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Champions Cup - Leicester, des tigres de papier à achever

Leicester, des tigres de papier à achever

Le 13/12/2018 à 15:16

CHAMPIONS CUP - Le Racing 92 a assumé son rang dimanche en Champions Cup en battant avec le bonus offensif (36-26) une équipe de Leicester qui, elle, est en crise de résultats. Une énigme au vu des noms ronflants qui la composent.

Le rugby n’est pas une science exacte et Leicester en est certainement l’illustration la plus parlante en Europe. Malgré un effectif cinq étoiles qui devrait le rendre ultra-compétitif à la fois en Premiership et en coupe d’Europe, le club du nord de l’Angleterre patine. Battus deux fois en trois journées de Champions Cup, les Tigers n’ont déjà plus le droit à l’erreur pour éviter une troisième élimination d’affilée en phase de poules. La pression sur leurs épaules sera d’autant plus forte dimanche à Welford Road qu’ils occupent seulement la huitième place de leur championnat domestique et que le spectre d’une saison blanche et galère les menace déjà.

" Le matos, les noms sur la feuille de match, cela ne fait pas tout "

Ce qui marquerait un peu plus le déclin d’une institution, absente des phases finales de Premiership la saison dernière pour la première fois depuis quatorze ans. Une situation qui n’est pas sans rappeler celle de Toulon en France. Un ex-géant à l’effectif toujours pléthorique mais dans le creux de la vague : "Le matos, les noms sur la feuille de match, cela ne fait pas tout, avance le capitaine du Racing 92 Dimitri Szarzewski. C’est quand même sur le terrain que ça se passe. Le niveau du championnat anglais, et globalement en Europe, a considérablement augmenté et ils en paient aussi les conséquences".

Champions Cup -  Simon Zebo (Racing 92) plaqué par  Jonah Homes and Jonny May (Leicester)

Champions Cup - Simon Zebo (Racing 92) plaqué par Jonah Homes and Jonny May (Leicester)Icon Sport

Laurent Labit et Laurent Travers connaissent parfaitement la forte attente que suscite une équipe très fournie en talents. Ils gèrent au quotidien des CV tous plus remarquables les uns que les autres et savent qu’il ne suffit pas de les empiler pour obtenir des résultats : "Heureusement car le sport reste le sport, sourit l’entraîneur des arrières franciliens. Ce n’est pas valable que pour le rugby. Il n’y a qu’à voir le PSG en football. On peut sortir le chéquier et aligner les meilleurs joueurs du monde, ce n’est pas pour ça qu’on va forcément gagner la Ligue des Champions".

" Si on leur laisse la possibilité d’avoir le ballon et d’avancer, ils peuvent être très dangereux"

"On a aussi pas mal de grands noms sur le terrain et on est capable de perdre contre n’importe qui, abonde dans le même sens le demi de mêlée Teddy Iribaren. Tout peut arriver quand on ne met pas les ingrédients nécessaires. C’est aussi ce qui fait la beauté du rugby". À Paris La Défense Arena, les Tigers se sont finalement montrés égaux à eux-mêmes : à la fois très dangereux quand les Tuilagi, May, Ford, Toomua et consort se décidaient à jouer, et tellement fébriles en défense (la pire de Premiership), mis au supplice par ce Racing 92 en configuration ultra mobile.

Champions Cup - Dimitri Szarzewski (Racing 92)

Champions Cup - Dimitri Szarzewski (Racing 92)Icon Sport

Une stratégie que les Ciel et Blanc pourraient d’ailleurs reprendre dimanche afin de s’ouvrir la voie vers les quarts de finale et éliminer définitivement Leicester : "Si on leur laisse la possibilité d’avoir le ballon et d’avancer, ils peuvent être très dangereux, portés par les joueurs de niveau international voire mondial pour certains. On doit les respecter et tout mettre dans le bon ordre pour les empêcher de prendre confiance et nous dicter leur loi". Une loi que ces Tigers ne dictent plus à grand-monde depuis quelques temps déjà.

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