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Christophe Urios : "Nous serons prêts à en découdre !"

Christophe Urios : "Nous serons prêts à en découdre !"

Le 30/04/2021 à 16:10Mis à jour Le 01/05/2021 à 10:14

CHAMPIONS CUP - Le manageur de l'UBB refusait de se plaindre au sujet du contexte de préparation difficile de son équipe. Pour lui, même sans certains joueurs, l'UBB sera prête.

Comment décririez-vous la préparation de cette demi-finale européenne ?

Ce n'était pas la préparation souhaitée, ce n'est pas celle qu'on avait imaginée. Ça gâche un peu la fête. Mais je trouve que nous nous sommes bien connectés avec le temps de préparation que nous avions, c'est à dire deux entraînements plus la mise en place. Nous serons prêts à en découdre, par rapport aux joueurs que nous avions et au temps qui nous était impartis. Après, le fait de le dire, de le redire, de le commenter, ne nous rendra pas le match plus facile.

Ce contexte a-t-il augmenté votre motivation ?

Oui, forcément, ça resserre les liens. Une équipe, c'est intelligent et dans la difficulté, elle va se souder un peu plus.

Est-ce une injustice pour vous ?

Non, pas du tout. C'est tombé au mauvais moment, c'est comme ça. On ne s'apitoie pas. Ce qui nous intéresse, c'est le challenge de Toulouse. Jouer une demi-finale, c'est un honneur et nous chercherons à être à la hauteur pour être en finale.

En fait-on trop sur le duel des deux ouvreurs Romain Ntamack et Matthieu Jalibert ?

Oui, c'est une confrontation intéressante. Je pense que pour les médias, c'est un angle fort de ce match. Mais je trouve que oui qu'on en fait, beaucoup. Et surtout, je pense que la clé du match ne sera pas là.

Où sera-t-elle ?

Au niveau du cinq de devant. On sait que les Toulousains ont joué sur leur supériorité dans le jeu d'avants face au Munster et face à Clermont. J'ai rencontré deux fois Toulouse avec Bordeaux et deux fois, ils nous ont battus sur l'agressivité au niveau du pack. Toulouse cherche toujours a te faire du mal là où tu es fort.

Avez-vous envie de répondre à Ugo Mola qui s'est montré ironique dans ses déclarations ?

Ne me parlez pas de ce personnage, s'il vous plaît.

On vous a vu vous entraîner à Chaban-Delmas, une démarche inhabituelle...

La première démarche a été liée aux conditions sanitaires. On avait aussi envie de faire une semaine différente, et profiter d'être ensemble pour aller sur un terrain un peu différent. Alors, nous nous sommes retrouvés à Chaban-Delmas, seuls et ça nous a fait du bien. Et nous sommes partis un peu plus tôt pour se retrouver seuls.

Était-ce un casse-tête que de composer votre équipe ?

Non, on savait très bien qui on pouvait récupérer et qui on ne récupèrerait pas. En fait, on a eu plus du mal à composer le banc des remplaçants que l'équipe qui va démarrer.

Que répondez-vous à ceux qui vous annoncent battus d'avance après tout ce qui est arrivé ?

Justement, on ne répond pas. Ça ne sert à rien, ce qui est important, c'est de passer à l'action.

Faudra-t-il faire le match parfait ?

Toulouse n'a pas de faiblesses, elle contrôle son rugby, elle est en confiance. Il faudra faire notre meilleur match de la saison.

Avez-vous préparé quelque-chose de spécial pour contrer Antoine Dupont, en pleine forme en ce moment ?

Antoine Dupont, c'est Superman. Il est incroyable, il plaque, il défend, c'est là qu'il est le plus incroyable. Il est passeur, il peut faire bien jouer l'équipe et surtout, il est décisif. C'est un leader maintenant. Mais on n'est pas au foot. On ne peut pas faire un marquage individuel. Mais je le reconnais, il s'agit de l'arme numéro un de Toulouse.

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