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Barré : "Si je dois croiser Radradra, je vais bien me chauffer les épaules"

Barré : "Si je dois croiser Radradra, je vais bien me chauffer les épaules"
Par Arnaud Beurdeley via Midi Olympique

Le 13/01/2022 à 16:43Mis à jour

CHAMPIONS CUP - L’international des moins de 20 ans Léo Barré devrait enchaîner avec une deuxième titularisation en Champions Cup samedi contre Bristol. Celui qui grappille chaque week-end un peu plus de temps de jeu avec le Stade français, à seulement 19 ans, devrait évoluer au centre et pourrait bien croiser la route de Semi Radradra… Entretien avec un gamin décomplexé au talent indéniable.

Comment jugez-vous votre progression ?

Je suis très heureux et très fier de jouer un maximum de matchs avec les pros cette saison et surtout d’avoir la confiance de Gonzalo (Quesada). Très tôt dans la saison, il m’a fait jouer, ce qui est rare à mon âge et à mon poste. J’ai le sentiment de prendre de plus en plus de confiance au sein de l’équipe. Mon intégration a été excellente, ce qui a favorisé mon épanouissement. Forcément, ça se reflète sur le terrain. Et j’espère pouvoir encore enchaîner un maximum de matchs.

Vous semblez totalement décomplexé lorsque vous jouez. On se trompe ?

Décomplexé ? Je ne sais pas (rires). J’essaie de jouer mon rugby, comme on me l’a appris depuis que je suis petit. Comme on me l’a enseigné à Massy sans me prendre la tête, en tentant de jouer les coups à fond. Le rugby reste un sport, une passion. Ça doit être avant tout un plaisir. Et franchement, malgré la situation parfois difficile en Top 14, je me sens bien dans cette équipe. Le groupe est très jeune, j’essaie donc d’y trouver ma place. Quant à mon jeu, il est fait de prise de risque. Parfois, ça fonctionne, d’autres fois non. C’est comme ça.

Ne ressentez-vous jamais la pression ?

La pression, je peux vous le garantir, elle est bien présente avant les matchs. Je me souviens de mon premier match à Toulon où la pression je l’ai bien sentie. Après, il est vrai que ce n’est pas une pression négative car j’ai le sentiment d’être bien entouré, bien accompagné. Evidemment, Gonzalo me donne beaucoup de confiance, mais je discute encore beaucoup avec mes anciens coachs de Massy. Ça m’aide sur l’aspect mental, pour mieux appréhender les rencontres, pour bien débuter les matchs, bien préparer le jeu au pied.

Top 14 - Léo Barré (Stade français) face à Perpignan

Top 14 - Léo Barré (Stade français) face à PerpignanIcon Sport

Vous êtes ouvreur de formation, pourtant vous évoluez aussi bien au centre ou à l’arrière avec le Stade français ; Cela vous gène-t-il ?

J’ai surtout joué à l’arrière depuis le début de saison. Cette polyvalence, elle m’intéresse. Elle s’est imposée au club au gré des blessures des uns et des autres. Mais j’y trouve mon compte. Pour un jeune comme moi, c’est vraiment une plus-value de pouvoir toucher à plusieurs postes. Dans le cadre de ma formation, c’est enrichissant. L’an passé, j’ai pris beaucoup de plaisir à évoluer au poste de premier centre durant le Tournoi des 6 Nations avec l’équipe de France des moins de 20 ans. Maintenant, mon poste, c’est ouvreur et, éventuellement, centre. Je travaille vraiment pour pouvoir évoluer à mon poste de prédilection qui est l’ouverture. Et quand Gonzalo (Quesada) sentira que je suis prêt pour débuter les rencontres avec le numéro 10, j’essaierais de répondre présent. Mais pour l’heure, je prends de l’expérience à droite ou à gauche, c’est ce qui compte le plus à mon âge.

Cette polyvalence est une caractéristique commune à la nouvelle génération d'ouvreurs. Comment l’expliquez-vous ?

Ça, je ne sais pas. Je dirai que c’est une vraie force, même si on peut vite devenir le remplaçant idéal. Je le vois au Stade français où le staff compose souvent un banc des remplaçants avec six avants et seulement deux trois-quarts. Mais, ça ne me dérange pas du tout. Au contraire. Jouer au centre contre Bristol en Champions Cup, c’est une belle expérience pour moi. J’ai hâte de jouer.

Même s' il est possible que vous croisiez la route de Semi Radradra ?

Si je dois le croiser, je vais bien me chauffer les épaules (rires). Mais, pas de souci. On va mettre le protège-dents et on va y aller !

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