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Des regrets éternels pour le Racing, Exeter champion d’Europe !

Des regrets éternels pour le Racing, Exeter champion d’Europe !

Le 17/10/2020 à 19:37Mis à jour Le 17/10/2020 à 20:31

CHAMPIONS CUP - Le Racing 92 s’est incliné pour la troisième fois de son histoire en finale de Coupe d’Europe, battu par Exeter ce samedi à Bristol (31-27). Revenus à 1 point dans le final, les Franciliens n’ont pas pu arracher ce succès, même à 15 contre 14.

Cette 25e finale de Champions Cup sera quoi qu’il arrive historique car outre le fait qu’il s’agit de la finale la plus prolifique de l’histoire avec huit essais marqués, elle sacre Exeter pour la première fois de son histoire. Le Racing bute pour la troisième fois depuis 2016 en finale et pourra regretter longtemps son entame mais aussi cette fin de match où l’on pensait que le succès lui tendait les bras. Lorsque Tomas Francis est averti pour un en-avant volontaire (72’), il laisse les Chiefs à 14 et sous la pression de Racingmen entreprenants. Une action de plus de deux minutes se poursuit, sur la ligne adverse et la faille n’est jamais trouvée, tandis que l’on se demande encore comment Finn Russell n’a pas pu tenter le drop… Une situation à laquelle le club anglais répond par une longue possession débouchant sur une pénalité de Joe Simmonds (80’+1) – après la sirène comme la vidéo le confirmera – scellant donc le sort de cette finale passionnante.

Par son côté frustrant, cette fin de match fait donc écho au premier quart d’heure totalement manqué par le club francilien. Handicapé par les adducteurs sifflants de Teddy Iribaren, le Racing a totalement déjoué, concédant un premier essai de Luke Cowan-Dickie suite à un ballon porté (8’, 7-0), puis une réalisation de Sam Simmonds sur une autre belle avancée des avants après une pénalité jouée à la main (16’, 14-0). De quoi faire douter toute une équipe…

Un Racing tout le temps dans la réaction

Le mental des hommes de Laurent Travers, qui a longtemps hésité à faire entrer Maxime Machenaud dès les premiers instants de cette première période, est donc mis à rude épreuve. Derrière un Virimi Vakatawa dynamiteur, le Racing trouve tout de même la faille par deux fois durant le premier acte. Grâce à Simon Zebo suite à une passe sautée de Finn Russell permettant un surnombre sur les extérieurs (20’), et grâce à Juan Imhoff sur une longue séquence (32’).

Ces efforts sont cependant toujours suivis de déceptions, et Harry Williams vient bonifier une séquence de pick and go, elle-même consécutive à des erreurs de relance (40’, 21-12). Ce constat s’ajoute à celui d’une charnière francilienne pas à la hauteur de cette finale, car outre Iribaren diminué, Russell n’a pas toujours fait les bons choix. L’ouvreur se fait intercepter une passe trop ambitieuse devant ses 22m, permettant à Jack Nowell de servir Henry Slade (45’). Cet essai venant en guise de réponse au doublé de Simon Zebo (43’). Encore une fois frustrant. D’autant que Camille Chat permet une autre réduction de l’écart quasiment dans la foulée, sur un ballon porté conquérant (50’, 28-24). La suite peut se résumer par un duel de lucidité et de concentration. Le Racing tient bon à l’heure de jeu quand Exeter lui impose une séquence de presque 20 temps de jeu, mais n’arrive pas à prendre les commandes d’une finale où il aura semblé à la fois si proche et si loin du sacre européen.

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