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Azéma : "Si on trouve des petites failles, on va essayer d'y rentrer"

Azéma : "Si on trouve des petites failles, on va essayer d'y rentrer"

Le 07/04/2021 à 18:42Mis à jour Le 08/04/2021 à 11:41

CHAMPIONS CUP - Bien que son équipe ne parte pas favorite contre le Stade toulousain dimanche, Franck Azéma entend bien jouer le coup à fond et profiter de l’expérience de son groupe à ce niveau pour déjouer les pronostics.

Franck, comment abordez-vous ce choc franco-français contre le Stade toulousain ?

C’est une équipe que l’on connait bien. Est-ce qu’il y a besoin de la présenter ? C’est l’équipe en forme du moment, elle domine depuis deux saisons le rugby européen, en tout cas le Top 14. Elle vient de réaliser une énorme performance au Munster mais ce n’est pas une surprise quand on voit leur niveau de jeu. Ce n’est pas banal on le sait. On se connait bien car on se joue régulièrement.

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Sur ce match, on ne donne pas l’ASM favorite…

Aujourd’hui, les observateurs se basent sur les performances. C’est Toulouse qui est archi favori car il domine le championnat, il est allé s’imposer à La Rochelle, c’est le seul. Ils sont capables de gagner au Munster, ils sont dans le dernier carré depuis deux ans et quand tu vois toutes les stars et les internationaux qu’il y a dans leur effectif, il n’y a pas de surprise par rapport à ça. Ils se sont construits autour de ce rugby qui est le leur, avec de la prise d’initiative. Ils baignent dans ce fonctionnement depuis cinq ou six ans et c’était le cas depuis des décennies. Il y a cette transmission dans cette philosophie de jeu. C’est un club référence qui a marqué l’histoire du rugby français et européen. Ils méritent ce statut de favori. Le mec aujourd’hui qui te dit : "Ils ne sont pas favoris." Il est en train de se mentir.

Les Toulousains ont-ils des points faibles ?

C’est difficile d’en trouver mais si on trouve des petites failles, on va quand même essayer d’y rentrer.

Le premier match de la saison contre le Stade toulousain (Victoire 33-30) est-il une référence pour vous ?

Oui mais c’est dur de tenir compte de ce premier match. On a eu une bonne première mi-temps, la deuxième était à leur avantage. Cela remonte à un moment.

Sur leur première mi-temps au Munster il y a peut-être plus de choses à étudier ?

Oui, mais ce qu’il faut regarder c’est l’ensemble du match et la main mise qu’ils ont eu et comment ils ont fait craquer cette équipe irlandaise en fin de match.

Les agresser physiquement reste-il un axe de travail prioritaire pour les contrer ?

Cela reste la base du rugby et si tu passes ton après-midi à regarder jouer Toulouse cela va être compliqué… Ils sont capables de jouer debout, de faire vivre le ballon avec de la vitesse. Ils ont des arguments avec un paquet d’avants archi dominants, une ligne de trois-quarts qui a des « x factor » sur chaque poste et une charnière Dupont-Ntamack qui est au-dessus. C’est sûrement la meilleure charnière au monde. C’est évident quand on voit leurs performances en club et en équipe de France. Ce sont deux garçons très jeunes avec beaucoup de maturité et déjà de l’expérience. Ils ont des repères communs.

Est-ce que vous, vous avez ces arguments pour rivaliser dans cette dimension de combat ?

On va voir. On le saura dimanche mais on est conscients de ces forces là et voir comment on va maitriser ça.

" "Evoquer les cinq finales perdues par l’ASM, c’est quelque-chose qui peut rassurer les Toulousains certainement.""

Guy Novès déclarait à l’AFP que le poids des cinq finales perdues par l’ASM face à Toulouse pouvait peser sur ce genre de rencontre. Vous partagez cet avis ?

C’est quelque-chose qui peut les rassurer certainement. Je pense que ça fait un moment que nous sommes passés à autre chose. Depuis, on a une régularité qui fait que l’on joue les phases finales régulièrement et c’est la seule chose qui peuvent nous envier sur les cinq dernières saisons.

Comment est votre groupe après la victoire contre les Wasps en huitième. Plutôt rassuré par cette fin de match ou inquiet par rapport aux carences affichées ?

A la 80e minute nous n’étions pas qualifiés mais à la 83e nous l’étions… On va jouer notre chance à fond. Il faut essayer de gommer les choses que nous n’avons pas maîtrisées et les améliorer dans la semaine. On travaille pour ça depuis cet été. Il y a beaucoup d’imperfections mais on travaille depuis le début de saison pour ces matches-là. Nous avons un vécu de phases finales qui te met dans l’excitation depuis le début de la semaine, qui te met du peps, des étincelles dans les yeux, des petites choses que tu ne peux pas créer en tant qu’entraîneur quand il n’y a pas de matches éliminatoires. Je n’ai pas besoin de répéter que ce sont des gros matches pour motiver les joueurs…

C’est plus facile de jouer un quart de finale maintenant qu’en septembre dernier face au Racing 92 ?

Oui car nous sommes dans la normalité d’une saison et mentalement comme physiquement ce n’était pas l’histoire de ce groupe-là. Les garçons qui avaient construit ce quart de finale n’étaient plus au club.

Vous comptez apporter beaucoup de changement à votre équipe ?

Les garçons qui sont là donnent satisfaction. On essaye de récupérer des joueurs pour les prochaines semaines comme Jacobus (Van Tonder), Arthur (Iturria) ou Api (Naqalevu). On essaye de les remettre sur le terrain et avoir en perspective l’intensité qu’il va y avoir dimanche et les matches futurs aussi.

Pour finir, avez-vous pu réserver vos vacances d’été ou vous ne savez toujours pas ce que vous allez faire la saison prochaine ?

Au pire je pourrai aller en vacances chez-moi à Perpignan. C’est déjà pas mal. En Auvergne aussi on peut se balader, je peux vous donner des idées si vous voulez. Plus sérieusement, je n’ai pas pris de décision sur ce que j’allais faire encore.

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