Icon Sport

La quête d'une considération européenne pour Montpellier

La quête d'une considération européenne pour Montpellier

Le 12/12/2020 à 12:01Mis à jour Le 12/12/2020 à 12:02

CHAMPIONS CUP - La réplique, entrevue à Clermont lors du succès au Stade Marcel-Michelin (15-21), était attendue par les troupes de Xavier Garbajosa. Si les prémices d'un redressement nécessitent confirmation, il s'agit assurément d'une aubaine avant d'entamer la Champions Cup face au Leinster.

Si le curseur collectif fut revu à la hausse, en terme d'investissement voire de résilience après la recherche d'un éternel succès à l'extérieur pour les Cistes depuis Mai 2019, Montpellier en s'imposant face à l'ASM la semaine dernière, s'est peut-être créé les conditions d'une rédemption après un début de saison chaotique. Xavier Garbajosa, connaissant les obligations qu'implique l'ambition des Héraultais, précise : "Je crois que c'est appréciable pour les garçons. Le plus dur débute, atteindre la régularité, s'affirmer sur quelques certitudes et conserver cette unité. J'aimerais que ce groupe capitalise pour s'exprimer pleinement par la suite."

Concrètement, Montpellier s'est évertué à consolider ses fondamentaux, certainement contraire à une philosophie plus offensive souhaitée par le manager général du club, mais propice dans des situations complexes, où la confiance et les résultats ne correspondent plus aux attentes, il rajoute : "Vous savez peu importe ce que nous proposons, le principal étant de faire honneur au maillot que l'on porte. Après je veux voir les mêmes ingrédients mis sur la table depuis Bordeaux. Ce que je retiens actuellement, c'est qu'on n'abandonne pas. Et l'exigence sur le contenu viendra après chaque combat que nous aurons mené."

Face à cette embellie, une surprise de taille qu'engendre parfois certains contextes. Louis Foursans, jeune ouvreur de 18 ans issu des Crabos du centre de formation, émerge dans ce concert d'internationaux et épate par ses prestations. De quoi protéger son lutin venu saisir sa chance après les défections d'Handré Pollard et Thomas Darmon et d'Anthony Bouthier au poste et les copies brouillonnes rendues par Alex Lozowski. Benoît Paillaugue le décrit : "Le petit Louis, on ne peut pas tout lui demander. Ce qu'il réalise déjà est plaisant. Après, je l'ai toujours dit, la formation de Montpellier fut généreuse pendant longtemps, même si elle peut être parfois galvaudée. Cette jeunesse bouscule les codes et c'est tant mieux."

Le Leinster, un défi majeur à point nommé ?

Le Leinster, ne serait ce qu'à l'évocation de la formation de Leo Cullen, annonce une armada qui débarquera au GGL Stadium, flanquée d'un bilan démentiel d'une seule défaite sur les 35 dernières rencontres disputées. Contre l'ogre européen, comment s'y prendre pour rivaliser sur un duel ? Guilhem Guirado, l'expérimenté talonneur des Cistes, champion d'Europe en 2015 avec Toulon, adresse quelques indices : "Nous devons forger notre caractère, notre force collective. Le niveau de cette compétition vous oblige à être constant sur la durée malgré un format nouveau. L'intensité proposée est toujours aussi proche de l'international, pour aspirer à certaines ambitions, Montpellier devra être au rendez-vous."

Benoît Paillaugue, historique du club depuis 2008, résume l'environnement héraultais sur le prisme européen, lui qui disputera son 250 ème match sous le maillot du MHR : "La Coupe d'Europe est compliquée ici car nous sommes inconstants. On a eu pourtant des tirages où le sort nous a été favorable. Cela fait dix saisons que nous la jouons avec comme seul résultat notable un quart de finale. Actuellement personne ne nous évoque, donc allons-y, il faut foncer sans regrets. Face au Leinster et aux Wasps, nous n'avons strictement rien à perdre. Je l'ai dit aux garçons, le statut de favori on ne l'endosse pas, mais on ne galvaudera jamais ce type de duel."

Montpellier, jamais convaincant en Coupe d'Europe depuis quelques saisons, hérite donc d'une formidable opportunité afin d'élever le niveau avec l'apport d'internationaux à leur avantage ces derniers mois comme Mohamed Haouas, Paul Willemse, Arthur Vincent et Vincent Rattez. Ces relais, en quelque sorte, devront montrer le chemin accompagnés de Yacouba Camara, Louis Picamoles, Fulgence Ouedraogo et bien d'autres gardiens du temple. Comme en Octobre 2016, où le MHR avait terrassé les Irlandais dans l'Hérault. Afin d'amorcer enfin une dynamique et assouvir les désirs du président Altrad.

Contenus sponsorisés