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Champions Cup - Louis Picamoles : "On va vraiment voir à Edimbourg si nous avons passé un cap"

Picamoles : "On va vraiment voir à Edimbourg si nous avons passé un cap"

Le 12/01/2019 à 17:48Mis à jour Le 12/01/2019 à 18:22

CHAMPIONS CUP - Les Héraultais infligent une correction aux Falcons de Newcastle en leur passant sept essais et quarante-cinq points (45-8), pour décrocher une victoire bonifiée vitale. Premiers de la poule cinq en attendant Toulon vs Edimbourg à 18h30 aujourd'hui, les Cistes comptent une longueur d’avance sur les Ecossais.

Les Montpelliérains devront s’imposer en Ecosse vendredi prochain pour se qualifier en quart-de-finale. Le capitaine héraultais, joueur le plus expérimenté en Champions Cup du MHR (58 matchs) et auteur d’une très belle prestation cette après-midi, se montre satisfait sans pour autant tomber dans l’euphorie.

Rugbyrama : Montpellier a accompli sa mission en triomphant de Newcastle avec le bonus offensif pour s’offrir une “finale” pour la qualification à Edimbourg vendredi prochain…

Louis Picamoles : Oui, il fallait d’abord gagner et c’est vrai que le point de bonus offensif donne toutes les chances à l'équipe d’aller chercher une qualification à Edimbourg. La première partie du contrat est remplie et maintenant nous n'avons que six jours pour récupérer et bien préparer ce gros déplacement. C’est un “huitième” de finale après avoir gagné aujourd’hui notre “seizième”… Je l’avais dit dans la semaine : quand on respecte les bases de ce sport et le travail effectué dans la semaine, souvent, ça souriait à la fin pour l’équipe. Et ça a été le cas face à Newcastle. Il y a beaucoup de positif à retenir mais il ne faut pas se "griser". J’étais persuadé qu’on allait réagir car c’est un peu comme ça qu’on fonctionne depuis le début de la saison. Mais ce succès ne sera validé que si nous sommes capables de faire un bon match vendredi prochain.

Votre regard sur la performance de votre équipe dans les rucks ?

L.P : Nous avions bien travaillé ce secteur là car on savait qu’il pouvait être une des clés du match et c’est vrai qu’on a récupéré beaucoup de ballons dans ce secteur en seconde période, après avoir été beaucoup sanctionnés en première mi-temps. Cela nous a permis de pouvoir garder la main sur le ballon et de pouvoir ainsi mettre notre jeu en place. Et de récupérer aussi quelques pénalités précieuses. Ça a été important aujourd’hui et ce le sera encore plus la semaine prochaine à Edimbourg.

L’apport du banc a aussi été décisif…

L.P : Effectivement, mais c’est toujours pareil : quand les mecs qui démarrent font le boulot avant, c’est toujours plus facile de rentrer. Et je crois que c’est ce qui s’est passé face à Newcastle. Sur les matchs comme ça où il y a beaucoup de rythme, la fraîcheur du banc fait beaucoup de bien. Et comme je l’ai dit, lorsque les vingt-trois mecs sont impliqués, concentrés et qu’ils respectent le plan de jeu fixé, ça peut donner des performances comme ça. Mais je le répète, on ne va pas se “griser” ou tomber dans l’euphorie après cette performance. Il faut relativiser car le match le plus important est la semaine prochaine.

Ce succès fait tout de même du bien dans les têtes dans cette période difficile, non ?

L.P : Oui, mais cela ne servira à rien si on n’est pas capables de confirmer à Edimbourg. Et on retombera ensuite dans nos doutes la semaine suivante. Je ne veux surtout pas ça et l’équipe non plus je pense. Je reste donc réservé sur tout ça mais si je suis très satisfait de la prestation de l’équipe et de la victoire.

Vern Cotter disait tout à l’heure qu’il vous avez trouvé très entraînant cette semaine et que vous aviez eu un rôle important au quotidien. Avez-vous ressenti le besoin de remobiliser tout le monde après la défaite de Lyon ?

L.P : J’ai laissé les choses se faire naturellement. Je n’ai pas cherché à forcer mon discours. Quand j’avais besoin de faire passer des messages ou de parler, je l’ai fait. Peut-être que cette semaine cela a été un peu plus que d’habitude, car j’ai la chance d’avoir connu des grandes années européennes avec le Stade Toulousain (un titre décroché en 2010, NDLR). Et parce que je sais aussi qu’avec la qualité de notre effectif, on est en mesure de vivre des belles choses. J’ai donc essayé de mobiliser tout monde même si je n’ai pas trop eu besoin de le faire, car j’ai rapidement senti les mecs très impliqués et avec une grosse envie de faire une belle performance. En pensant aussi déjà à Edimbourg.

Vous avez été l’auteur d’une performance majuscule en étant élu logiquement homme du match. Aviez-vous en tête que c’était votre centième match avec Montpellier ?

L.P : Je n’y ai pas pensé. J’avais juste à cœur de faire un bon match avec l’équipe, après le non-match que nous avions réalisé la semaine dernière (défaite 14-25 face au Lou). Une envie de montrer un autre visage pour s’offrir une chance de se qualifier dans cette coupe d’Europe car c’est une compétition qui tient à cœur au groupe et sur laquelle nous sommes un peu passés au travers l’an dernier. On a envie d’avoir quelques ambitions cette saison et je voulais qu’on se donne cette chance d’exister. C’était surtout ça qui m’animait cette semaine. Et maintenant il reste un très grand rendez-vous à relever à Edimbourg dans un stade mythique et face à une très belle équipe qui joue beaucoup. On va vraiment voir là-bas si nous avons passé un cap.

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