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L'UBB veut se remettre la tête à l'endroit

L'UBB veut se remettre la tête à l'endroit

Le 14/04/2022 à 14:47Mis à jour Le 14/04/2022 à 16:43

TOP 14 - La nette défaite contre le Stade rochelais à domicile n'a pas amélioré le moral des troupes bordelaises, pour la préparation du match retour à Marcel-Deflandre. Pourtant, l'UBB veut retrouver de l'énergie et de l'enthousiasme avant de défier les Maritimes dans leur stade fétiche.

Un bon coup sur le carafon ! L'UBB a repris l'entraînement lundi dernier à Moga, avec encore ce goût de la défaite, qui plus est, la 2e à domicile et contre le même adversaire. Aussi, difficile de repartir la fleur au fusil, pour ce match retour de Champions Cup, sans se demander comment et pourquoi, l'équipe bordelo-béglaise a subi la domination d'un Stade rochelais, insolent de puissance et de réussite.

En tout cas, Yann Lesgourgues avouait clairement avoir du mal à digérer cette défaite : "On a vraiment pris un coup derrière la tête le week-end dernier. Mais c'est vrai qu'on a envie de montrer autre chose ce week-end. Ce n'était pas l'UBB. Beaucoup d'erreurs, beaucoup de détails loupés. On a envie de vraiment se retrouver."

Rude coup en effet. Christophe Urios et le staff ont choisi de ne pas s'exprimer en conférence de presse, cette semaine. Bien compréhensible pour le coach qui livre toujours avec plaisir et dextérité, ses analyses et avis, quasiment tous les trois jours depuis le début de la semaine. Il a aujourd'hui d'autres chats à fouetter. Il n'empêche que l'UBB a perdu la bataille psychologique, avec ces deux défaites à Chaban-Delmas ; bien que les deux ne sont pas du même accabit.


Avantage psychologique aux Rochelais


Autant l'UBB avait rivalisé lors de la rencontre de Top 14, autant en Champions Cup, elle n'a pas su résister au froid réalisme rochelais et à sa défense de fer. Et quand on pose la question au demi de mêlée girondin sur quelles rencontres l'a le plus marqué, la réponse fuse : "Honnêtement les deux. Par que c'est chez nous et que quand on perd chez nous, c'est toujours compliqué de rebondir. Frustré de la première, c'est sûr. Mais la seconde, dans le contenu, ce n'est pas du tout ce qu'on voulait faire, ce qu'on voulait mettre en place. C'est énervant. Pourtant, on avait bien travaillé durant la semaine. On était assez confiant. Mais c'est vrai que cela nous a mis un coup derrière la tête."

Top 14 - Le demi de mêlée Yann Lesgourgues (Bordeaux-Bègles)

Top 14 - Le demi de mêlée Yann Lesgourgues (Bordeaux-Bègles)Icon Sport

C'est dit. On avait posé la question à Christophe Urios avant le début de ce tryptique infernal face à une équipe qui ne réussit pas à l'UBB. Sa réponse avait été claire : "Oui. En toute franchise, pour moi le plus important, c'est le premier. Parce que c'est le premier. Parce que je reste persuadé qu'il aura un impact sur le second. Et que le second aura un impact sur le 3e. Même si encore une fois, ce n'est pas la même compétition." En perdant à la dernière minute, d'un match où ils avaient rivalisé avec l'armada rochelaise, l'Union a certainement perdu gros. Et surtout en perdant d'un malheureux petit point. Alexandre Roumat partage cette analyse : "Je crois qu'on les a mis à mal réellement physiquement sur le premier match. On a énormément manqué de réalisme et parfois trouvé de mauvaises zones. Il y a eu des scories qui ne nous ont pas permis de marquer, alors qu'eux sont venus deux fois et ont marqué. Et sur ce match là, on est en retard sur le plan défensif et offensif. Un manque de replacement. On a été pris sur la vitesse."



Retrouver du peps



Alors, aller à Marcel-Deflandre, citadelle que seul le Stade toulousain a réussi à prendre cette année, c'est un gros, mais alors, un très gros défi. L'UBB n'a pas pour autant le choix. Elle doit se retrouver pour ce match retour. "C'est primordial, insiste Alexandre Roumat. On n'a pas été à la hauteur de ce que l'on voulait faire ce samedi. Il faudra s'envoyer un maximum, donner tout sur ce match. Parce qu'en plus, si on ne veut pas avoir de déconvenue, comme on a pu avoir, il y a trois ou quatre ans, où on avait eu un dernier match compliqué en championnat, il va falloir que l'on serre les boulons et qu'on donne tout pour faire la meilleure rencontre possible."

L'UBB, se doit de livrer une grosse bataille en terres rochelaises, ne fut-ce que pour repartir la tête haute. Alexandre Roumat veut retrouver ce qui a fait la force de l'Union : "repartir sur des choses simples, sur les bases de notre jeu qui ont fait notre réussite, en début de saison. Essayer de se reconcentrer sur nous-mêmes. Et aussi analyser forcément ce que l'on n'a pas bien fait contre La Rochelle. Voilà, essayer de retrouver de l'enthousiasme, d'avoir cet esprit conquérant pour aller faire le meilleur résultat possible là-bas."


Des retours et de nouveaux absents


Le groupe bordelais, pourra compter sur des joueurs de retour de blessure. Thomas Jolmes, a participé à l'entraînement du mardi et pourrait postuler tout comme Yoram Moefana, qui, lui avait repris la semaine dernière. Absents au match aller, Alban Roussel, Geoffrey Cros et Ma'ama Vaipulu étaient aussi sur la pelouse. De quoi amener un peu de sang frais. Matthieu Jalibert a aussi participé à la séance mais Christophe Urios avait indiqué la semaine dernière qu'il ne postulerait que pour le match contre Montpellier.

Une prudence bien compréhensible. Les supporters ont aussi revu Romain Buros et UJ Seuteni mais ces derniers n'ont pas participé à la séquence avec contact. Et question sortie, Jefferson Poirot souffrirait d'une déchirure au mollet. Et l'Union aurait aussi perdu Santiago Cordero, le couteau argentin des lignes arrières. Enfin, pas moins de 5 joueurs étaient ménagés dont deux piliers : Vadim Cobilas, Thierry Paiva, Cameron Woki, Louis Picamoles et François Trinh-Duc. On ne savait pas si les jeunes Louis Bielle-Biarrey et Bastien Vergnes-Taillefer, étaient remis de leurs blessures. Bref, ça s'en va et ça revient. Le staff devra trouver la bonne formule entre joueurs longuement utilisés et ceux qui reviennent, forcément en manque de rythme et de repère.


Douter ? Non.


Alors, l'UBB, victime expiatoire à Marcel-Deflandre ? Même les Rochelais n'y croient pas et s'attendent à la réaction d'une bête blessée. Alexandre Roumat est catégorique : "Non, on n'est pas dans le doute. Non, elle nous montre la réalité de notre niveau actuel, qui n'est pas celui que l'on attendait. Mais je pense que l'on ne peut pas négliger tout ce qu'on a fait de bien pendant huit mois et sur une série négative, se mettre dans le doute et repartir. C'est vrai que ce n'est pas une situation évidente. On perd des mecs. On n'arrive pas à mettre en place notre jeu que ce soit en attaque ou en défense. Mais on reste convaincu de ce que l'on est capable de faire et on l'a fait auparavant. Donc, il n'y a aucune raison que cela ne revienne pas."

Yann Lesgourgues confirme : "Tout le monde nous voit perdants. Mais il faut que l'on montre des choses à La Rochelle. Du caractère. On a une fin de saison qui va être aussi solide avec des grosses réceptions. Je pense que se retrouver sur ce match-là, cela va être important collectivement. Trouver des solutions ensemble pour pouvoir bien finir cette saison." Et surtout bien finir cette trilogie avec une happy-end si possible.

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