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La Rochelle : et pourquoi pas ?

La Rochelle : et pourquoi pas ?
Par Eurosport

Le 18/01/2020 à 11:07Mis à jour Le 18/01/2020 à 11:11

CHAMPIONS CUP - Dans l’enfer du Sandy Park, les Rochelais vont tenter de réaliser l’une de leurs plus belles performances : battre Exeter, premier de Premiership et déjà qualifié pour les quarts de finale de la Champions Cup.

" Fais le ou ne le fais pas, il n’y a pas d’essai ". Célèbre est cette tirade qui ravira les fans absolus de la Saga indémodable Star Wars et qui concorde parfaitement avec le prochain match des joueurs du Stade rocherais, en déplacement à Exeter pour la sixième et dernière journée de Champions Cup. Samedi à 18h30, les Maritimes vont devoir affronter l’une des meilleures équipes d’Europe à l’heure actuelle, favorite pour glaner la Premiership et sérieuse prétendante à un sacre dans la plus belle compétition de l’Hexagone. Les Chiefs sont bel et bien les chefs de la poule 2 avec quatre victoires et un match nul spectaculaire le week-end dernier à Glasgow. On pourrait imaginer que les coéquipiers de Stuart Hogg, déjà qualifiés pour les quarts, seraient à même de faire tourner avant de recevoir Sale en championnat d’Angleterre le 25 janvier prochain. Que nenni, avec les règles éprouvantes de la Champions Cup, chaque point compte pour espérer recevoir en quarts de finale et éventuellement en demies, un avantage non négligeable. La mission des Jaune et Noir est-elle donc perdue d’avance ? " On y va pour se rattraper du match aller et pour finir sur une bonne note en Coupe d’Europe » confiait Pierre Bourgarit, de retour de suspension la semaine dernière contre Sale. « Eux vont avoir envie de prendre cinq point pour jouer le quart et éventuellement une demie à domicile. Je sais que ça va être très compliqué ".

La qualification n’a pas été abordée

Pour être tout à fait honnête, une qualification en quarts de finale du Stade rochelais appartient plus à un miracle qu’à une réelle projection. Néanmoins, comme les journalistes aiment à le rappeler, les Rochelais ne sont pas totalement éliminés de la course. Pour espérer rééditer l’exploit de la saison 2017-2018 et refaire partie du top 8 européen, les Maritimes vont devoir battre Exeter, avec le bonus offensif si possible et compter sur des défaites de Glasgow à Sale, de Gloucester à Toulouse et de Northampton à Lyon. Voilà pour le scénario le plus " plausible ". Ce dernier n’a d’ailleurs pas été évoqué dans le groupe cette semaine à en croire l’entraîneur des avants Grégory Patat. " On n’a pas abordé le sujet, on s’est concentré sur le match d’Exeter. On va affronter l’une des meilleures équipes d’Europe à l’heure actuelle qui a besoin d’écrire une histoire. Nous sommes encore jeunes dans cette compétition et on veut prendre tout ce qu’il y a à prendre. On attend des joueurs qu’ils s’évaluent par rapport à cette équipe. On va voir ce qu’on a dans le ventre. " L’objectif est donc de réaliser une grosse performance face aux Chiefs qui avaient douché la fougue des Maritimes lors de la première journée à Deflandre (12-31). Après avoir évoqué le scénario de rêve, impossible de ne pas aborder le déroulement inverse, c’est-à-dire une large défaite samedi après midi contre Exeter, invaincu depuis le 10 novembre 2019. Une possible déroute mettrait-elle à mal le capital confiance rochelais, aperçu et entretenu depuis la victoire héroïque à Glasgow ? " Franchement je ne l’ai pas vu comme ça, répondait Patat. On envoie une belle équipe, on n’a pas à rougir sur la composition par rapport à Exeter. On sait que ça sera très difficile, eux veulent leur 2e place au niveau européen pour recevoir en demi-finale. C’est une étape supplémentaire pour ce groupe. "

Des places à gagner

Les 23 Rochelais en opération commando ont été choisis. La composition d’équipe a confirmé les dires de l’entraîneur des avants : les deux internationaux français convoqués pour la préparation du Tournoi des 6 nations Grégory Alldritt et Vincent Rattez seront titulaires respectivement en numéro 8 et à l’arrière. Le retour du capitaine Romain Sazy est à noter, ainsi que la première ligne dite titulaire Priso -Bourgarit - Atonio. Un mélange de cadres historiques et de jeunes qui veulent montrer, les titularisations de Leroux, Berjon ou encore la présence sur le banc d’Aouf (pilier de retour d’une grave blessure) le symbolise amplement. Présent cette semaine en conférence de presse, le Sud-Africain Wiann Liebenberg évoquait la concurrence dans les rangs rochelais, de plus en plus forte plus la saison avance. " Je ne cache pas que j’aimerais jouer contre Montpellier mais aussi tous les matches si je peux. Du coup on va s’envoyer ce week-end et après on verra. Franchement, c’est génial (la concurrence NDLR). Ca nous pousse à travailler un peu plus et pour l’équipe c’est le mieux. La saison dernière on avait beaucoup de blessés en troisième ligne et cette saison, que tout le monde soit en forme et prêt à jouer, ça fait du bien. " Liebenberg est dans le vrai et les places commencent à couter cher. Avec l’ascension des jeunes comme Lavault, Boudehent, Leroux, Favre et consorts, les cartes ont été redistribuées depuis quelques semaines. Un exemple parmi d’autres : Kini Murimurivalu, titulaire à l’aile ce week-end. L’homme fort du triangle arrière depuis de longues saisons a vu son temps de jeu diminuer et sa confiance avec. Lui comme d’autres (West, Timani) auront envie de se montrer pour donner encore un peu plus le mal de crâne au duo Gibbes - O’Gara. Avant de se frotter aux Chiefs, les voyants sont au vert. À ces Rochelais de prouver leur solidarité pour que le Sandy Park, à l’instar de Marcel-Deflandre le 16 novembre, se taise aux alentours de 20 heures samedi soir.

Paul Arnould.

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