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Travers : "Quand on est joueur, on a toujours l’impression que ce sont de belles paroles…"

Travers : "Quand on est joueur, on a toujours l’impression que ce sont de belles paroles…"

Le 11/04/2021 à 10:33Mis à jour Le 11/04/2021 à 10:40

CHAMPIONS CUP - En déplacement à Chaban-Delmas en quart de finale de la Champions Cup (dimanche, 13h30), le Racing 92, quelque peu affaibli par des blessures, compte s’appuyer sur la force de tout son groupe pour faire tomber Bordeaux-Bègles.

Le calcul est vite fait. A ce jour, le Racing 92 est l’équipe au monde ayant disputé le plus grand nombre de matchs. Quart, demie et finale de l’édition 2019/2020 de la Champions Cup disputés en septembre et octobre dernier ; trois matchs de Coupe d’Europe cette saison sans oublier 20 rencontres de Top 14… le compte y est. Le Racing 92 est sur tous les fronts. Au moment d’affronter l’UBB, en terre girondine, Laurent Travers, le directeur du rugby du club francilien, a bien conscience que l’adhésion de tout son groupe sera déterminante pour rejoindre les demi-finales de la Coupe d’Europe.

Malgré l’ampleur du score, ce huitième de finale contre Edinburgh Rugby (56-3) semble avoir laissé des traces. Comment avez-vous récupéré ?

Laurent Travers : Il y a pas mal de bobos, de séquelles. Il ne faut pas le nier. Mais on sait aussi que ce sont les aléas du très haut niveau. Des joueurs vont malheureusement devoir descendre du train. Mais le plus important, pour être champion, c’est de s’appuyer sur un groupe le plus élargi possible, le plus homogène possible. Depuis le début, on a montré que notre groupe était important. Il le sera encore plus maintenant. On aura besoin de tout le monde. Quand on est joueur, je le sais, on a toujours l’impression que ce sont de belles paroles, mais ils en ont la preuve. D’un week-end sur l’autre, on peut se retrouver avec une équipe complètement différente. Mais il faut arriver à maintenir cette intensité, ce niveau.

" Des joueurs vont malheureusement devoir descendre du train "

Dans quelle mesure l’absence de Henry Chavancy (luxation épaule) est tout de même un coup dur pour l’équipe ?

L.T : Il faut arriver à dépasser ces coups durs du quotidien. La confiance doit être sur l’ensemble de l’équipe. Si chaque fois qu’il manque deux, trois joueurs, l’équipe commence à être moins performante ou à perdre confiance en elle, tu ne peux pas aller au bout. Il faut vraiment prendre conscience que le groupe est plus que solidaire. La solidarité tient compte aussi de la performance. Quand on parle d’un groupe élargi, il faut démonter qu’on reste compétitif. On l’a démontré depuis le début de la saison. Il faudra le démontrer encore plus si on veut aller le plus loin possible.

Les joueurs de l’UBB déclaraient jeudi matin que le Racing 92 n’allait pas se jeter à corps perdu dans cette bataille. Votre dimension stratégique, votre expérience à ce niveau de la compétition les met en alerte…

L.T : On est déjà fier d’être respectés. Mais le respect se gagne aussi sur le terrain. Il faut faire ce qu’il faut pour continuer dans cette lignée là. On a déjà joué des phases finales de la Coupe d’Europe. On a malheureusement trébuché sur la dernière marche. On espère continuer et vivre ce genre de match. Les joueurs, l’ensemble du club, tout le staff, on fait ça pour partager ces événements. On a qu’une envie, aller le plus loin possible. On est conscient de l’équipe que l’on rencontre, Bordeaux-Bègles, qui joue sur son terrain, est actuellement en pleine confiance. On fera tout pour les faire déjouer.

" "On a une équipe capable d’être à un niveau que personne ne peut soupçonner""

Vous vous êtes imposés sur la pelouse de Chaban-Delmas en décembre dernier (12-17). Cette victoire peut-elle vous aider dans la préparation de ce quart de finale ?

L.T: Il faut oublier ce match. D’autant que l’UBB nous a battus chez nous (32-33). Chaque rencontre, chaque condition de match est différente. Les équipes seront également différentes. Il faudra se soucier de nous pour sortir un grand match et inquiéter Bordeaux.

Le Racing 92 a marqué plus de points (131) et d’essais (18) que toute autre équipe en Champions Cup cette saison. Est-ce votre principale force cette saison ?

L.T : On a une équipe capable, elle l’a prouvé, d’être à un niveau que personne ne peut soupçonner. Mais on est aussi capable, par moment, de contre-performances qui nous font défauts. Il faut qu’on soit capable d’être plus constant même si on est satisfait de ce que l’on a pu mettre en place lors du dernier match. Mais je le répète, on va tomber contre une équipe de l’UBB très, très difficile à déstabiliser.

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