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Kolbe : "Nowell est un joueur à part"

Kolbe : "Nowell est un joueur à part"

Le 25/09/2020 à 17:13Mis à jour Le 25/09/2020 à 17:48

CHAMPIONS CUP - A la veille de leur alléchant duel qui se jouera dans le cadre de la demi-finale de Coupe d'Europe opposant Exeter à Toulouse, l'ailier sud-africain du Stade toulousain Cheslin Kolbe a évoqué son homologue, l'anglais Jack Nowell.

Leur duel va valoir leur pesant d'or. Comme d'autres à d'autres endroits du terrain retorquerez-vous... Bien sûr, on salive à celui que vont se livrer les centres Henry Slade et Pita Akhi par exemple, celui opposant Stuart Hogg à Thomas Ramos, ou même Jonny Gray à Rory Arnold. Mais tout de même. Le mano à mano que vont se livrer Cheslin Kolbe et Jack Nowell sur la pelouse du Sandy Park promet d'être sacrément spectaculaire. L'originalité de ce duel, c'est que les deux hommes se connaissent bien. Kolbe l'a évoqué cette semaine : "J'ai joué contre lui durant la Coupe du monde des moins de 20 ans en 2013, et il avait vraiment retenu mon attention." Et pour cause : il y a sept ans, les moins de 20 ans anglais avaient remporté le titre mondial malgré une défaite en phase de poule contre l'Afrique du Sud de Kolbe. Nowell avait même marqué un essai en finale contre le pays de Galles, qu'il avait affronté aux côtés de ses partenaires actuels de club Henry Slade et Luke Cowan-Dickie.

Malgré la déception logique de l'un, les deux ailiers ont gardé le contact : "Depuis, on échange régulièrement via les réseaux sociaux. Il est père de famille, moi aussi, et c'est en parlant de nos familles respectives que l'on a noué un lien. Pour moi, il est un joueur à part. On pratique le même genre de rugby : il a beaucoup de vitesse, de puissance et possède d'excellents changements d'appuis. Il apporte beaucoup à son équipe."

Kolbe : "Petit, je faisais des cadrages-débordements dès que j'allais chercher quelque chose dans le frigo"

Bien que retenu dans le groupe qui a atteint la finale de la dernière Coupe du monde au Japon, Nowell n'avait pas eu l'occasion de croiser le fer avec Kolbe en finale. Victime de la concurrence avec Jonny May et Anthony Watson qui étaient titulaires au coup d'envoi, Nowell n'avait pas pris place sur le banc en raison de son manque de polyvalence, où Eddie Jones avait préféré placer Henry Slade et Jonathan Joseph. L'ailier d'Exeter avait donc assisté impuissant au récital livré par Kolbe, qui avait inscrit ce soir là l'un de ses trois essais marqués lors du Mondial.

A le voir virevolter de la sorte sur le terrain, à le voir humilier les défenseurs les uns après les autres, on se demande comment ce diable de Cheslin Kolbe a développé ce fantastique jeu de jambes. Et là encore, l'intéressé a quelques éléments de réponse qui sont pour le moins improbables : "Quand j'étais petit, je passais mon temps à faire des cadrages-débordements dans la maison. Quand j'allais à la douche, ou quand j'allais prendre quelque chose dans le frigo... J'avais toujours l'habitude de courir et d'esquiver quelque chose au dernier moment. Ensuite, j'ai continué en jouant à toucher dans la rue avec mes amis. J'essayais des trucs parfois impossibles, mais ça me faisait marrer de filer le tournis à l'adversaire qui essayait de m'arrêter."

Vous comprendrez donc pourquoi l'ailier du Stade Toulousain enchaîne avec autant de facilité les "cad-débs" d'un côté ou de l'autre : "Je peux le faire des deux côtés, oui. Une grande majorité de joueurs privilégient un côté car il s'y sentent plus à l'aise, mais je m'entraîne autant d'un côté que de l'autre." Une palette technique complète qui lui laisse tout le loisir d'improviser une fois sur le terrain : "Pour être très honnête, je ne sais jamais trop ce que je vais faire à l'avance... C'est mon corps qui prend le contrôle et qui décide. Mais il m'arrive souvent de me surprendre tout seul." Et nous avec...

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