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UBB : une compétition "vachement excitante"

UBB : une compétition "vachement excitante"

Le 11/12/2020 à 09:44Mis à jour Le 11/12/2020 à 09:47

CHAMPIONS CUP - L'UBB retrouve les pelouses de Champions Cup ce vendredi comme Northampton. Christophe Urios a préparé cette compétition avec toute la minutie qu'on lui connaît. Retour des Internationaux, analyse de l'équipe adverse et de l'arbitrage, le manager girondin a examiné tous les facteurs qui pourront mener son équipe à la réussite.

"Ce sont les meilleures équipes, de haut-niveau, les meilleurs staffs, les meilleurs arbitres. C'est une compétition incroyable." Christophe Urios fait rarement dans le superlatif par hasard. Non. La Champions Cup demeure pour le manager bordelo-béglais et son équipe, un véritable challenge. Aussi, après la déception de la défaite contre le Racing à domicile, passer aussi vite à la Coupe d'Europe, ne peut que les motiver. "On sait pourquoi on n'a pas réussi à gagner contre le Racing. On l'a soldé très rapidement parce que ce qui m'intéresse, c'est ce qui arrive devant nous, La Coupe d'Europe. C'est une compétition fantastique, elle est avec un format très très court, plus court que les autres années. On n'a pas le temps de s'apitoyer, de pleurer. On n'a pas le temps de douter. Il faut juste y aller." Et pour y aller, l'UBB va bénéficier du retour de pas mal de forces vives, de retour des tournées internationales.

Une semaine particulière

Et pour préparer le voyage chez les Saints de Northampton, l'encadrement a bouleversé sa semaine d'entraînement. "On a fait le choix de faire une semaine particulière, en faisant tous les matins. En laissant tous les après-midi de récupération, cela permet de régénérer. En sachant aussi que c'est une semaine très courte après des matchs compliqués". L'autre raison, c'est l'intégration des Internationaux revenus de tournées. Petti, avec qui le manager a "parlé d'homme à homme", Cordero, Kaulashvili, Cazeaux, Woki, Jalibert, Moefana, voilà qui peut transformer une équipe ou au moins lui donner du peps : "Franchement, ils faisaient plaisir à voir. On en avait besoin après le match du Racing. On avait besoin de cette bouffée d'oxygène. Ils sont contents d'être revenus."

Et surtout, tous sont motivés pour jouer ce match, au point d'envoyer des textos au manager la semaine dernière. Idéal pour l'UBB qui a besoin de cette dimension physique pour s'imposer. Christophe Urios le martèle : "On aime jouer au rugby. On a une équipe qui sait jouer au rugby avec un jeu dynamique, mais elle a besoin d'être prête et de s'engager physiquement. Quand on est un peu en dedans, contre le Racing par exemple, parce que probablement émoussé, on a du mal."

Un match contre Northampton qui pourrait ressembler à celui contre Montpellier

L'adversaire pour ce retour en Champions Cup, ne brille pas en ce début de championnat anglais avec trois défaites en trois matchs. Mais le manager girondin ne se limite pas à ses chiffres. "C'est une équipe qu'on ne connaît pas bien finalement, parce qu'elle n'a fait que 3 matchs. Elle n'avait pas ses internationaux non plus." Dont un certain Dan Biggar. Pour Christophe Urios, ce sera un "match avec un ballon qui va rester sur le terrain, car cette équipe joue assez peu en touche. Je trouve que cela va se rapprocher beaucoup de Montpellier. Dans les formes de jeu, dans tous les cas."

Surtout, il s'attend à une autre intensité, une autre niveau de jeu, celui de la Champions Cup. "Moi, je trouve que cette compétition sur 4 matchs est vachement excitante. Je ressens là, ce que j'ai ressenti lors des prolongations de France-Angleterre. Le moindre truc, tu fais une faute, tu as perdu. Là, c'est pareil. On va pour un premier match à Northampton "top". On sait qu'il faudra ramener le plus de points possibles et ça, ça m'excite. Comme les joueurs."

"La grande différence pour moi, c'est l'arbitrage"

Christophe Urios a aussi analysé la sévérité ou les libéralités du Gallois Ben Whitehouse, qui sera au sifflet. Il est "très à cheval sur les lignes de hors-jeu, sur les rucks, mais qui siffle peu de fautes : 20 fautes par match en moyenne. Cela veut dire qu'il laisse jouer. On peut s'attendre à un match joué plus qu'un match stratégique comme la semaine dernière." Il semble bien que le staff de l'Union a potassé sur cet aspect de première importance en Coupe d'Europe. "Il faut faire attention parce que c'est un arbitre qui siffle assez peu parce que 20-21 fautes par matchs, ce n'est pas beaucoup de moyenne, quand même. 74% des fautes sont plutôt pour la défense. Donc c'est quelqu'un qui privilégie l'attaque. Si nous, on fait plus de 10 fautes et notamment plus de 10 fautes sur le plan défensif, cela veut dire que l'on est les rois des cons. On est prévenus, on le sait. Si on se fait choper, une fois, deux fois, trois, quatre fois sur la ligne de hors-jeu, cela veut dire que l'on n'aura pas compris la leçon de la semaine."

Jalibert sur le banc

Quid de l'équipe alignée pour cette première confrontation européenne ? Les Internationaux de retour, vont "plutôt bien". Si on sait que Cyril Cazeaux sera titulaire, l'incertitude plane en ce qui concerne Matthieu Jalibert. "On ne sait pas, on va attendre le dernier moment. Il ne s'est pas entraîné de la semaine. Il est en soin. Cela va beaucoup mieux. C'est une béquille au mollet, ce n'est pas grave. Mais si on avait joué samedi, cela aurait été moins gênant. Là, on est limite. Il n'attaquera pas le match de toute façon. Il est prévu remplaçant. Tu comprendras bien qu'on prendra zéro risque parce qu'avec les matchs que l'on a derrière..."

Autre difficulté, intégrer des Internationaux qui ont fait une tournée de "deux mois, pas 3 semaines". Mais difficile de croire que l'UBB se priverait de Petti et Cordero. Christophe Urios a lâché quelques indices : "L'équipe qui va être présente sur le match de Northampton, elle prend en compte : un le match du Racing, deux le retour des internationaux, trois l'équipe des Saints et quatre avoir un banc solide. Avec un renfort par ligne, ce sera certainement une belle bouffée d'oxygène pour une Union qui enchaîne les matchs."

Ce rythme hebdomadaire pourrait jouer son petit rôle dans ce premier match européen : "Il ne faut pas oublier que c'est un début de saison pour eux aussi. Ils ont 3 matchs. Donc, ils ne sont peut-être pas encore complètement rodés. Mais par contre, ils sont beaucoup plus frais que nous. Parce que nous, j'ai l'impression que l'on a fait 100 matchs déjà !"

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