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Picamoles : "Le premier match couperet de notre saison"

Picamoles : "Le premier match couperet de notre saison"

Le 08/12/2019 à 11:12

CHAMPIONS CUP - Excellent face à Lyon, le capitaine héraultais retrouvera le Stade Toulousain dimanche (16h15 à Ernest Wallon), le club où il a grandi durant sept années (2009-2016), après son départ du MHR.

Un moment particulier pour lui, et un rendez-vous européen de la plus haute importance pour son équipe, condamnée à l’exploit si elle veut reprendre son destin en main. Et surtout, éviter d'être quasiment éliminée à mi-parcours.

Rugbyrama : Personnellement, un match à Toulouse reste-t-il pour vous un rendez-vous particulier, près de quatre ans après votre départ ?

Louis Picamoles : Oui, c’est sûr. Je n’y ai joué qu’une fois depuis que je suis parti. Après forcément, j’y ai passé sept années et c’est donc un club qui compte énormément dans ma construction de joueur et aussi d’homme, car j’ai vu mes enfants naître à Toulouse. C’est toujours un peu particulier de revenir dans un endroit ou tu as vécu peut-être les moments les plus forts de ta carrière. Et retrouver quelques amis ça fait aussi plaisir. Effectivement, c’est un match un peu à part, comme quand j’étais parti de Montpellier et que je revenais, c’était toujours des moments… Ce sont mes deux clubs donc, ça va compter.

Vous parliez de copains, avez-vous déjà échangé quelques textos ?

L.P : Ça commence, mais rien à voir. Ça ne se “branche” pas encore.

Dimanche, ce sera aussi le retour de Xavier Garbajosa à Ernest Wallon, pour la première fois dans la peau d’un manager. Dans ce que vous découvrez de lui au quotidien, voyez-vous cette “marque” toulousaine ressurgir ?

L.P : Cela se voit et c’est assez facile de repérer les joueurs qui sont passés par le Stade Toulousain, car c’est un passage qui marque. Je ne vais pas vous faire l’historique du club… Quand je vois Xavier à l’entraînement et dans la vie de tous les jours, même si je n’avais pas su qu’il avait joué avant à Toulouse (de 1996/2007, 106 matchs joués et 51 essais marqués ; NDLR), je m’en serais rendu compte assez rapidement. On ressent et on voit l’ADN toulousain en lui.

Top 14 - Xavier Garbajosa (Montpellier)

Top 14 - Xavier Garbajosa (Montpellier)Icon Sport

La victoire probante face à Lyon a-t-elle changé des choses dans l’approche de ce test européen ?

L.P : Non elle n’a pas changé de choses mais elle nous a permis de voir qu’on était capable d’être constant sur un match en entier. Chose qu’on n’avait pas réussi à faire depuis le début de saison. On a aussi montré beaucoup de signaux de solidarité, d’agressivité et d’abnégation. L’équipe a mis un certain niveau d’exigence sur ce plan, Aujourd’hui, ce sera donc difficile d’excuser si nous ne sommes pas capables de remettre au moins ces ingrédients-là. Après, il y a d’autres choses dans un match… Mais cela faisait très longtemps qu’on n’avait pas réussi à être constant sur 80 minutes face à une équipe qui était venue faire un résultat ici. On ne gagnera pas tous les matchs, mais si on y met à chaque fois cette intensité et tout ce que je viens de citer, je pense qu’on peut être difficile à manœuvrer.

Reproduire ça à Toulouse, en Champions Cup lors d’un match qui pourrait être décisif pour votre avenir dans cette compétition… Un sacré défi, non ?

L.P : Ce match n’est pas à élimination directe, mais quasi. Deux défaites en coupe d’Europe… je ne vais pas me lancer dans des calculs, car pour le moment, on ne pense pas à la défaite et on n’en parle pas. Mais c’est sûr que c’est le premier match couperet cette saison. Réitérer des performances de haut niveau, week-end après week-end, c’est le défi qu’on doit relever à Montpellier. On est une équipe souvent à réaction, qui a du mal à travailler dans la continuité sur ses performances. Il faut qu’on grandisse à ce niveau. Apprendre à ne jamais se satisfaire en permanence et à se remettre en question, quel que soit le contenu. A nous de trouver cette continuité pour s’installer dans la confiance et des choses positives.

Est-ce le match le plus important depuis le début de saison ?

En Champions Cup, oui. Je n’aime pas mélanger les deux compétitions car c’est tellement différent. On a grillé notre joker au Connacht. Et dans cette coupe, si tu tournes à deux défaites après trois journées, parler de qualification devient difficile. L’objectif est donc de tout faire pour rester en vie même si on sait que ça sera compliqué. On se déplace chez le champion de France en titre, qui je pense, s’est fixé cette année l’objectif de faire quelque chose d’encore mieux que la saison dernière en coupe d’Europe. On connaît l’énorme challenge que l’équipe devra relever. Mais si on veut faire partie des grands et exister dans cette compétition, ça passe par là. Nous devons être excités de jouer des matchs comme ça.

Champions Cup - Benoit PAILLAUGUE (Montpellier), face au Connacht.

Champions Cup - Benoit PAILLAUGUE (Montpellier), face au Connacht.Rugbyrama

Avant le Connacht, Xavier Garbajosa avait pointé du doigt le manque d’implication de l’équipe sur le début de semaine. Sentez-vous cette fois-ci une implication supérieure du groupe avant ce match couperet. ?

L.P : Aujourd’hui, oui, mais en début de semaine, non. Comme je le disais, c’est le côté sur lequel nous avons besoin de grandir à Montpellier. (…) On a mis un petit peu de temps, mais ça tombe bien, puisque nous avons une longue semaine (sourire). Donc ça va. Aujourd’hui, quand je vois les copains et la qualité que l’on a mise aux entraînements, je me dis que ça y est. Nous prenons conscience du défi qui attend l’équipe. Et de ce que ça peut aussi représenter pour le club et pour nous. J’ose espérer, mais le pense fortement, que l’équipe sera prête dimanche à offrir un beau bras de fer à Toulouse. (…) L’une des clés sera de s’adapter à ce que va nous proposer Toulouse, comme on a su bien le faire face à Lyon. Je pense que nous sommes maintenant armés pour le faire.

Vous arrivez en fin de contrat en juin prochain. Où en êtes-vous des discussions avec le club ?

L.P : Je travaille avec un agent depuis très longtemps et cette partie-là, c’est lui qui s’en occupe. Il connaît mes intentions et ce que j’ai envie de faire pour mon futur. Moi je préfère rester à 200% concentré sur le terrain et ce que je peux apporter à l’équipe.

Propos recueillis par Julien Louis.

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