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West face à Sexton, le match dans le match

West face à Sexton, le match dans le match
Par Rugbyrama

Le 25/05/2022 à 08:41Mis à jour

CHAMPIONS CUP - Ce samedi, Ihaia West retrouvera un des meilleurs numéros 10 au monde face à lui en finale de Champions Cup : Jonathan Sexton. Admiratif des qualités de son adversaire, l’ouvreur rochelais craint davantage son rival dans le jeu que dans l’exercice du tir au but. Selon lui, le mental sera l’une des clés jouant sur le résultat du match.

À La Rochelle depuis 2018, Ihaia West a tout connu avec les Maritimes : des saisons moyennes, des finales (toutes perdues) et aussi les critiques. Davantage pointé du doigt pour son jeu au pied approximatif que pour le reste, le neuvième buteur du Top 14 est pourtant un très bon animateur du jeu rochelais, essentiel dans la réussite des siens. Il est vrai, que face aux perches, West n’est pas exempt de tout reproche. Il y a deux semaines, malgré un coup de pied réussi pour quatre tentés, son équipe s’est qualifiée pour la finale. Un pourcentage de réussite de 25 % qui s'explique selon le principal intéressé par deux raisons : “Le vent et le stress m’ont tous les deux un peu stressés. Ce n’était pas un bon match pour moi et l’équipe. On a gagné et c’est le plus important. Et ce week-end, on aura la chance de faire mieux.”

L’importance de la confiance face au aux poteaux

Mais ce samedi, il faudra être davantage solide dans l’exercice du tir au but, car en finale plus que n’importe quand, les points comptent. L’an dernier avec ses échecs au pied, il avait, en partie, coûté la victoire en finale de Champions Cup aux Rochelais. Ce samedi, il aura une pression supplémentaire à gérer : son duel face à Jonathan Sexton. En termes de statistiques, l’Irlandais est un peu l’opposé du Néo-Zélandais. Quand West a perdu toutes ses finales avec La Rochelle et se montre inconstant face aux perches, Sexton en a remporté cinq sur six et est clinique dans ses tentatives de pénalités et de transformations.

Pour autant, il est important de distinguer jeu et coups de pied selon l’ouvreur de 30 ans : “Le tir au but, c’est un match dans le match. D’un côté, il y a le match de rugby. De l’autre, il y a celui des tirs au but. Ce sont deux choses complètement différentes. Pour moi, j’ai juste besoin d’être confiant durant ma semaine de préparation concernant mon jeu au pied. Je ne dois pas trop réfléchir dans ma tête, je dois plutôt vivre le moment.”

Le jeu avant tout

Toutefois, ce n’est pas ballon sur le tee, prêt à buter, que le triple vainqueur des 6 Nations (2014, 2015, 2018) est le plus décisif selon Ihaia West : "Je pense davantage à lui par rapport à ce qu’il apporte à l’attaque du Leinster que par rapport à sa réussite face aux perches. Jonny, c’est un grand joueur, il a déjà remporté 2 - 3 Coupe d’Europe. On sait tout ce qu’il a fait pour le Leinster et l’Irlande. Ils ont une équipe qui joue beaucoup avec le ballon. Ils arrivent toujours à faire la petite passe entre les avants et Jonny Sexton et les trois-quarts."

Un plan anti-sexton ?

Mais, l’Irlandais n'est pas inarrêtable, il a ses failles. Véritable chef d’orchestre faisant réciter une partition juste et splendide à ses trois quarts, Sexton est régulièrement la cible principale de ses adversaires. Tellement visé, que le demi d’ouverture a davantage collectionné les commotions que les trophées. Avec le retour de Skelton, des avants percutants à l’image d’Aldritt et des trois-quarts aussi puissant que rapide comme Levani Botia, le leinsterman risque d’être la cible des assauts et des tampons maritimes. “Avec l’équipe, il faudra qu’on lui mette la pression, parce que s’il a le ballon, ça va être dur pour nous.”, conclut le demi d’ouverture rochelais.

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