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Affaire Boudjellal : l’EPCR condamné en appel pour diffamation

Affaire Boudjellal : l’EPCR condamné en appel pour diffamation
Par Arnaud Beurdeley via Midi Olympique

Le 07/10/2020 à 11:00Mis à jour Le 07/10/2020 à 11:18

Dans le procès en diffamation qui opposent Mourad Boudjellal à l'EPCR, la Cours d'Appel d'Aix-en-Provence a confirmé la condamnation de l'instance régissant les compétitions européennes et de son directeur général Vincent Gaillard.

En février dernier, Mourad Boudjellal avait remporté une première manche. Dans son procès en diffamation contre l’European Professional Club Rugby (EPCR), l’organe régissant les compétitions européennes avait été condamné à 10.000 euros d’amende. Son directeur général Vincent Gaillard avait lui été écopé de 5.000 euros d’amende, avec sursis. L’EPCR et Vincent Gaillard avaient aussi été condamnés à verser 30.000 euros à Mourad Boudjellal et 10.000 euros au RCT au titre du préjudice moral. Ils avaient fait appel. Mardi, la cours d’appel d’Aix-en-Provence a de nouveau condamné l’EPCR et Vincent Gaillard, pour diffamation, à verser 10.000 euros à Mourad Boudjellal au titre de dommage et intérêts en réparation de son préjudice moral. L’EPCR et son directeur Vincent Gaillard ont également été condamnés à deux amendes de 3.000 et 1.500 euros chacun, la cours d’appel d’Aix-en-Provence ne retenant pas "la bonne foi" des deux parties.

Par ailleurs, une dernière amende de 5000 euros avec sursis a été prononcée dans le jugement dont Rugbyrama a eu connaissance. La constitution de partie civile du RCT a également été reconnue. "La vraie justice a reconnu que l'EPCR m'avait diffamé", a réagi Mourad Boudjellal, ce mercredi, au lendemain du jugement. "La justice a confirmé non seulement que mes propos n’étaient pas homophobes, mais surtout que l’EPCR n’avait aucune légitimité pour me juger là-dessus, poursuit-il. En clair l’EPCR avait voulu inscrire une ligne à mon casier disciplinaire. Finalement, on se dirige vers une inscription au casier judiciaire de Vincent Gaillard et de l’EPCR."

En juillet 2018, l’EPCR avait qualifié "d’homophobe" le comportement du président toulonnais. Mourad Boudjellal avait été condamné à 75.000 euros d’amende par la commission de discipline de l’EPCR, pour "conduite inappropriée." Après un match entre RCT et Trévise, Mourad Boudjellal s’était inquiété que Mathieu Bastareaud soit cité pour une insulte homophobe envers un joueur italien : "Je crains le côté mormon de l’EPCR, avec les Gallois et les Irlandais", avait-il notamment déclaré." J’ai juste dit que quand Bastareaud dit “pédé”, c’est une insulte réflexe, pas homophobe, avait alors expliqué Mourad Boudjellal, deux ans après. C’est ma façon de voir les choses. Pas celle de l’EPCR. Mais ils n’avaient la compétence pour me juger là-dessus."

Enfin, L'EPCR n'en a pas terminé avec Mourad Boudjellal, puisque une autre plainte déposée par ce dernier est toujours en cours d'instruction, dans l'affaire du faux SMS qu'aurait adressé l'ancien Président du RCT à un dirigeant de l'EPCR…

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