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Iturria : "Si nous sommes tous branchés au même moment, on peut faire de belles choses"

Iturria : "Si nous sommes tous branchés au même moment, on peut faire de belles choses"
Par Rugbyrama

Le 15/12/2019 à 11:10

CHAMPIONS CUP - Avec les nombreuses absences, Arthur Iturria revient à ses "premiers amours" au poste de deuxième-ligne. Mais comme ses coéquipiers, l’international veut enchaîner contre Bath et continuer à prendre du plaisir, comme cela a été le cas au match aller.

Le match contre les Harlequins au Michelin avait été un match référence. Celui à Bath l’est-il aussi pour vous hors de vos bases ?

Oui. C’est un bon match à l’extérieur ! Cela a été costaud devant, cela n’a pas lâché et cela se décante sur le dernier quart d’heure. Ce sont des gros matches hors du Michelin qu’il faut construire comme ça. On voit que tu ne gagnes pas de cinquante points à l’extérieur dans les trente premières minutes. Cela n’existe pas. Cela tourne à 7-7 à la mi-temps et on ne vient qu’une fois dans leurs 22 mètres donc on a été assez pragmatiques. C’est une bonne chose. Bath l’a été un peu moins aussi. Nous n’avons rien lâché collectivement. Parfois tu parles dans la semaine et cela ne sert à rien. Tu as beau avoir de grands joueurs et bien jouer au rugby, si tu ne joues pas pour les autres cela devient compliqué. On voit que sans jouer un rugby joli mais efficace, en équipe, on gagne avec le bonus offensif.

Comme vous le disiez, sans rien enlever aux trois-quarts, les avants ont mis l’engagement nécessaire ?

Il y a forcément des joueurs qui vont ressortir plus que d’autres mais un joueur entraîne l’autre et c’est très important d’avoir un Alexandre Lapandry qui est surmotivé. A côté de lui tu as aussi envie de te surpasser. Cela a mis tout le pack dans le bon tempo sur ce match. Personne n’a rien lâché, même quand on a fait des conneries. Cela fait un effet boule de neige quand des joueurs avancent. Personnellement, quand je suis un peu dans le dur, quand je vois le copain à côté s’y filer, tu as envie d’y aller, c’est humain. C’est important de travailler les uns pour les autres. Et pour l’équipe. Il faut remettre ça au Michelin.

Terrain gras, 50e match de Nick Abendanon, présence des supporters à Bath… On a l’impression que vous avez besoin de ces leviers pour vous retrouver ?

Je pense que nous sommes dans une phase où il faut que l’on se resserre sur ça. C’est peut-être plus facile de le faire actuellement. Mais c’est sûr que le terrain comme le petit vestiaire font que cela rapproche le groupe. Mais c’est avant tout une envie collective car si nous sommes tous branchés au même moment, on peut faire de belles choses. On s’est retrouvé en équipe avec un gros boulot défensif et cela comptera pour la suite sur les gros matches.

Il y a une belle bagarre entre l’ASM et l’Ulster mais le match des Harlequins là-bas (Défaite 25-24) confirme que cette poule est très relevée…

Ils ont failli gagner en Ulster. Les Harlequins ne vont rien lâcher. Comme Bath. Ce sont des Anglais et ils ne vont pas venir la fleur au fusil. Cela va être costaud jusqu’à la fin et il faut gagner tous les matches. Au moins là, nous serons sûrs de passer, ce sera moins compliqué…

Gagner contre Bath dimanche vous mettrait quand même dans de très bonnes conditions avant de recevoir l’Ulster en janvier prochain ?

Oui mais c’est dans longtemps. Je pense d’abord à dimanche car c’est un gros match et il faut s’imposer sur cette confrontation en aller-retour. On parlera de l’Ulster après. Si on peut gagner contre Bath, avec la même forme de match que vendredi, pas à l’arrachée mais avec des choses construites et abouties, ce serait bien. On pourrait être moins bien au classement mais il faut que l’on conforte notre capital déjà acquis avec ces trois bonus. Mais il faut que l’on enchaîne après cette victoire bonifiée car c’est quelque-chose que nous avons du mal à faire. On va essayer dimanche.

Champions Cup - Morgan Parra (Clermont), face à Bath.

Champions Cup - Morgan Parra (Clermont), face à Bath.Icon Sport

" Cela va de mieux en mieux. J’ai réussi à faire 80 minutes à Bath, cela faisait un moment que je n’avais pas réussi… Je finis les matches un peu dans le rouge mais je suis heureux de vivre des moments comme ça"

Personnellement comment vous sentez-vous avec ce retour en deuxième-ligne ?

Cela va de mieux en mieux. J’ai réussi à faire 80 minutes, cela faisait un moment que je n’avais pas réussi… Je finis les matches un peu dans le rouge mais je suis heureux de vivre des moments comme ça. Cela parait anodin mais la victoire à Bath était importante et cela nous a procuré beaucoup de plaisir. Je suis content de pouvoir enchaîner sans trop de pépins. Je touche du bois, j’espère que cela va continuer et que je vais prendre encore du plaisir tout en essayant d’apporter à l’équipe. Avec tous les blessés qu’il y a en troisième-ligne, je reviens en deuxième-ligne mais tant que je joue je suis content, c’est le principal. Je reviens à mes premiers amours (sourires). C’est bien pour moi de me retrouver sur des phases statiques pour travailler le bas du corps. Dans le jeu j’essaye de faire ce que je faisais avant. Le numéro 4 dans le dos, cela ne change pas grand-chose.

Jouer aux côtés de Sitaleki Timani, qui impressionne malgré un gros temps de jeu depuis deux saisons, c’est comment ?

C’est une référence, c’est l’un des plus anciens de l’équipe (Il vient d’avoir 33 ans ndlr) et il arrive toujours à enchaîner les bonnes performances. Quand tu es jeune et que tu joues à côté de lui c’est très bien. On l’appelle le "moine" car il ne parle pas beaucoup mais il fait le boulot et il est très professionnel. C’est ce qui l’amène à faire des matches comme ça et surtout à enchainer. C’est une vraie référence à notre poste.

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