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À défaut de voir Glasgow, le LOU veut voir les quarts de finale

À défaut de voir Glasgow, le LOU veut voir les quarts de finale

Le 17/12/2020 à 14:48Mis à jour Le 17/12/2020 à 15:16

CHAMPIONS CUP - Pour l’instant privé de son déplacement en Ecosse en raison de la Covid-19, le LOU devra patienter avant de rejouer sur la scène européenne. Pour autant, fort d’un bon début, le club rhodanien semble adopter une position différente vis-à-vis de cette compétition.

Ce mercredi midi, au moment d’assister à une séance collective puis d’échanger avec les Lyonnais avant leur déplacement à Glasgow, tout le monde ignorait encore que le match du week-end serait finalement annulé quelques heures plus tard. La Covid-19, qui a tant impacté l’effectif rhodanien ces derniers mois, fait cette fois du LOU une victime collatérale du placement à l’isolement de plusieurs joueurs des Warriors. Voilà qui casse un peu l’élan des Rouge et Noir qui ont parfaitement débuté leur campagne par un succès bonifié face à Gloucester, et très convaincant.

"C’était agréable à regarder. Toute l’équipe a créé des essais et je suis surtout content de la façon que l’on a eu de garder le ballon vivant, d’avoir su faire des franchissements et d’avoir enchainé les passes. Ils ont joué les uns pour les autres et j’étais plus content de ceux qui ont créé les essais que de ceux qui les ont marqués", sourit justement l’entraineur des trois-quarts, Kendrick Lynn. Bien sûr, Lyon relativisait de l’adversité offerte par des Anglais qui ne sont pas venus avec toutes leurs armes. Pour autant, "on a fait une belle partie en se concentrant sur nous. Que ce soit avec l’arbitrage ou le rythme de jeu, on l’a mieux abordé que les années précédentes", poursuit le centre Thibaut Regard. Et c’est peut-être là que, quel que soit le contexte et les décisions qui seront prises pour le match de Glasgow, se situe l’évolution du LOU et l’approche différente de la scène européenne. "On est rentré dans cette compétition avec le même état d’esprit que les autres années mais c’est vrai que l’on a un effectif plus étoffé. On peut gérer les mecs, on peut faire tourner. Tout le monde est mobilisé", fait remarquer le talonneur Mickaël Ivaldi.

Une envie de rivaliser sur deux tableaux

Pour un club qui avait connu 6 défaites en autant de matchs lors de sa première participation, puis 5 revers pour 1 seul succès lors de la campagne suivante, la prestation du week-end dernier a forcément une saveur particulière. Dans le jeu proposé, Lyon a-t-il trouvé la clé ? "Ça dépend… Chaque match est différent. Peut-être que l’on en jouera de plus serrés. Mais on a déjà vu beaucoup de jeu sur les premiers matchs, reconnait Lynn. On en avait surtout un peu marre de faire les matchs vus jusqu’à présent. Mentalement on n’était pas non plus vraiment-là pour faire quelque chose en coupe d’Europe. Maintenant, on a bien démarré", insiste-t-il. Clairement, "c’est devenu un objectif principal au LOU. On a eu de mauvaises campagnes et on a envie de rectifier ça, confesse Regard qui poursuit sa réflexion avec un autre constat. Ce bonus offensif glané avec la manière a mis peut-être davantage de doute dans l’esprit des adversaires. Je l’espère. C’est le but du LOU d’être respecté en Europe, et que les clubs ne viennent pas ici pour prendre des points facilement, plutôt pour faire tourner car ils savent que ça va être difficile."

Le format nouveau est une autre explication au changement de mentalité. "Après avoir affronté le Leinster ou les Saracens, c’est plus abordable que par le passé, reconnait Thibaut Regard. On le savait et on a coché cet objectif d’être qualifié pour les quarts de finale." Kendrick Lynn y voit même du bon pour l’avenir de la compétition, et pense que ce format "est intéressant. À voir si on peut le garder" car il permet de rester sous "pression de la performance", note le technicien néo-zélandais. Mickaël Ivaldi y voit même l’occasion "de jouer quatre finales pour pouvoir aller en quart de finale. C’est l’ambition. Clairement." Et cela doit devenir la norme avec des ambitions désormais très élevées en Top 14.

Mais les Lyonnais sont pour l’instant privés de ce match de la confirmation qui pouvait permettre de voir véritablement où le groupe se situe face à un adversaire d’un tout autre calibre. L’EPCR doit maintenant trancher sur le sort de ce duel entre Glasgow et Lyon, et attendait les résultats des tests PCR réalisés par les Lyonnais – finalement négatifs – pour disposer de tous les éléments avant de statuer, afin de prouver que le LOU était aussi en mesure de disputer ce match. Alors rencontre à rejouer ? Victoire bonifiée sur tapis vert ? Il y a plusieurs possibilités. Cela permet au moins au groupe de Pierre Mignoni de bénéficier d’un repos et de commencer à préparer son déplacement à Brive du 27 décembre.

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