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Coupe du monde 2015 - Trinh-Duc: "Souvent j'entendais: "C'est sûr, tu n'y seras pas!""

Trinh-Duc: "Souvent j'entendais: "C'est sûr, tu n'y seras pas!""

Le 06/07/2015 à 12:12Mis à jour Le 06/07/2015 à 14:25

COUPE DU MONDE - François Trinh-Duc a vécu une période délicate. Plus mûr, il a su faire face au destin pour s'inviter parmi le groupe France qui prépare le Mondial 2015. L'ouvreur de Montpellier s'est exprimé sur ses derniers mois, entre stress et travail acharné.

François Trinh-Duc n’a pas été épargné. Boudé par le XV de France (une seule sélection entre mars 2013 et aujourd’hui), victime d’une fracture d’un tibia en octobre dernier... Bref, le Mondial 2015 semblait lui filer entre les mains. Mais le Montpelliérain, absent des favoris au poste de numéro 10, n’a jamais baissé les bras. L’ouvreur international (28 ans ; 49 sélections) a montré un caractère tout simplement incroyable pour revenir à temps. Histoire de prouver à Philippe Saint-André qu’il avait sa place avec le groupe France. Pari réussi. Son nom figure dans la liste des 36 pour préparer le rendez-vous planétaire en Angleterre en septembre prochain. "J’ai ressenti beaucoup de joie", a lâché dans L’Equipe un Trinh-Duc soulagé, heureux que le travail ait payé après avoir vécu dans l’angoisse.

" Depuis pratiquement trois ans, tous les choix personnels et professionnels que j’ai pu faire étaient dictés par l’objectif de disputer cette Coupe du monde. Donc quand le coup de fil de Philippe Saint-André est arrivé, ça a été pour moi une libération"

L’angoisse, Trinh-Duc l’évoque sans se cacher. Des questions, il s’en est posé. D’autant plus que sa relation avec le sélectionneur national n’était pas au beau fixe. Son entourage, conscient qu’il partait de très loin, essayait de lui faire entendre qu’il ne serait pas pris. Sauf que FTD n’avait qu’un objectif : être au Mondial.

François Trinh-Duc (XV de France)

François Trinh-Duc (XV de France)Rugbyrama

" Des personnes de mon entourage (amis, proches, journalistes, collègues) me disaient : "De toute façon, il ne te prendra pas". Mais moi, je ne voulais pas l’entendre"
" Cela faisait deux ans que je ne pensais plus qu’à ça (le Mondial NDLR). Et plus ça approchait, pire c’était. Un stress permanent. Je m’en réveillais même la nuit"

Surtout, Trinh-Duc, plus mûr, n’a voulu se cacher derrière aucune excuse. Surtout celle du relationnel avec le staff des Bleus. "Ç’aurait été la facilité de dire ou même de penser que le sélectionneur ne m’aimait pas".

" Dans dix ans, j’aurais dit quoi à mes gosses ? "Vous savez, le sélectionneur il n’aimait pas papa, mais j’aurais pu avoir plein de sélections !""

Place désormais à cette préparation qui s’annonce musclée. Trinh-Duc, lui, a remporté une première victoire. Il en a besoin d’une seconde... Et celle-ci ne sera connue que le 23 août prochain.

François Trinh-Duc avec les supporters du MHR - mai 2015

François Trinh-Duc avec les supporters du MHR - mai 2015Icon Sport

L'intégralité de l'entretien est à lire en page de 17 de L'Equipe de ce lundi...

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