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Toulouse - Cardiff annulé : Lacroix crie au scandale

Toulouse - Cardiff annulé : Lacroix crie au scandale
Par Pierre-Laurent Gou via Midi Olympique

Le 21/01/2022 à 16:07Mis à jour Le 21/01/2022 à 16:53

CHAMPIONS CUP - Le président du Stade toulousain, Didier Lacroix, suite à l’annulation du match face à Cardiff par l’EPCR, avait donné rendez-vous à la presse par visioconférence, pour vider son sac et défendre les intérêts de son club. Selon lui, si Toulouse se retrouve éliminé à l’issue de ce weekend de la Coupe d’Europe, ce sera un "scandale et une immense injustice".

Le président de Toulouse, Didier Lacroix, en a gros sur le cœur. Dans un long monologue d’une quarantaine de minutes, il a vidé son sac et donné son point de vue devant les journalistes. Il a l’impression que l’on cherche à porter préjudice à son club depuis quelques temps, avec une succession de matchs reportés ou annulés aussi bien en Top 14 qu’en Coupe d’Europe, ce qui a couté cher au Stade Toulousain, "600 000 euros rien que pour la rencontre face à Cardiff qui devait se dérouler avec une jauge à 5000 personnes". La décision de l’EPCR, d’annuler le match de Cardiff a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Point par point, en remontant à l’origine des premiers reports ou annulations, il a présenté sa version des faits.

"J’essaie, depuis un bon moment, cinq à six semaines, de me taire, de faire preuve de résilience. De mettre le club face à toutes ses difficultés. En face de situations que l’on doit gérer de façon la plus posée. Mais là, la colère est montée très, très haut face à l’injustice. Je ne me vais pas me faire des copains, mais je veux jouer la transparence", débutait-il. Et puis il a égrénné les matchs reportés de la mi décembre, les Wasps, le Stade français qui devait se dérouler devant 30 000 personnes au Stadium, Montpellier, puis Cardiff. Quatre rencontres qui devaient se dérouler à chaque fois à domicile et qui ont été reportés sans que la responsabilité du Stade toulousain ne soit engagée selon lui.

" Ce que je trouve incroyable et scandaleux, c’est que l’EPCR n’applique pas les règles."

"On pouvait à chaque fois présenter une équipe compétitive. Même ce jeudi pour Cardiff, grâce au travail rigoureux du staff, nous étions en mesure de le faire", clamait froidement Lacroix et de poursuivre. "On a encaissé même si cela nous a obligé à faire et défaire. Obligé à être le plus inventif possible pour qu’il n’y ait pas de gaspillage".

Puis il a égréné les évènements de la semaine qui ont conduit à l’annulation. "Cette semaine, dès lundi, on sentait que l’on est en danger avec 4 cas. Le lundi on n’est pas obligé de faire un test, pour autant dans nos protocoles internes, avec deux vestiaires, port du masque dans les installations, on en fait aussi le premier jour de la semaine…. Jeudi nous avons un nombre de cas significatif. C’est-à-dire assez important. Lundi, mardi les entraînements avaient été individuels, mercredi pas d’entraînement. On a la chance d’avoir un staff qui présente une équipe dans les règles de l’art, qui respecte les règles de la LNR. On est face à des clubs qui n’ont pas su présenter une équipe. Nous pour le match de demain on peut présenter une équipe et on a de la marge. Elle serait compétitive".

Lacroix souhaite aller vers "une démarche juridique"

Lacroix s’emporte : "Ce que je trouve incroyable et scandaleux, c’est que l’EPCR n’applique pas les règles. On est en capacité de jouer avec une équipe certes amoindrie, Antoine Dupont a le Covid, mais on ne veut pas se cacher derrière cela. Mais non, l’EPCR nous dit que l’équipe que nous présentons ne permet pas de jouer. Zéro point, match perdu. A qui profite le crime ? Surtout on nous informe à la suite de plusieurs réunions par visio-conférences… Ils ont mis 35 minutes à être clair avec nous alors que dans le même temps je m’aperçois que la décision avait déjà été prise, prononcée à nos amis gallois, avec victoire à 5 points".

Il promet de ne pas en rester là même s’il avoue que sportivement "le mal est fait". "La LNR veut solliciter un board de l’EPCR. Cela remet en cause la crédibilité des décisions et du mode de décision de l’EPCR. Oui on ira sur une démarche juridique. Mais on va le faire non pas pour des raisons sportives, mais pour des raisons économiques, pour demain et après-demain".

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