Icon Sport

Stade rochelais, les gros répondent présents

Stade rochelais, les gros répondent présents

Le 14/01/2022 à 09:08Mis à jour Le 14/01/2022 à 09:09

CHAMPIONS CUP - Marque de fabrique made in Stade rochelais, le jeu d'avants constitue une valeur sûre sur laquelle l'équipe peut se reposer. Cette année, Les Atonio, Bourgarit, Priso sont épaulés par les Léo Aouf et par l'ancien Neversois Guram Papidze.

"On peut remercier les avants pour leur gros job que ce soit en mêlée ou sur nos ballons portés". Jonathan Danty, à l'issue du match contre Lyon à Deflandre, avait le mot juste. Le 8 de devant et plus particulièrement les premières lignes rochelaises, sont les valeurs sûres de l'équipe charentaise, à cette mi-saison. Car si les lignes arrières et surtout le jeu au pied, n'ont pas encore trouvé la bonne carburation, les "gros" répondent présents quasiment à chaque match. On peut penser que le nouvel entraîneur de la mêlée, Gurthrö Steenkamp, doit savourer les séances à l'Apivia Stadium. L'ancien pilard toulousain travaille avec un groupe qui cumule les sélections et deux espoirs vraiment prometteurs.

Expérience et agressivité

À Marcel Deflandre, les spectateurs se régalent depuis maintenan plusieurs années avec la composition de base : Priso-Bourgarit-Atonio. A gauche, Dany Priso, international au parcours atypique, constitue une valeur sûre par son dynamisme et sa tenue en mêlée. Il a d'ailleurs été aligné 12 fois depuis le début de la saison dont 7 fois en titulaire. Au talon, Pierre Bourgarit fait l'unanimité. Arrivé en 2017 en compagnie de Gregory Aldritt, son explosivité et sa pointe de vitesse en font un des talonneurs les plus redoutés du top 14.

Top 14 - Pierre Bourgarit (La Rochelle) contre Toulon

Top 14 - Pierre Bourgarit (La Rochelle) contre ToulonIcon Sport

Enfin, à droite, Uini Atonio, chouchou de Deflandre, est définitivement le "papa" des premières lignes. Cela fait plus de 10 ans, que le colosse d'origine néo-zélandaise a atterri à La Rochelle. Avec ses 244 matchs et ses 190 titularisations, l'international français impose à ses adversaires à chaque mêlée, une petite torture. Fabien Galthié, que l'on sait avare en compliments, assure qu'il apporte " beaucoup de sécurité, de force et d’aisance dans cette phase statique ». CQFD.

Des solutions à tous les postes

Ronan O'Gara et Gurthrö Steenkamp ont aussi à leur disposition des joueurs qui offrent des solutions en cas de blessure, de sélections ou de Covid. Dans cette période de grande incertitude, ce luxe a été préparé de longue date. À gauche, Reda Wardi a su gagner en peu de temps, la confiance de ses coachs. Annoncé partant pour Montpellier, son club formateur en 2014, le pilier devrait rester finalement sur le Vieux-Port. A 26 ans, il a débuté 6 fois cette saison, et partage donc quasi équitablement le poste avec Dany Priso. Sa récente blessure devrait rabattre les cartes.

Ces deux-là, sont épaulés par un jeune très prometteur. Léo Aouf. A 24 ans, ce joueur au parcours atypique, arrivé du Stade Poitevin, a grandi au cœur de la formation rochelaise. Signe de confiance, le Stade lui a fait signer un contrat jusqu'en 2024. De quoi continuer à progresser, dans son club de cœur.

Top 14 - Léo Aouf (La Rochelle) face à Pau

Top 14 - Léo Aouf (La Rochelle) face à PauIcon Sport

Au poste de talonneur, Facundo Bosch n'a que peu joué avec le maillot jaune et noir. Sélectionné par Mario Ledesma pour le Rugby Championship, jusqu'en octobre, puis pour la tournée d'automne, il n'a retrouvé ses partenaires qu'au mois de décembre. Celui qui grimpe dans la hiérarchie des talons, c'est Samuel Lagrange. Ce pur produit de la formation charentaise, arrivé au club en 2012 a nettement progressé l'an dernier et a cumulé depuis le début de la saison. 8 feuilles de matchs et 2 titularisations.

Du choix à droite

Quand Uini Atonio fait parler son tonus en équipe de France, le Stade Rochelais a en réserve de quoi faire parler la poudre en mêlée. La bonne pioche, c'est Guram Papidze. Ce jeune Géorgien de 24 ans jouait en Pro D2 à Nevers l'an dernier. Ces 1,87 m et 122 kilos ont séduit le staff rochelais. Trois fois titulaire, 9 feuilles de match au tableau, voilà une belle solution de plus pour la mêlée rochelaise. Et le gaillard possède aussi un statut JIFF. Il joue d'ailleurs plus que le très expérimenté Ramiro Herrera. Ancien international argentin, ce droitier connait bien les terrains de Top 14 pour avoir porté les couleurs de Castres et du Stade Français. Arrivé en tant que joker médical d'Uini Atonio en 2019, il cumule 7 feuilles de matchs, cette saison. Le Stade Rochelais compte aussi un autre droitier argentin, Joël Sclavi qui n'a pas encore joué cette saison.

Du choix dans l'incertitude

Alors que la roulette russe du Covid sévit encore (4 nouveaux cas positifs encore jeudi dernier), que l'EPCR tâtonne pour poursuivre dans des conditions équitables, une Coupe d'Europe bien mal en point, l'alternance en première ligne permettra aux Rochelais, de se présenter avec une première ligne de choix, c'est le mot. Contre Bath, un club pas au mieux de sa forme avec un seul match gagné en premiership, cela pourrait servir.

Contenus sponsorisés