Midi Olympique

C’était Marseille la folie !

C’était Marseille la folie !
Par Marc Duzan via Midi Olympique

Le 29/05/2022 à 12:01Mis à jour

CHAMPIONS CUP - À bien des égards, ce week-end de Coupe(s) d’Europe à Marseille fut extraordinaire. On vous en fait revivre, ici, quelques morceaux choisis...

À Marseille, la folie s’est emparée du vieux port vendredi, aux abords de 18 heures et alors que le cagnard flirtait avec les 32 degrés. Ils étaient des milliers, Toulonnais en voisins, Lyonnais par centaines, Rouge et Noir en immense majorité. Ils se mêlaient là à des fans des Sarries en goguette, des Rochelais arrivés trop tôt, des Clermontois indéniablement trop confiants ou des Leinstermen coincés au Shamrock, le pub irlandais du coin.

Le soir venu, cette grande armée "patchwork" investissait le Vélodrome et offrait au Challenge européen son record d’affluence, 51 000 personnes et des poussières. "Il y a quelques années, disait alors le président lyonnais Yann Roubert, nous étions contents quand nous avions 5000 spectateurs à Vénissieux (l’ancien stade du Lou, N.D.L.R.). Vendredi soir, nous avons déplacé 5000 personnes jusqu’à Marseille : c’est une immense réussite, une réelle fierté".

Après match, alors que les joueurs lyonnais fêtaient leur titre dans une boîte de nuit de la cité phocéenne, on croisait le sélectionneur anglais Eddie Jones, extatique : "J’ai vu une superbe finale et l’ambiance était vraiment incroyable. Quel stade ! Quelle beauté ! Les Toulonnais sont arrivés en favoris après leur demi-finale face aux Saracens et cet excès de confiance les a peut-être desservis. En face, les Lyonnais savaient qu’ils devaient produire leur meilleur rugby et ils l’ont fait".

Et lui, pourquoi était-il là, au juste ? "Pour étudier les joueurs français avant le Mondial", nous disait-il dans un éclat de rire, peu avant d’être englouti par la nuit marseillaise...

Eddie Jones : "Skelton énorme, Alldritt magnifique..."

Le lendemain, l’ambiance montait encore en volume à l’heure où l’armée rochelaise, estampillée "fièvre SR", débarquait en ville et investissait le boulevard Michelet, aux abords du Vélodrome. Les milliers de bagnards se mêlaient ici à la meilleure société dublinoise (bleue roi et propre sur elle, quand la "red army" du Munster est volontiers plus paillarde, plus sauvage…), dans un balet multicolore où "Santiano" et "Molly Malone" alternaient dans une harmonie somme toute relative.

Au Vélodrome, on croisait à nouveau la route d’Eddie Jones, présent avec une bonne partie de son staff. Il résumait ainsi la pensée globale. "Le pied gauche de Brice Dulin a fait basculer la rencontre dans la partie de terrain irlandaise. Will Skelton a été énorme, Gregory Alldritt magnifique".

Le reste ? Il appartient désormais à la légende de cette coupe d’Europe qui n’en sera bientôt plus une, puisque les franchises sud-africaines y poseront le pied la saison prochaine. À l’heure de l’au-revoir, il est également permis de dire merci : merci Marseille, pour cet inoubliable week-end de bringue, de rires et de larmes, mille mercis Massalia...

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