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Penaud : "Il faut qu'on grandisse, qu'on arrête de faire les montagnes russes"

Penaud : "Il faut qu'on grandisse, qu'on arrête de faire les montagnes russes"

Le 07/12/2021 à 15:47Mis à jour Le 07/12/2021 à 16:09

TOP 14 - Après une période internationale réussie avec l’équipe de France, Damian Penaud est redevenu un des moteurs de son club de l’ASM-Clermont. Au moment de débuter la coupe d’Europe ce week-end (face à l’Ulster, samedi à 18h30), l’ailier des Bleus est plus motivé que jamais à aider son club, quelque soit le poste où on l’utilise…

Face à Biarritz, on a vu plus d’essais des avants que des arrières. C’est plutôt inhabituel à Clermont ?

En première mi-temps, il faisait beau et on a essayé d’envoyer du jeu, en faisant quelques fautes... Ensuite les conditions se sont dégradées et les gros ont fait du bon boulot devant. C’est une belle récompense pour eux et en particulier pour Yohan Beheregaray, avec son triplé. D’une manière plus générale, c’est toujours bon pour la confiance !

Après un match plutôt abouti contre Biarritz, Clermont bascule cette semaine sur la coupe d’Europe et ce duel face à l’Ulster. Une nouvelle compétition que vient casser la routine du Top 14 ?

Cette compétition a toujours un parfum particulier. L’ASM est un club habitué à cet évènement et à disputer ce genre de rencontres. On se prépare donc bien pour la circonstance et ce match de samedi contre l’Ulster. On ressent plus encore cette semaine que tout le monde veut se montrer performant, à l’entraînement. On fait en sorte de régler les petits détails, parce que tout est important à ce niveau-là.

C’est une compétition qui demande à hisser plus encore le niveau de performance...

Il va falloir se montrer encore plus constant, bien plus rigoureux et disciplinés également. C’est une compétition qui nous demande beaucoup de solidarité, car c’est un élément important, surtout face à cette équipe de l’Ulster qu’on connaît tous très bien maintenant. A nous de bien travailler et nous préparer, pour être au rendez-vous dès ce week-end.

Où se situe cette compétition par rapport au Top 14 ou au niveau international ?

C’est très proche du niveau international, peut-être avec un petit moins d’intensité. Mais les matchs sont quand même toujours durs et très disputés, avec beaucoup de combat.

" Face à l’Ulster, on veut se montrer solidaire et avec un état d’esprit irréprochable"

Avec la nouvelle formule, il faut être tout de suite performant, dès le premier match ?

Avec cette formule à quatre matchs, il faut forcément engranger très vite le maximum de points. La moindre erreur ne pardonne pas, surtout à la maison où il faut simplement gagner. C’est pour cela qu’on se prépare.

Pour cette reprise, c’est une nouvelle fois l’Ulster qui vient à Michelin. Comment voyez-vous cette équipe, que vous connaissez bien ?

C’est une équipe très forte sur les phases de ruck et les phases de combat. Elle est en pleine confiance, elle a battu récemment le Leinster. Il faudra qu’on réponde présent dans l’engagement, dans le combat aussi, en se montrant solidaires et avec un état d’esprit irréprochable. On sait que ce sera compliqué pendant 80 minutes face à une telle équipe.

Champions Cup - John Cooney (Ulster) face à Gloucester

Champions Cup - John Cooney (Ulster) face à GloucesterIcon Sport

Le match du week-end dernier vous a probablement rassuré au niveau des attitudes que vous évoquez ?

Oui naturellement, mais il ne faut pas qu’on soit tout le temps dans la simple réaction. A chaque fois qu’on fait un mauvais match, la semaine d’après on en fait un bon… Il faut qu’on grandisse par rapport à cela, qu’on arrête de faire les montagnes russes tout au long de la saison. Il faut qu’on soit plus constant dans l’engagement, dans la discipline et surtout dans le combat. Une fois encore, je le redis, on travaille dans ce sens.

" Après la victoire contre les All-Blacks, on est resté deux ou trois jours dans les nuages"

On vous a vu évoluer au poste de centre le week-end dernier. Avez-vous une préférence sur le sujet, vous l’ailier des Bleus ?

Du moment que je suis présent sur le terrain et que j’ai du plaisir à jouer, je n’ai pas spécialement de préférence. Je joue pour mon club, au poste qu’on me donne. Je ne pense pas spécialement au fait que je suis utilisé à l’aile en équipe de France et que le fait de jouer au centre pourrait m’être préjudiciable en quoi que ce soit. L’essentiel, c’est le plaisir de jouer et d’être performant avant tout.

Même si l’ensemble du groupe France s’est montré performant, on vous sent renforcé par votre participation aux trois rencontres ?

Je ne me pose pas cette question. Je préfère me donner à fond pour cette équipe et apporter ma pierre à l’édifice. Il y a beaucoup de concurrence et d’émulation, ce qui permet à ce groupe de bien vivre et d’être plus fort. On se tire les uns et les autres vers le haut, toujours avec l’envie d’élever notre niveau de jeu. Quand tu joues pour cette équipe et que tu bénéficies de la confiance du staff, c’est toujours bon pour toi mais au-delà de cette aspect, j’ai surtout la fierté de représenter mon pays et mon club au plus haut niveau.

Une victoire contre les All-Blacks, ça ne s’oublie pas ?

C’est quelque chose d’inoubliable ! On est resté deux ou trois jours dans les nuages après ça, mais on a vite basculé ensuite sur le Top 14 et le retour en club. Mais bon, c’est vrai que c’était un bon moment... (sourire)

Test match - Damian Penaud (France) a marqué un essai face à la Nouvelle-Zélande

Test match - Damian Penaud (France) a marqué un essai face à la Nouvelle-ZélandeIcon Sport

Depuis quelques temps, l’ASM compte moins de joueurs en équipe de France. Est-ce pour vous une mission d’apporter au club cette expérience internationale ?

Naturellement, je ne suis pas forcément un leader de vestiaire, mais j’essaye de l’être par l’attitude sur le terrain, en donnant le meilleur de moi-même et en parlant ou en tentant de rassurer mes coéquipiers. Certaines fois, je gueule un peu mais ça fait partie de mon personnage. Et c’est toujours pour le bien du groupe ! (rires)

Vous vous êtes absenté pendant cette période internationale. Avez-vous ressenti des différences à votre retour, sur la méthode de Jono Gibbes ?

Je sens clairement que ce groupe progresse de jour en jour. La méthode fonctionne plutôt bien. Maintenant il faut continuer à maintenir le cap, à travailler en gardant les pieds sur terre. On se doit d’avoir beaucoup d’humilité et de modestie, pour être tous ensemble sur la même longueur d’onde afin d’avoir cette âme de compétiteur et de gagnant !

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