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Angleterre: Si Lancaster n'est pas encore viré, White et Jones lorgnent déjà sur son poste

Si Lancaster n'est pas encore viré, White et Jones lorgnent déjà sur son poste
Par Fabien Pomiès via AFP

Le 06/10/2015 à 16:44Mis à jour Le 06/10/2015 à 16:52

Après l'élimination des Anglais en poule lors de LEUR Mondial, la place de Stuart Lancaster est menacée. Et certains comme Jake White et Eddie Jones se sont déjà portés candidats...

Si le sort du sélectionneur anglais, Stuart Lancaster, n'est pas encore réglé, les candidats sont déjà nombreux pour prendre sa succession. Parmi eux, le Sud-Africain Jake White et l'Australien Eddie Jones. Le premier cité, champion du monde en 2007 à la tête des Springboks et actuel entraîneur de Montpellier, s'est déclaré "intéressé" par le poste lors d'un entretien au Daily Mail. "S'ils (les dirigeants de la Fédération anglaise) étaient sincèrement intéressés et me contactaient, bien sûr que je serais intéressé. C'est l'un des postes les plus prestigieux dans le monde du sport et il faudrait être fou pour ne pas y penser". Pour rappel, après les revers contre les Gallois et les Australiens, les Anglais sont les premiers organisateurs d'un Mondial à ne pas atteindre les phases finales. Un tremblement de terre outre-Manche.

Le Sud-Africain de 52 ans pense d'ailleurs que le XV de la Rose a un énorme potentiel : "L'Angleterre a tout pour elle, en termes de ressources, de joueurs et d'histoire". Avant de faire une confidence : "Quand j'étais sélectionneur des Springboks (2004-2007, ndlr), j'ai été démarché pour déposer une candidature pour le job de Rob Andrew (directeur du haut niveau, ndlr). Puis, ils m'ont contacté avant de nommer Martin Johnson (sélectionneur de 2008 à 2011, ndlr) puis Stuart Lancaster (depuis 2012, ndlr).Mais à chaque fois, ils ont préféré prendre des Anglais. Généralement, (me contacter) est utilisé pour donner aux autres candidats un peu de crédibilité".

Jake White, le manager sud-africain de Montpellier

Jake White, le manager sud-africain de MontpellierIcon Sport

White n'a pas de clause libératoire

Selon Jake White depuis son titre mondial en 2003, l'Angleterre a mis "la marche arrière". "Ils ont atteint la finale en 2007 mais c'était un peu le foutoir. En 2011 ils ont été sortis tôt (en quarts, ndlr) et en 2015 encore plus tôt. Pour une grande nation de rugby comme l'Angleterre, être huitième nation mondiale n'est pas acceptable". White a donc plaidé pour le recrutement d'un sélectionneur expérimenté car "le rugby international ne doit pas être un tremplin pour les entraîneurs. Les trois dernières Coupes du monde l'ont montré: si votre sélectionneur n'a pas d'expérience internationale, ce sera toujours le même résultat à la fin", a-t-il prévenu.

Reste que le président du MHR, Mohed Altrad, ne compte pas le libérer facilement comme il l'a confié à Midi Olympique : "Je ne suis pas au courant. Mais il a un contrat et je ne vois pas comment il peut s’en affranchir. Il ne possède aucune clause de libération". Autre candidat ayant fait des appels du pied, l'Australien Eddie Jones (55 ans), actuel sélectionneur du Japon. Toujours dans le Daily Mail, il a dévoilé : "Si quelqu’un me propose un travail, j’écouterais ce qu’il a à dire. J’ai déjà un poste mais s’ils veulent discuter, je parlerais. Et puis il y a Clive Woodward. Un duo entre lui et moi pourrait être intéressant !".

Pour rappel, le finaliste de la Coupe du monde 2003 a déjà annoncé qu'il quitterait son poste avec les Brave Blossoms à la fin de la compétition et qu'il rejoindrait les Stormers, franchise qui évolue en Super Rugby. Si Stuart Lancaster est encore le titulaire du poste à ce jour (et son contrat court jusqu'en 2020 !), son siège (éjectable) est déjà très convoité.

Eddie Jones, l'actuel sélectionneur du Japon

Eddie Jones, l'actuel sélectionneur du JaponIcon Sport

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