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Mola : "Le bilan est hyper positif"

Mola : "Le bilan est hyper positif"
Par Jeremy Fadat via Midi Olympique

Le 20/09/2020 à 17:04Mis à jour Le 20/09/2020 à 17:05

CHAMPIONS CUP - Satisfait par la nouvelle démonstration offensive de ses hommes lors de la victoire en quart de finale de Champions Cup contre l’Ulster, le manager du Stade toulousain Ugo Mola se félicite d’accéder au dernier carré européen pour la deuxième fois d’affilée.

Êtes-vous étonné par l’écart final au score en quart de finale de Coupe d’Europe ?

En tout cas, on s’est donné les moyens de réaliser cet écart. Avec plus de maîtrise, je crois qu’on aurait même pu le faire plus vite. Les seuls moments où nous avons été en danger en première mi-temps et en début de seconde, c’était sur des situations favorables et des ballons lâchés de notre part. Pour autant, le bilan est hyper positif. L’Ulster est une équipe qui n’a pas trop l’habitude de prendre autant de points. Depuis deux ou trois ans, elle est en place sur le niveau européen. On craignait le rythme qu’elle pouvait nous imposer. Force est de reconnaître que notre rugby est souvent plutôt intéressant et approximatif quelque fois. Mais c’est une chouette performance. Cela fait longtemps que le club n’a pas eu l’occasion de vivre deux demi-finales d’affilée dans cette compétition.

Et c’est la troisième fois que vous marquez plus de trente points en autant de matchs cette saison...

Oui et, pour le coup, nous n’en avons pas mis autant que les semaines précédentes dans la valise. On a réduit nombre de points encaissés. Mais, contre une équipe costaude qui voulait nous déplacer et nous remuer, cette capacité à se créer des occasions est intéressante. Avec davantage de maîtrise, on était en mesure de scorer plus encore. Je pense aux breaks de Mauvaka, de Guitoune ou de Huget. Ce sont des situations assez simples à gérer mais les joueurs sont partagés entre l’envie de continuer à jouer ou celle de se montrer plus sécuritaire. Avoir les opportunités, c’est déjà une bonne chose. On devra être encore plus précis dans ce secteur mais je ne vais pas blâmer les mecs de vouloir tenter et oser.

Êtes-vous encore surpris par Cheslin Kolbe ?

Non, je ne suis pas étonné. Il a deux ballons d’ailier à gérer, dont un plus dur que l’autre, et il le fait très bien. L’entraîneur que je suis voudrait d’ailleurs que les ailiers touchent encore plus de ballons. Mais je pense aussi à Yoann Huget dont la performance n’a pas été petite aujourd’hui. On a des jeunes qui poussent, qui arrivent mais c’est bien de compter sur les anciens qui assument pleinement. On parle beaucoup de Cheslin ou Antoine mais quand je vois un Jerome Kaino, à son âge, disputer encore 80 minutes de ce niveau, comme la semaine dernière face à La Rochelle, en jouant deuxième ou troisième ligne. Notre effectif n’est peut-être pas aussi pléthorique que les autres du dernier carré et on va s’appuyer sur nos points forts.

Votre équipe a-t-elle grandi depuis sa demi-finale perdue au Leinster ?

Les matchs de haut niveau font gagner du temps. Les équipes qui dominent l’Europe ne le font généralement pas de manière spontanée. Cela se construit sur des années et des cycles. C’est notre deuxième demie affilée mais il faudra sûrement aller chez le premier du championnat anglais, si on peut se déplacer. Pour être en mesure de jouer les premiers rôles en Coupe d’Europe, il faut de la régularité.

Vous avez peur de ne pas pouvoir vous rendre en Angleterre, comme Castres par exemple ?

Forcément. Quand nous sommes dans une situation planétaire qui, en termes sanitaire, nous échappe un peu, on ne peut pas savoir. On espère qu’on aura l’occasion, en suivant les règles, de s’exposer en Angleterre. Mais je suis navré qu’une équipe française n’ait pas pu jouer son quart de finale européen. Ce n’est pas anecdotique.

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