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Paillaugue : "Je me méfie du Connacht comme du loup blanc"

Paillaugue : "Je me méfie du Connacht comme du loup blanc"

Le 13/11/2019 à 10:54Mis à jour Le 13/11/2019 à 11:54

CHAMPIONS CUP - Montpellier Dimanche (14h), les Héraultais débuteront leur campagne européenne dans l’antre du Connacht. L’équipe présumée la plus “faible” d’une poule relevée (avec Toulouse et Gloucester). Un piège à éviter selon le numéro neuf, qui revient sur les participations passées du MHR à cette compétition, avant de décrypter ce premier rendez-vous irlandais.

Rugbyrama : Comment vous êtes-vous senti à Toulon (une demi-heure jouée) où vous effectuiez votre retour à la compétition après votre blessure (déchirure adducteurs) à Bayonne ?

Benoît Paillaugue : Très bien. Ce n’était pas réellement prévu que je fasse mon retour face au RCT, plus sur le premier match de Champions Cup. Mais j’avais des bons ressentis aux entraînements et je me sentais bien, d’attaque. On a donc pris la décision avec le staff, en accord avec les médecins, de me mettre dans le groupe pour Toulon. J’étais ravi de cette confiance accordée, de retrouver le groupe et j’ai eu de bonnes sensations durant la rencontre.

Avec un peu de recul, voyez-vous ce nul décroché sur la Rade (19-19) comme le verre à moitié vide ou à moitié plein ?

B.P : Difficile de répondre, parce que ça reste un bon résultat, mais nous avons eu l’opportunité de gagner. Après, je répondrais plutôt “ à moitié plein ”, car à la fin du match, on sentait un peu de frustration dans le vestiaire et c’est de bon augure pour la suite. Le groupe ne se satisfait pas d’un match nul à Toulon, il a envie de gagner. On a vu une équipe qui avait vraiment la volonté de remporter cette rencontre et qui a aussi trouvé les ressources pour revenir au score lorsqu’elle a été menée de dix points. Nous avons aussi pas mal de fois franchi leur défense, quatre ou cinq fois, mais on a malheureusement péché dans la finition. Ce qui n’a pas permis à l’équipe de triompher.

Un constat récurrent cette saison, à l’image de l’indiscipline…

B.P : C’est sûr, il va falloir vite gommer ça ! On le répète à chaque fois, mais là, il faut vraiment qu’on ait une grosse prise de conscience car nous allons attaquer des matches importants en coupe d’Europe, où on sait qu’au moindre faux pas, l’équipe peut vite être éliminée. C’est aussi un arbitrage différent et les petites choses peuvent vite prendre de grosses ampleurs. A un moment donné, il va donc falloir mettre un coup de collier sur l’indiscipline car ça peut nous faire encore perdre et sortir de cette compétition. Ce qu’on ne veut pas. Les deux rencontres qui arrivent seront des tests pour nous.

Top 14 - Benoit PAILLAUGUE (Montpellier), face à Bordeaux-Bègles.

Top 14 - Benoit PAILLAUGUE (Montpellier), face à Bordeaux-Bègles.Icon Sport

Vous avez vécu les sept campagnes européennes (Hcup ou Champions Cup) du MHR depuis 2011. Quel bilan en dressez-vous ?

B.P : Le bilan est forcément négatif. Cela fait sept ans qu’on joue cette compétition et l’équipe ne s’est qualifiée qu’une seule fois. Le ratio est vite fait ! On ne fait pas de bonnes campagnes. On n’a connu qu’un seul quart de finale, à l’extérieur à Clermont (36-14, avril 2013) et on l’a perdu. Depuis, on ne s’est pas requalifié. Alors, si le club veut grandir et si nous voulons grandir aussi, il va falloir puiser dans nos ressources pour changer ça. Je pense que le groupe a maintenant plus de vécu commun, surtout dans cette compétition et ça serait bien qu’on ailler chercher quelque chose de plus important en commençant par se rapprocher des places qualificatives. Même si nous avons une poule relevée avec Toulouse…

Qu’est ce qui vous a manqué jusque-là pour y parvenir ?

B.P : De la constance. Par expérience, on sait que le haut niveau passe par ce point essentiel qui nous a manqué par le passé. Nous savons aussi qu’il ne faut pas perdre à domicile. Car si cela arrive c’est presque terminé dans cette compétition. La discipline est aussi hyper importante. Et dans ces rencontres européennes, sur le peu d’occasions que tu peux avoir, il faut te montrer tueur. Gagner en lucidité. Tu dois surtout avoir des exigences individuelles et collectives très importantes.

Votre regard sur ce premier déplacement au Connacht dimanche (14h) ?

B.P : C’est une équipe très structurée qui aime réciter son jeu. Avec aussi pas mal d’individualités dangereuses derrière qui jouent bien les coups. On prétend que c’est l’équipe la plus faible de cette poule, mais moi je m’en méfie comme du loup blanc. Avec l’expérience, on va se casser les dents sur ce premier match à l’extérieur si on croît à cette théorie. Il faut très bien préparer ce rendez-vous et aller en Irlande avec des ambitions mais aussi, un grand respect pour cet adversaire.

Mohed Altrad et Xavier Garbajosa ont annoncé comme objectif européen minimum cette saison, la qualification en quart-de-finale. En avez-vous parlé entre joueurs ?

B.P : Non. Le président et le coach s’en sont chargés pour nous, donc vous savez maintenant le boulot qu’il nous reste à faire.

A l’instant T pensez-vous votre équipe capable de rééditer sa performance de 2013 ?

B.P : Oui, même si nous avons un nouveau système et qu’il nous faudra encore un peu de temps pour tout assimiler. On manque aussi encore un peu de confiance mais elle ne viendra qu’avec les victoires. Si on peut en enchaîner quelques-unes, je pense que cela donnera beaucoup d’allant et d’assurance à ce groupe. Nous avons beaucoup de qualités, on en est conscients. Mais la qualité ne fait pas tout. Il faut jouer en équipe comme on essaye de le faire depuis le début de saison. L’apport des internationaux va nous faire du bien comme celui des nouveaux joueurs qui vont arriver (Pollard et Steyn). Il va y avoir une émulation dans le groupe qui va faire du bien à tout le monde.

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