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Les supporters rochelais ont-ils fait basculer la finale ?

Les supporters rochelais ont-ils fait basculer la finale ?

Le 29/05/2022 à 10:10Mis à jour Le 29/05/2022 à 13:49

CHAMPIONS CUP - Dans la victoire historique acquise ce samedi par le Stade rochelais en finale de Coupe d'Europe, au Vélodrome, les supporters maritimes ont sans aucun doute apporté leur contribution.

"Ils sont tout aussi champions d’Europe que nous". C’est par ces mots que le numéro 8 international Gregory Alldritt a tenu à rendre hommage à ses supporters, privés d’épopée européenne la saison dernière pour cause de pandémie et une nouvelle fois d’un soutien indéfectible au Vélodrome. Des propos faciles, voire quelque peu démagogiques, diront certains ? Pas si sûr.

Car au vrai, les dizaines de milliers de supporters rochelais peuvent décemment estimer avoir contribué à plein dans la victoire des leurs, auxquels ils ont incontestablement insufflé un supplément d’âme. "Même quand on était dans le dur, même quand on était à moins huit après le carton jaune, ils n’ont eu de cesse de nous encourager, de nous soutenir. On a entendu deux fois la Marseillaise, des "La Rochelle, La Rochelle" pendant 80 minutes. Évidemment que cela aide à se replacer, à faire des efforts supplémentaires quand on est dans le rouge. Je ne sais pas si c’est un hasard, mais le fait est que nous avons joué l’action de la victoire devant le virage où nos supporters étaient les plus nombreux. Et je peux vous dire que derrière nous, ça poussait fort. Pour le Leinster, la pression était forcément d’autant plus dure à soutenir."

Et Sexton craqua sous la pression

D’autant plus vrai que cette pression toucha même les joueurs les plus expérimentés. C’est ainsi avec un regard noir que Jonathan Sexton accueillit la question d’un confrère irlandais au sujet de l’atmosphère incandescente du Véldorome, l’ouvreur et capitaine du Leinster répliquant avec une mauvaise foi évidente qu’il ne l’avait "pas remarquée". Mon œil ! Il fallait en effet être aveugle pour ne pas avoir remarqué que c’est bien la pression intense du public qui contribua à un tournant majeur de la partie, à savoir ce ballon touché par l’ailier O’Brien aux confins des ballons morts, qui provoqua un renvoi d’en-but plutôt qu’une mêlée au point de départ du coup de pied de Dulin, 50 mètres plus loin.

Le genre d’action qui serait certainement passée inaperçue à l’Aviva Stadium, mais pas au Vélodrome, devant le virage rochelais, dont la bronca incita Wayne Barnes à prendre le temps de bien analyser l’action, avant de déjuger son juge de touche.

Si ce n’est pas peser sur une rencontre, on n’y comprend plus rien au rugby. L’avantage d’évoluer à domicile – ou presque – demeurant un des grands incontournables de ce jeu, qu’on n’ait jamais vu un supporter marquer ou non...

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