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Le coup presque parfait

Le coup était presque parfait
Par Rugbyrama

Le 23/10/2011 à 12:46Mis à jour Le 24/10/2011 à 00:12

Moins armée que son adversaire sur le papier, l'équipe de France a fait mieux que rivaliser avec les Blacks ce dimanche. S'appuyant sur une grande performance en conquête et une parfaite conservation du ballon, elle a même été jusqu'à contrer et littéralement dominer la Nouvelle-Zélande. Analyse.

Et les Blacks ont joué contre-nature. Les Français, qui avaient délaissé leur bleu marine pour revêtir la tunique blanche, ont marqué la rencontre de leur empreinte. Au terme d'une Coupe du monde durant laquelle ils auront fréquemment bafouillé leur rugby (hormis la première mi-temps accomplie contre le XV de la Rose), ils ont enfin livré ce match référence. Et ils méritaient sûrement de remporter cette finale. Un match qu'ils ont su aborder avec une maîtrise exemplaire et une stratégie qui leur a permis de faire totalement déjouer leurs adversaires. En deuxième mi-temps, surtout, les hommes de Marc Lièvremont sont parvenus à tenir le ballon à la perfection sur des actions à plus de dix phases de jeu. Une conservation étonnante, salvatrice qui a privé les joueurs de Graham Henry de munitions en fin de rencontre. Les occasions étaient françaises, la domination territoriale était française, la possession était française. Bref, toutes les cartouches étaient françaises.

Suprématie des avants français

Et si les Bleus ont autant rivalisé avec la meilleure équipe de la planète, ils le doivent à leur supériorité en conquête et dans le secteur aérien. Harinordoquy et Bonnaire ont survolé la touche. La mêlée française a pris peu à peu le dessus. Et les coéquipiers d'un Thierry Dusautoir immense ont été souverains sous les ballons hauts. Ce qui les a constamment mis dans le sens du jeu. Au final, cela a poussé les Néo-Zélandais à réduire considérablement la voilure. Oubliés le strass et les paillettes d'un jeu de mouvement prôné par leur sélectionneur. En seconde période, ils sont même allés jusqu'à pratiquer un jeu ultra-minimaliste, s'appuyant principalement sur le pied de Donald, Dagg ou Ellis (dans la boîte) pour tenter d'occuper le camp adverse. Rares ont été les renversements ou les ballons amenés sur les extérieurs dans la dernière demi-heure côté Blacks.

Rucks, zone de non-droit

Surtout, les hommes de Richie McCaw se sont évertués à toujours ralentir les sorties de balle françaises en étant omniprésents dans les zones de ruck, à l'image de leur capitaine. Parfois (toujours?) à la limite de la règle. Pourtant, alors qu'on les attendait fortement dominateurs dans ce secteur, ils ont été contrés par des Bleus également très actifs dans les rucks, dans le sillon d'une troisième ligne à l'impact énorme. Finalement, au moment où les avants ont clairement pris le dessus en termes de puissance et où ils semblaient armés pour passer devant au score, ils ont peut-être manqué un peu d'alternance. Difficile de leur reprocher tant ils ont réalisé une performance aboutie. Si les Blacks sont bien la formation la plus impressionnante et la plus constante au monde, ce dimanche, les meilleurs n'ont pas gagné.

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