de la victoire est toujours présente. On est très souvent placé dans la peau du favori. On le sait, on l'accepte et on relève le challenge. L'équipe est concentrée sur la phase de poule. Nous préparons chaque semaine comme si c'était la dernière et on essaie juste d'en retirer le meilleur".

Quand Nonu chambre Savea sur les chaînes pour adultes

Cette décontraction, on la ressent à tous les niveaux et plus particulièrement dans le rapport entre la sélection et les médias. On est loin de la communication quasi-militaire et un brin oppressante des Anglais, retranchés dans leur camp de Bagshot. L'ambiance est détendue et propice aux boutades, comme lorsque l'ailier Julian Savea se réjouit des quatre-cent chaînes de télévision qu'il a à sa disposition dans l'hôtel et que le centre Ma'a Nonu lui répond "Personnellement, je n'en ai que cent. Tu as dû souscrire à des chaînes payantes pour adultes, n'hésite pas à m'envoyer le code !".

Comme plusieurs de ses coéquipiers, le futur Toulonnais était de l'épopée victorieuse de 2011. Il a déjà vécu la pression écrasante de tout un peuple qui attend le trophée sur ses terres, comme c'est le cas aujourd'hui pour l'Angleterre. Son expérience, comme celle des McCaw, Carter et autre Smith, est profitable aux nouveaux: "Qu'ils fassent ce qu'ils savent faire, conseille le centre surpuissant. On dit aux plus jeunes qui connaissent leur première Coupe du monde de vivre le moment à fond et de prendre un maximum de plaisir". Un calme olympien qui s'apparente déjà à une première victoire pour Steve Hansen et son staff.

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