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Coupe du monde 2015 - Pourquoi la préparation pourrait tout changer pour les Bleus…

Pourquoi la préparation pourrait tout changer pour les Bleus…

Le 07/07/2015 à 09:25Mis à jour Le 07/07/2015 à 12:27

COUPE DU MONDE - Réunis depuis dimanche au CNR de Linas-Marcoussis, les joueurs du XV de France entament une préparation physique d’une intensité maximale. Julien Deloire, le préparateur physique tricolore, nous présente ce marathon de onze semaines qui conduira les Bleus jusqu’à leur premier match, le 19 septembre face à l’Italie.

Philippe Saint-André en est convaincu depuis trois ans et demi. Les Bleus seront, selon ses mots "pénibles à jouer durant la Coupe du monde". Une intime conviction bâtie autour de la préparation physique débutée ce lundi au CNR de Linas-Marcoussis. Du 6 juillet au 19 septembre, date de leur entrée dans la compétition, les joueurs du XV de France tenteront, de l’Essonne en passant par Tignes et Falgos, de combler ce fossé qui les sépare de la plupart des grandes nations du Nord et du Sud. Relégués au septième rang mondial, les Bleus abattent dès à présent leur dernière carte pour espérer soulever la Coupe Webb Ellis.

"Humainement, il y aura des moments très difficiles"

"Pour l’instant, le niveau général est assez hétérogène. C’est une réalité après des vacances. On effectue une coordination et un échange régulier de tel sorte à être rapidement opérationnel", explique le préparateur physique Julien Deloire. "C’est une mise à niveau classique sur ces premiers jours de rassemblement. Cela passera par beaucoup de travail, de la souffrance, de la difficulté. Humainement, il y aura des moments très difficiles. On sera à flux tendu. Mais si on ne perd pas de ligne de mire notre objectif, on arrivera à des choses très belles. Les surprises sont indispensables pour ne pas tomber dans une routine. Il faut être dans une dynamique de tous les jours. On a accordé autant de soins à planifier les extra rugby que les entraînements eux mêmes".

Julien Deloire en compagnie de Philippe Saint-André (XV de France)

Julien Deloire en compagnie de Philippe Saint-André (XV de France)Icon Sport

"Se déplacer plus longtemps, plus vite et mieux…"

"On a un gros travail énergétique qui se présente devant nous. C’est véritablement le bon de commande des entraîneurs: être capable de se déplacer plus longtemps, plus vite et mieux. Le stage de Tignes sera notre air de jeu en altitude et aura vraiment pour but d’optimiser nos performances au niveau énergétique. On a également la possibilité d’avoir recours à Marcoussis à des notions de travail d’hypoxie (la diminution de la quantité d'oxygène distribuée par le sang aux tissus, ndlr). On ne veut pas avoir de regrets et être allé au maximum de leur potentiel".

"4h30 à 5 heures de rugby par jour avec un niveau de difficulté rarement soumis"

"On aime à dire qu’il y a 4h30 à 5 heures de rugby opérationnel par jour, sur le terrain, en salle de musculation. Mais on aimera qu’ils accordent autant de temps à la récupération qui sera le gage de l’enchaînement des charges de travail. Les gains arrivent quand on vient titiller ses limites, son maximum, ce niveau de difficulté auquel on est rarement soumis. La frontière est très faible avec le surentraînement et la crainte de la blessure. Il faut être pertinent dans la régulation de la charge de travail. Nul doute que la compétition nous révèlera de belles surprises".

Le préparateur physique Julien Deloire (XV de France)

Le préparateur physique Julien Deloire (XV de France)Icon Sport

"Les autres pays ne vont pas partir siroter des cocktails aux Bahamas"

"Les exigences de 2015 ne sont pas les mêmes que celles de 2011. Ce n’est pas comparable. Il ne faut pas rentrer dans ce jeu là puisque les contextes sont complètement différents. J’aimerais insister sur un point qui change la donne : notre date de rentrée dans la compétition, le 19 septembre contre un gros morceau. Sans prétention malvenue, en 2011, les matchs du Japon et du Canada rentraient en plein dans notre préparation. Cela avait justifié seulement deux matchs de préparation face à l’Irlande. Mais je suis convaincu qu’on sera en mesure d’optimiser bien plus nos joueurs que ne le feront les autres Nations. Ils n’ont pas l’occasion de se préparer autant pour un tel événement. Mais tous les autres pays ne vont pas partir siroter des cocktails aux Bahamas. Ils vont aussi travailler et on peut s’attendre à des joutes très élevées".

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