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Alldritt : "Ce n’est pas assez, on veut plus"

Alldritt : "Ce n’est pas assez, on veut plus"

Le 03/05/2021 à 09:00Mis à jour

CHAMPIONS CUP – Auteurs d’un exploit monumental en écartant le Leinster hier à Deflandre (32-21), les Rochelais se projettent déjà avec beaucoup d’appétit vers la finale 100% française programmée le 22 mai prochain face au Stade Toulousain. A l’image du flanker Grégory Alldritt, premier maritime à se présenter en conférence d’après-match.

Grégory, pouvez-vous nous décrire votre ressenti au coup de sifflet final et quand vous êtes allés voir les supporters ?

Au coup de sifflet final, un soulagement que ça soit fini car, franchement, c’était très dur. Mais très contents ! Après, cette sensation de sentir la foule avec nous, ça nous manquait depuis un moment. On a eu un aperçu. Ça faisait très longtemps qu’on n’avait pas eu des frissons comme ça en arrivant et à la fin du match.

Cette entame compliquée vous a-t-elle fait douter ?

On ne peut pas parler de doute, on savait que ça allait être dur, on savait très bien qu’on ne mènerait pas de 30 points à la 20e minute. Là où l’on s’est rassurés, c’est que même en prenant des pénalités, on s’est battus, on ne leur a laissé que des miettes. Je pense que c’est là-dessus qu’on gagne le match. Si on prend un deuxième essai dans les vingt premières minutes, ça n’aurait pas été la même.

Physiquement, vous avez pris le dessus au fil des minutes…

Oui, petit à petit, on a vu que quand on tenait le ballon, on trouvait de l’avancée et des espaces. On s’était dit qu’il fallait profiter, jouer à l’initiative, ne pas en garder, ne pas se regarder sur le terrain pour ne pas avoir de regrets à la fin du match. Après, physiquement, on n’a pas été extrêmement dominés. Quand on ne se mettait pas à la faute bêtement, on n’était pas inquiétés.

Quand avez-vous senti la bascule ?

Entre la 20e et la 30e, on a commencé à avoir des séquences offensives dans leur camp qui ont quasiment toutes été récompensées par des points. On a vu que quand on tenait le ballon, ça pouvait le faire. Au retour des vestiaires, on a continué là-dessus. Et, là, ça a payé parce qu’on a marqué des essais et réussi à prendre le large.

Depuis le tirage au sort, on parlait beaucoup de l’intensité des Irlandais. Or, ils ont explosé face à la vôtre. Vous les avez pris à leur propre jeu…

Oui, on avait aussi hâte de leur montrer qu’on était "fit". En conférence de presse, ils disaient qu’on était habitués à jouer une vingtaine de minutes en temps de jeu effectif. Ça nous tenait à cœur de répondre présent, de ne jamais rien lâcher, de ne pas tricher sur nos courses et de tenir 80 minutes.

" Chacun a en tête le même objectif : n’importe qui, n’importe où, n’importe quand ! On va essayer de tout donner et rafler ce titre."

Mesurez-vous la portée de votre performance historique ?

Oui, c’est quelque chose d’énorme cette finale de Champions Cup. Mais il y avait ce sentiment aussi dans le vestiaire que ce n’est pas assez. On veut plus, on veut aller gagner ce titre. Je pense qu’il y aura un gros soulagement, une grosse joie une fois la finale passée et, on espère, avec le titre.

Que représente une finale de coupe d’Europe contre le Stade Toulousain à Twickenham, le temple du rugby ?

La Champions Cup est une compétition d’élite. Très peu de clubs réussissent à aller jusqu’en finale. On a battu une des meilleures équipes d’Europe ce dimanche après-midi. On s’attaque encore à un gros morceau dans trois semaines. On a hâte de relever ce défi, on est déterminés et chacun a en tête le même objectif : n’importe qui, n’importe où, n’importe quand ! On va essayer de tout donner et rafler ce titre.

Comment digérez les émotions du jour, sachant qu’il reste cette finale ?

On va essayer de profiter un peu et de garder ça en nous. Après, ça va se faire assez vite. Dès le week-end prochain, on a deux semaines avec trois matches de Top 14. Il va vite falloir basculer comme on l’avait fait pour Lyon, ça s’était bien passé (victoire 38-23, une semaine après le quart de finale de Champions Cup, NDLR). Le groupe de 40 joueurs va être primordial. Il va y avoir du turnover, tout le monde va être concerné. Il y a vraiment une bonne énergie dans ce groupe, tout le monde est à fond. C’est ce qui nous pousse vers le haut et a fait notre force, aujourd’hui.

Abordez-vous la finale dans la peau du favori ou laissez-vous cette étiquette à Toulouse ?

C’était toujours l’intox. Mais c’est sûr que Toulouse a plus d’expérience que nous. Ils montrent toute l’année qu’ils sont là. Ils sont devant nous en Top 14. Ils ont de grosses qualités. Mais nous aussi et, en tout cas, on va faire la guerre.

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