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Champions Cup - Pierre Mignoni : "On n’est pas invité pour rivaliser avec ces équipes"

Mignoni : "On n’est pas invité pour rivaliser avec ces équipes"

Le 08/12/2018 à 17:38Mis à jour Le 08/12/2018 à 17:39

CHAMPIONS CUP - Lourdement battu par les Glasgow Warrios (22-42) sur sa pelouse du Matmut Stadium de Gerland, le LOU a concédé sa troisième défaite de rang en Champions Cup. Son entraineur Pierre Mignoni reconnaissait après la rencontre l’écart entre son équipe et son adversaire.

Rugbyrama : Qu’est-ce que vous retenez de cette défaite ?

Pierre Mignoni : Je retiens qu’il n’y a pas photo aujourd’hui. Il faut reconnaitre que Glasgow être une grande équipe. Comme je l’ai dit à mes joueurs, ça leur montre la différence réelle entre notre Top 14 et ce niveau-là. On n’est pas invité, dans notre championnat, pour rivaliser avec ces équipes-là. Ou pas assez. Franchement on fait un bon match de rugby. Mes joueurs se sont donnés et ont fait des choses intéressantes en attaque. Mais il y a détails qui font qu’au haut-niveau, ça ne pardonne pas. Tu prends des essais beaucoup trop facilement. Ça s’appelle le haut-niveau.

Le moindre relâchement, notamment près des lignes, coûte cher.

P.M. : C’est ça ! Dès que tu relâches… Ils sont tellement mal habitués de par notre championnat que ces erreurs-là ne pardonnent pas. On leur dit tous les jours avec le staff de s’entrainer beaucoup plus pour faire beaucoup plus que ce qu’il faut pour notre championnat. Parfois, ça suffit… Mais là ça ne suffit pas ! Je suis sûr que ça montre à certains joueurs, à nos bons jeunes, tout le chemin qu’ils ont à faire tous les jours. C’est un travail quotidien à répéter, avoir cette exigence de monter le niveau à chaque entrainement, de savoir pourquoi tu es là.

Quelles sont les satisfactions individuelles ?

P.M. : Des joueurs ont montré qu’ils étaient sur le bon chemin, mais je n’ai pas envie de les citer. Je vais quand même citer celui qui joue en équipe de France, Félix Lambey. Il est capable de rivaliser à ce rythme-là même s’il a besoin de faire des matches comme ça plus souvent. Mais on ne les fait pas, donc c’est compliqué. Après on se plaint pour l’équipe de France, savoir pourquoi elle est dans le dur… Il faut se poser les bonnes questions. A Lyon, on a vraiment besoin de se rendre compte du haut-niveau. Ça montre à tout le monde, au staff en premier, qu’il faut encore aller plus loin dans la façon de s’entrainer pour faire encore mieux que ça dans un futur proche.

Top 14 - Félix Lambey (Lyon) contre le Racing 92

Top 14 - Félix Lambey (Lyon) contre le Racing 92Icon Sport

Justement, Glasgow a montré que cela pouvait être un exemple.

P.M. : Oui ! C’est une des meilleures équipes d’Europe qui a fait un travail de fond. Ils ont des résultats, des joueurs prêts athlétiquement, sur un jeu de vitesse, d’évitement, intelligent. Quand ils ont pris un carton jaune, ils ont arrêté de jouer vite pour faire l’inverse de ce qu’ils ont fait pendant 70 minutes. Tout ce qu’ils font, ils le font bien à haute intensité et avec de la vitesse donc ils arrivent à répéter les choses. C’est la différence avec nous. On est capable de faire des choses superbes, même mieux qu’eux parfois puis, d’un coup, plus rien… On peut passer d’un super truc à un truc médiocre. Ce n’est pas possible. C’est là où on n’est pas régulier.

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