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Toulouse : la génération dorée aux commandes

Toulouse : la génération dorée aux commandes
Par Eurosport

Le 28/03/2019 à 17:52Mis à jour Le 31/03/2019 à 08:26

CHAMPIONS CUP - À l’heure d’un quart de final de Champions Cup face au Racing 92, le Stade Toulousain impressionne par la qualité de son jeu et surtout de ses jeunes. Michel Marfaing, directeur du centre de formation de Toulouse a vu évoluer cette génération dorée du centre de formation jusqu’à la tant convoité équipe première.

Toulouse c’est ce subtil mélange entre l’expérience des anciens et la fougue des plus jeunes. Toulouse c’est ce bras tendu, rageur, à ceux qui pensent que le rugby a perdu de sa superbe. Préférant bouder un Top 14 qui ne les amuse plus, se moquant presque d’un haut niveau qu’ils n’ont connu qu’à travers leurs idoles. Pourtant certains amoureux du ballon ovale se mettent, le temps d’un songe, à croire au retour du "jeu de main, jeu de toulousain". Un désir secret qu’ils n’ébruitent pas de peur d’être ridicule mais qu’ils savent désormais possible grâce à l’arrivée de ces jeunes. Ces joueurs d’une autre génération, nés dans les rides d’un rugby d’antan, que tous les nostalgiques aimeraient de nouveau admirer afin de s’extasier le temps d’un match. Ils s’appellent Peato Mauvaka, Cyrille Baille, Romain Ntamack, Thomas Ramos ou encore François Cros. Ils ont 20 ans à peine mais incarnent le second souffle que le Stade Toulousain attendait. Michel Marfaing, directeur du centre de formation du club les a formés avec comme unique but de les faire passer dans le groupe de la première. Il raconte, non sans une certaine fierté, leur évolution dans le club et ce qui les caractérise en tant que joueur devenu professionnel.

Peato Mauvaka : (15 matchs – 6 titularisations) :

"En espoir son point fort était sa faculté à se déplacer, à jouer le ballon parce que c’est un technicien hors pairs. Il a une qualité de gestuelle qui est assez impressionnante avec des qualités de vitesse, d’appuis et de course et de mobilité".

Si pour Michel Marfaing il ne fait nul doute que le talon va s’imposer malgré la précocité de sa possible titularisation contre le Racing 92, il souligne tout de même ses axes de travail qu’il devait alors améliorer. "Ces mêmes qualités avaient certains désavantages. Sur certains matchs il faisait des gestes qu’il ne maîtrisait pas encore complètement. Il perdait des ballons. Il manquait alors un peu de régularité sur ses performances".

Top 14 - Peato Mauvaka (Toulouse) contre Montpellier

Top 14 - Peato Mauvaka (Toulouse) contre MontpellierIcon Sport

Cyrille Baille : (9 matchs – 4 titularisations) :

"Quand on l’avait sur le centre de formation, on voyait qu’il avait des qualités de ballon et de gestuelles très intéressantes. Il nous faisait beaucoup penser à Christian Califano. Un joueur capable de jouer, d’aller suppléer un trois-quarts et qui savait être efficace sur un deux contre un. Des qualités que l’on veut et dont on a besoin aujourd’hui dans une équipe comme le Stade Toulousain qui envoie du jeu".

Ses points d’améliorations, s’il devait lui en trouver serait "sa régularité. Ce sont des joueurs qui ont un potentiel hors norme. C’est donc cette régularité qu’il a réussi à avoir au niveau espoir. Aujourd’hui il a déjà quand même un vécu, il ne découvre pas le haut niveau comme Peato Mauvaka. Il s’est déjà imposé."

Top 14 - Cyril Baille (Toulouse)

Top 14 - Cyril Baille (Toulouse)Icon Sport

Romain Ntamack (18 matchs – 15 titularisations) :

"Lui c’est un cas particulier. Romain est resté peu de temps au centre de formation. Il s’entrainait et jouait déjà avec l’équipe première. Il a des qualités énormes que ce soit de la technique individuelle ou de la dimension mentale. Aujourd’hui, le mental est partie prenante quand on bascule sur l’effectif premier. Il est capable de s’adapter en permanence à un niveau supérieur. Il a seulement besoin de temps de jeu, et il l’a".

Top 14 - Romain Ntamack (Toulouse) contre Toulon

Top 14 - Romain Ntamack (Toulouse) contre ToulonIcon Sport

Thomas Ramos : (21 matchs – 16 titularisations) :

"Il a eu le déclic pour basculer dans le monde professionnel à Colomiers quand il était en prêt.

Je me souviens qu’au centre de formation et avec les équipes de France jeunes, il avait ce point fort sur les duels. Même encore maintenant, c’est un joueur qui est capable d’effacer un adversaire sur une action. Il avait besoin de travailler défensivement sur l’homme pour être meilleur. On se rend compte aujourd’hui qu’il a franchi un palier et même si ce n’est pas encore un point très fort chez lui c’est une chose qui a été dynamisée et qui en fait aujourd’hui un international".

Thomas Ramos (Toulouse) plaqué par un joueur de La Rochelle

Thomas Ramos (Toulouse) plaqué par un joueur de La RochelleIcon Sport

François Cros (19 matchs – 16 titularisations) :

"Je me rappelle se ses premiers matchs qu’il a produit avec l’équipe une. On lui avait reproché cette dimension physique dans l’engagement. Avec cette expérience des professionnels on se rend compte qu’aujourd’hui c’est devenu un point fort. Le temps de jeu lui permettra encore de s’améliorer".

La question vient alors de savoir comment le Stade Toulousain est passé d’une saison blanche l’année passée à la première place de Top 14 aujourd’hui. Michel Marfaing explique un changement d’organisation dans la prise en charge des nouveaux joueurs par le groupe premier. "Ce qui a été bénéfique cette année pour les jeunes c’est d’évoluer et de s’entrainer en parallèle et en permanence sur les mêmes créneaux que l’équipe première. Le fait ensuite que les entraineurs espoirs soient devenus des entraineurs adjoints de l’équipe fanion a donné un nouvel élan au club. Les coachs de la une se sont vite rendu compte que certains joueurs n’étaient pas très loin, voire au même niveau, que certains pros. Ce qui a permis de dynamiser nos garçons à fort potentiel".

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