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Champions Cup - Lyon : La marche à franchir était encore trop haute

Lyon : La marche à franchir était encore trop haute

Le 14/10/2018 à 18:00Mis à jour Le 14/10/2018 à 20:21

CHAMPIONS CUP - Battu par Cardiff à domicile, pour son entrée en lice en Champions Cup, le LOU est tombé de haut car malgré son envie, il n’a tout simplement pas su s’adapter à un arbitrage différent. La déception était perceptible, d’autant que cela évapore tous les espoirs.

"Je le prends pour moi", voilà les mots forts de Pierre Mignoni après le match. Le technicien lyonnais était tout aussi frustré que ses joueurs car après cette première historique en Champions Cup, "tu ne te dis pas que Cardiff est cent fois meilleur que toi mais que Cardiff a eu l’habitude d’avoir cet arbitre irlandais." On parle là de JP Doyle, rodé aux joutes internationales et qui a laissé beaucoup de libertés dans le jeu au sol. Lyon a été contrarié dans ce secteur, "ce qui nous a perturbé et ce qui a disloqué notre jeu", insiste Mignoni. Car avec zéro pénalité concédée en première période, Lyon était parti sur de bonnes bases.

Champions Cup - Loann Goujon (Lyon) contre Cardiff

Champions Cup - Loann Goujon (Lyon) contre CardiffIcon Sport

"On a été très propre, trop propre. Je pensais que la Coupe d’Europe aérait le jeu. On était donc resté dans un schéma Top 14 où l’on ne voulait pas faire de fautes et se consommer dans les rucks. Ça n’a pas payé. On ne s’est pas adapté", poursuit même l’entraineur qui a donc vu les siens craquer sur des actions d’essais à zéro passe, des contres assassins qui montrent que Cardiff avait l’habitude de ce type de rendez-vous. "J’aurais certainement dû dire à mes joueurs d’essayer de faire comme eux, de les perturber beaucoup plus dans le jeu au sol. Mais on est là pour grandir et apprendre, c’est ce que l’on va continuer de faire."

" on sort de la compétition juste après y être entré "

Outre ce défaut dans l’adaptation aussi bien à l’arbitrage qu’à la philosophie galloise "qui ne s’affole pas trop, attend l’opportunité d’accélérer ou de renforcer certains secteurs", précise Julien Puricelli, la déception de rater des débuts attendus persiste. Devant plus de 12 000 spectateurs, le LOU avait à cœur de briller sans arrogance. "Ce qui est décevant, c’est que l’on sort de la compétition juste après y être entré. Sans prétention de dire que l’on aurait pu se qualifier, c’est toujours sympa de pouvoir exister dans ces poules. Aujourd’hui, cela semble compromis. Mais l’ambition de ce club n’était pas de gagner la Champions Cup cette année."

Le capitaine rhodanien était tout de même marqué, comme ses partenaires, qui ont pourtant montré des choses intéressantes. Outre la discipline (6 pénalités concédées), la mêlée a tenu bon (9 sur 9) et la touche a été fiable (11 sur 11). Seulement, à force de rappeler que la Champions Cup demande des compétences parfois proches d’un test match, se dire que l’adaptation a manqué laisse une véritable amertume. Le prochain rendez-vous sur la pelouse des Saracens n’aura d’ailleurs rien d’une balade de santé mais Lyon veut voir là une opportunité de gravir une marche encore trop haute en cet après-midi d’octobre.

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