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Le Stade rochelais ne veut pas sacrifier sa Champions Cup

Le Stade rochelais ne veut pas sacrifier sa Champions Cup

Le 23/11/2019 à 09:20Mis à jour Le 23/11/2019 à 11:51

Champions Cup - Mal embarqué après son entrée en lice manquée face à Exeter samedi dernier à Deflandre, le Stade rochelais doit réagir face à Sale (dimanche, 14h) pour ne pas compromettre davantage ses chances de qualification en quart de finale de la Coupe d'Europe. Une compétition qui tient très à cœur au staff jaune et noir.

"Il s’agit certainement de la meilleure équipe contre laquelle j’ai eu à préparer un match en coupe d’Europe." " La Rochelle peut casser la table et remporter la Champions Cup." Avis aux cardiaques, ces déclas lâchées, parmi tant d'autres, par Dai Young et Will Greenwood ont bientôt...deux ans ! A l'époque où le Stade Rochelais, intouchable, venait d'éparpiller consécutivement des références du rugby continental - Harlequins, Ulster, Wasps - pour sa première participation à la grande Coupe d'Europe. A l'époque où la presse anglo-saxonne s'était même laissé aller à comparer le club maritime aux All Blacks.

Le soufflé est vite retombé. A peine deux années dans le rétroviseur donc, mais une impression d'éternité exacerbée par la défaite inaugurale des Rochelais contre Exeter (12-31) dans leur antre de Marcel Deflandre. Interrogé avant ce match sur la suite de l'aventure en cas de défaite d'entrée à domicile, Jono Gibbes avait, tout sourire, trouvé une parade : "J’essaye de me souvenir mais je crois que les Saracens ont déjà perdu chez eux et ont réussi à se qualifier ensuite [...] Une défaite à la maison, c'est dur mais ce n'est pas fatal." Nous y voilà.

Une crise ? Quelle crise ?

N'en déplaise au directeur du rugby rochelais, les triples champions d'Europe n'ont en revanche jamais soulevé le trophée après une défaite sur leur terrain, en poules. Mais qu'importe, les statistiques sont faites pour être démenties. Et quand on survole le palmarès du garçon, sacré à trois reprises dans cette compétition à la tête du Leinster (2009, 2011, 2012) il en devient presque incongru de bien préciser que non, La Rochelle n'a aucunement l'intention de galvauder sa campagne européenne. Bien que déjà dos au mur. Ce n'est pas le genre de la maison désormais gardée par Ronan O'Gara, lui aussi envoûté par la grande coupe d'Europe. Quintuple finaliste, double vainqueur dans sa carrière de joueur puis d'entraîneur.

Et n'allez surtout pas demander non plus à Arthur Joly si la qualification est déjà fortement compromise, après ce faux départ. Réponse du tac au tac du pilier droit. "Mais non oh ! On parle du premier match là ! Alors oui c'est chiant, c'est à domicile, on en a pris 30, ok [...] Deux erreurs, deux essais, ça ne les rend pas supérieurs. Ce n'est pas la crise, il n'y a rien du tout. On ne va pas non plus s'enterrer."

Discours de façade ou véritable cri du cœur ? La prestation sur la pelouse de Sale devrait lever toute éventuelle ambiguïté. La Rochelle passera au révélateur dimanche (14h) face à la bande du récent champion du monde Faf de Klerk. Un coup en Angleterre et les compteurs seront remis à zéro. Une défaite sans le moindre point de bonus les Rochelais n'auront plus grand chose à espérer.

Deflandre, la belle endormie

Une partie du public rochelais, déjà, a semblé baisser pavillon samedi dernier. Plusieurs dizaines de supporters quittant le stade avant même le coup de sifflet final. Une image rare à Deflandre. D'ailleurs, niveau ambiance, les quelque 200 supporters anglais ont largement coiffé les plus de 15 000 bagnards éteints ou tout comme. Presque surréaliste, malgré la nouvelle haie d'honneur réservé aux maritimes à leur arrivée sur le parvis. "Cela sent la saison de transition", glissait dès la mi-temps un habitant d'Angoulême fidèle parmi les fidèles, abonné depuis 20 ans. Quand d'autres s'inquiètent déjà de la future ossature du club jaune et noir, alors qu'une dizaine de joueurs arrivent en fin de contrat.

Si le dernier demi-finaliste du Top 14 aimerait retrouver de sa superbe dès ce week-end, il se souvient aussi, et le prend certainement comme source de motivation, comment s'était terminé le formidable début d'épopée de la saison 2017. En eau de boudin. Véritable rouleau compresseur à Noël, véritable rouleau compressé cinq mois plus tard, le club à la caravelle espère faire le chemin inverse. Mais attention à ne pas griller une seconde cartouche. Elle serait sûrement fatale, pour reprendre le terme de Jono Gibbes, celle-ci.

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