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Perpignan, roi de Méditerranée

Perpignan, roi de Méditerranée
Par Rugbyrama

Le 09/04/2011 à 11:46Mis à jour Le 10/04/2011 à 11:24

Pour le premier match de son histoire délocalisé à Barcelone, l'Usap a vaincu Toulon 29-25 et décroché son billet pour les demi-finale de la Coupe d'Europe. Les Catalans, moins pénalisés que leurs adversaires, ont pris le dessus en deuxième mi-temps et les Toulonnais peuvent nourrir des regrets.

Entre vents de folie et vents de panique, Perpignan a finalement su sortir vainqueur de la fournaise de Montjuic. Barcelone avait promis une grande fête du rugby, mais la chaleur a pourtant refroidi les acteurs dans leurs prises de risques pendant toute la première mi-temps. Quarante minutes a férailler dans le petit périmètre sans véritable gain de terrain et sans déchainer une véritable passion chez les supporters. L'essai en contre de George Smith pour Toulon juste avant la pause était le symbole de la part belle offerte aux défenses.

La peur de passer à côté de l'événement n'avait jamais quitté les acteurs jusqu'au retour aux vestiaires. Mais Perpignan pouvait s'estimer heureux de ne compter que cinq points de retard à la pause (6-11). Soleil dans les yeux, vent de face et double infériorité numérique (malgré seulement trois fautes) n'avaient pas facilité la tâche des Catalans, qui s'appuyaient sur l'indiscipline varoise pour rester dans le match (six pénalités dont cinq fautes offensives).

Douze pénalités contre Toulon... Trois contre l'Usap !

Après la panique du premier acte, place à la folie. Révolte perpignanaise et hargne toulounaise rythmaient une rencontre qui se débridait totalement. Adrien Planté terminait un magnifique travail de ses avants (50e) avant la réplique de Joe Van Niekerk deux minutes plus tard après une charge monstrueuse du guerrier Dan Schofield. Mais Perpignan, poussé par tout un peuple, ne se désunissait pas et profitait des fautes adverses pour reprendre le score grâce à la botte de Jérôme Porical (63e, 68e), marquant ainsi un retour à un rugby plus réfléchi. Jouant avec leurs têtes, les Catalans occupaient parfaitement le camp. Une stratégie sans faille qui ouvrait la voie à Perry Freshwater pour l'essai de la victoire (73e). La réaction d'orgueil des visiteurs à la dernière seconde avec l'essai de Fabien Cibray ne changeait rien.

Perpignan, qui venait à Barcelone découvrir un nouveau monde, n'a pas manqué cette grande première, réussissant une fête sportive et populaire. Après avoir négocié cette transhumance historique, l'Usap continue sa route en Coupe d'Europe (demi-finale à Northampton ou en Ulster) et reste en course pour décrocher une coupe qu'elle a déjà caressé en 2003 sans pouvoir la soulever. Toulon, pour sa première participation, pourra nourrir des regrets car les hommes de Philippe Saint-André n'étaient pas si loin du dernier carré.

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