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Guitoune : "On ne vient pas en victime"

Guitoune : "On ne vient pas en victime"
Par Jeremy Fadat via Midi Olympique

Le 20/04/2019 à 14:58Mis à jour Le 20/04/2019 à 15:01

CHAMPIONS CUP - Ce samedi, à la veille de la demi-finale de Champions Cup sur le terrain du Leinster, le trois-quarts du Stade toulousain Sofiane Guitoune a souligné l’appétit et l’enthousiasme qui anime son équipe. Et s’il sait que les Irlandais sont les grands favoris, lui est persuadé que les Rouge et Noir ont les ressources pour les renverser.

Rugbyrama : Vous allez défier le tenant du titre et grand favori à sa succession chez lui. Que pensez-vous du Leinster ?

Sofiane Guitoune : C’est une belle équipe, une grosse équipe. C’est quasiment la sélection irlandaise. Ils sont beaux, ils sont forts (sourires). Mais on ne vient pas ici en victime non plus. Sinon, on leur laisserait leur victoire et on ne présenterait pas sur le terrain. On veut faire un gros match mais pas juste pour dire qu’on a fait un gros match et qu’on a rivalisé avec le Leinster. On a envie de battre cette équipe, c’est tout.

Et c’est une équipe que vous avez déjà affrontée deux fois en phase de poule cette saison…

S.G. : Lors du premier match, on ne savait pas trop où on allait et on avait peur de prendre une raclée. Je me souviens que la veille du match à Bath, on regardait celui du Leinster contre les Wasps. Ils leur avaient mis plus de cinquante points. On craignait alors plus la rencontre de la semaine suivante contre eux que celle du lendemain. Mais, finalement, on a fait quelque chose de grand avec une équipe dans laquelle pas mal de jeunes commençaient. On a vu que c’était possible de les battre. Cette victoire nous a fait énormément de bien et nous a apporté beaucoup de confiance pour la suite. Au match retour, nous sommes tombés dans leur piège et le Leinster a maîtrisé de bout en bout. Nous n’avons pas réussi à inverser la pression et n’avons pas su concrétiser nos occasions. Il faut maintenant faire la synthèse de ces deux rencontres. Je crois que le premier match nous a servi pour toute la saison et que le deuxième va nous servir pour demain.

Le staff avait promis des choix forts dans sa composition, ce qui s’est traduit par les titularisations de Joe Tekori en troisième ligne ou Pita Ahki au centre. Est-ce pour imposer votre puissance

aux Irlandais ?

S.G. : Oui, ce sont des choix forts de la part des entraîneurs mais quand on voit les matchs que font Joe ou Pita cette saison… Effectivement, ils sont très costauds mais un joueur comme Pita est aussi capable de prendre les intervalles. Nous devrons évidemment encaisser toutes les charges que vont nous imposer les joueurs du Leinster.

Champions Cup - Adam Byrne (Leinster) et Sofiane Guitoune (Toulouse)

Champions Cup - Adam Byrne (Leinster) et Sofiane Guitoune (Toulouse)Icon Sport

Cela fait longtemps que le club n’avait pas connu de demi-finale. Comment gérez-vous l’aspect émotionnel au moment d’aborder cet événement ?

S.G. : La chance que l’on a dans cette équipe, même si on n’a pas beaucoup d’expérience des phases finales vu la jeunesse du groupe, c’est l’insouciance qui fait notre force. On ne se pose pas trop de questions dans le vestiaire. Je crois que c’est ce qui peut nous permettre d’exister et, je l’espère, de faire un bon match. Puis il y a quand même le vécu de Jerome Kaino, de Charlie Faumuina, de Max Médard qui sont là pour nous guider. Je le répète, ce groupe est jeune mais il est plein de talents et il ne se prend pas trop la tête.

Pouviez-vous imaginer, l’été dernier, que ce groupe serait dans le dernier carré européen ?

S.G. : En trois ans, le groupe a beaucoup changé, s’est rajeuni et s’est un peu libéré. Il y avait le poids du passé avec tous ces titres mais aussi le poids des anciens. Certains jeunes, peut-être par respect ou je ne sais pas trop quoi, n’avaient pas forcément réussi à s’exprimer vraiment. Aujourd’hui, ça se passe très bien. Même si, je me rappelle le premier match amical cette année : tu vas faire le derby à Colomiers et tu perds. Tu te dis que ça va être dur. Deuxième match à Perpignan, pareil. Personnellement, je n’aurais jamais pensé être là, en demi-finale mais, au fur et à mesure, l’appétit vient en mangeant. Cette place, on ne l’a volée à personne et on a envie d’aller bien plus loin.

Ressentez-vous tout de même une forme de pression à la veille de la demi-finale ?

S.G. : C’est plus de l’excitation que de la pression. Il me tarde d’être sur le terrain. Cela fait une semaine que je n’arrive pas trop à dormir (sourires).

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