• Top 14 - La Rochelle - Jules Favre
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Favre : "Prouver que ce titre n’était pas de la chance"

Le | Mis à jour

CHAMPIONS CUP - En marge du lancement de la coupe d’Europe, à Londres, l’attaquant rochelais Jules Favre a expliqué ce que représentait, pour son équipe, la compétition continentale.

Que change, pour le Stade rochelais, le fait d’être champion d’Europe en titre ?

Il a permis de placer La Rochelle sur la carte de l’Europe. Mais pour nous, le plus dur commence et il faudra à tout prix confirmer, cette année. L’important, c’est de prouver que c’était pas de la chance, que nous avons mérité notre titre et que cette année, on veut vraiment y retourner.

Serez-vous plus attendus ?

Toutes les équipes que nous allons affronter en coupe d’Europe seront motivés à l’idée de "se taper le champion d’Europe". C’est un statut lourd à porter mais c’est partout pareil : en Top 14, nous sommes également très attendus tous les week-ends.

Top 14 - La Rochelle - Favre
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L’entrée dans la compétition des Sud-Africains change-t-elle la donne ?

Si je me fie au classement des franchises sud-africaines en United Rugby Championship (le nouveau format de la Ligue Celte), il semble évident qu’elles rivaliseront avec les meilleures équipes anglo-saxonnes et françaises. C’est excitant. J’espère que nous parviendrons à sortir des poules pour affronter l’une ou l’autre de ces franchises en coupe d’Europe…

A quel point Ronan O’Gara a-t-il fait changer les mentalités au club, vis à vis de la Coupe d’Europe ?

Il nous a fait comprendre que cette compétition était énorme et que dans sa carrière, il n’avait joué quasiment que pour ça. En Irlande, le championnat local, c’était pas la folie. Le Munster ne voyait donc que par le prisme européen et à force de nous le répéter, Ronan a réussi à nous le mettre dans la tête.

Que vous reste-t-il de la fête ayant secoué La Rochelle, après le titre ?

Je m’en rappelle dans les moindres détails. En bus, on avançait à 2 km/h, il y avait du monde à perte de vue. C’était fou. […] Vous savez, la ferveur rochelaise est juste incroyable. On reste quand même sur une série de 75 matchs joués à guichets fermés au stade Deflandre. Et puis, le jour où nous avons joué la finale de Champions Cup à Marseille, près de 20 000 de nos supporters s’étaient déplacés là-bas…

Quand on évoque La Rochelle, on parle souvent d’un pack d’une tonne qui détruit l’adversaire. Est-ce trop réducteur ?

C’est à la fois réducteur et pas tout à fait faux… On a de très gros porteurs de balles, comme Greg Alldritt, Pierre Bourgarit, Uini Atonio, Will Skelton ou Yoan Tanga. Mais derrière, on montre aussi de très belles choses. Ce fut d’ailleurs le cas l’an passé en finale de coupe d’Europe ou plus récemment contre Bordeaux en championnat où tous nos essais ont été marqués par nos trois-quarts.